Ecrit en mars 2001
Le Travail des enfants
Règlementation
Une ordonnance, parue au Journal officiel du 24 février 2001, fixe les conditions d’emploi des mineurs de plus de 14 ans :
– sont interdits les travaux nuisibles, préjudiciables ou dangereux
– la durée du travail est limitée à 7 heures par jour, et 35 heures par semaine (sauf dérogations accordées par l’inspecteur du travail)
– la durée minimale du repos quotidien des mineurs de moins de 16 ans est au moins de 14 heures consécutives
– le travail de nuit est interdit aux moins de seize ans, entre vingt heures et six heures
Ecrit le 30 janvier 2002 :
La pauvreté des gosses
des pays riches
Près de 17 millions d’enfants, soit une personne de moins de 18 ans sur cinq, sont touchés par la pauvreté à l’intérieur de l’Union européenne et le phénomène a tendance à s’aggraver, affirme un rapport diffusé mercredi 23 janvier 2002 à Bruxelles.
Selon ce rapport, commandité par un réseau d’ONG spécialisées dans les problèmes de l’enfance et cofinancé par la Commission européenne, la Grande-Bretagne est le pays européen où le « taux de pauvreté » infantile est le plus élevé : 25 % des moins de 18 ans y vivent dans des ménages à faibles ou très faibles revenus.
Les autres Etats membres particulièrement touchés par le phénomène sont l’Irlande (24 %), l’Espagne (23,5 %) et l’Italie (23 %). L’Allemagne se situe à 20 % et la France à 18,5 % . Avec un taux de pauvreté de 5 %, les enfants des pays scandinaves (Danemark, Norvège, Finlande) sont les moins exposés.
L’étude se base sur des chiffres datant de 1996, mais elle souligne que « la pauvreté enfantine dans l’Union Européenne a considérablement augmenté durant ces vingt dernières années ». « Durant les dix dernières années, peut-on encore lire, le niveau de pauvreté enfantine a chuté au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Espagne, mais a augmenté au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie alors que la situation reste pratiquement inchangée en France ».
Le « réseau européen des enfants » (Euronet), à l’origine du rapport,avance plusieurs recommandations.
Il demande par exemple que la pauvreté et l’exclusion des enfants soient « traitées en tant que priorités politiques » par les pays de l’Union Européenne.
Il estime aussi « essentiel » que la politique relative à l’enfance ne soit pas uniquement abordée sous l’angle de la politique familiale et qu’elle implique le plus possible les enfants eux-mêmes.


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