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Vous en bouffez, des pesticides !

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Ecrit le 14 mai 2008

 Vous en bouffez des pesticides !

La Direction générale de la concurrence (DGCCRF) dépendant du Ministère des Finances, a publié le 30 avril 2008 son rapport annuel sur les pesticides.

http://www.minefi.gouv.fr/DGCCRF/ac...

3468 échantillons ont été analysés pour voir s’ils respectaient la norme LMR (Limite Maximum de Résidus) en matière de pesticides et fongicides et autres produits chimiques. Tous les échantillons de produits bio ont été déclarés conformes. Pour les autres, 6 % étaient non conformes, ce qui veut dire qu’ils dépassaient les normes admises.

Parmi les légumes, 35 % contiennent des résidus de pesticides et en moyenne 6,3 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les lentilles et les aubergines.

Quant aux fruits, 64 % contiennent des résidus et en moyenne 5,5 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines, les poires. A l’inverse, les oranges, les avocats et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne

 Quelle salade !

Ce qu’on ne nous dit pas c’est : combien de type de pesticides différents ont été trouvés dans les échantillons.

Une étude particulière été menée sur les salades d’hiver. Dans 20 % d’entre elles on trouve des pesticides et du brome en doses supérieures à la normale, qu’elles soient produites en France ou à l’étranger. Les plus polluées sont, par ordre d’importance décroissante : les laitues, les rougettes, les batavias et les feuilles de chêne.

Il y a donc urgence, pour garantir au consommateur une qualité sanitaire irréprochable, de mettre en application la mesure de réduction de l’usage des pesticides prise dans le cadre du Grenelle.

 Voui mais …

Mais ça râle ! C’est que l’Union Européenne projette d’interdire près de 80 % des produits phytosanitaires actuels, cancérigènes, neurotoxiques, immunotoxiques, avec mise en application d’ici 2 ans. Alors l’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) se mobilise, fait envisager le déferlement d’insectes nuisibles sur la planète, et un effondrement des rendements de 34 % pour le blé et 46 % pour les patates. Alerte maximum, sauvons nos pesticides … Et les profits qui vont avec.

La Fédération Française des Producteurs de Fruits brandit même son drapeau : « assurons une production suffisante de fruits de qualité ». C’est rigolo quand on sait que 64 % d’entre eux contiennent des résidus !

 Les eaux … zo !

C’est rigolo aussi quand on sait que les pesticides utilisés pour les cultures se retrouvent dans les nappes d’eau. En 2004 (dernière année de l’étude), sur les 607 points de mesure de la qualité des rivières, la présence de pesticides a été relevée dans 96 % des cas ! Dans 49 % des cas, la vie des organismes aquatiques et la production d’eau potable sans traitement spécifique sont compromis.

Vivent les pesticides ! Demain nous aurons de belles fraises mais l’homme aura été anéanti. Détruit par les pesticides !


Ecrit le 11 mai 2011

 Arrêtez vos salades

La campagne publicitaire de France nature environnement (FNE) montrant des algues vertes sur une plage bretonne n’est pas trompeuse ou dénigrante, selon la décision du jury de déontologie publicitaire publiée le 2 mai.   L’affaire a débuté à la mi-février 2011 lorsque la fédération d’associations placarde dans Paris, à l’occasion du Salon de l’agriculture, six affiches dont deux avaient pour objet de dénoncer l’élevage industriel des porcs et l’utilisation d’engrais responsables de la prolifération des algues vertes.

Six plaintes ont été déposées auprès du jury de Déontologie publicitaire estimant que cette campagne « porte gravement atteinte à l’image de la Bretagne » et est «  de nature à nuire à l’activité des professionnels du tourisme   », ajoutant que c’est une insulte envers les nombreux agriculteurs qui pratiquent une agriculture raisonnée.

Le jury de déontologie publicitaire a observé, lui, que les messages en cause ont «  pour objet d’appeler l’attention du public sur le problème d’intérêt général largement connu et non résolu, de la prolifération des algues vertes ».. Pour le jury, la campagne ne stigmatise pas forcément la Bretagne, puisque « ce problème est commun à de nombreuses régions de France  ». Il s’agit là d’une réalité reconnue, et le message de FNE n’est donc « nullement trompeur ou dénigrant ». L’association est bien là dans son rôle et, ce faisant, valorise les autres modes de production agricole non intensifs

 

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