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Femmes : classées XX

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Classées XX

Est-ce l’effet de l’angélique apparence du signe du verseau gonflé de l’air du temps ? Les femmes ont encore frappé (au moins) à deux reprises au début de ce mois (février 2000) et elles n’y sont pas allées de main morte.

Ruissellement de sang

Le premier envoi est sous la forme d’un pavé lancé par S.O.S. Femmes et complaisamment étalé dans Ouest-France du 10 février 2000. Cette association, au demeurant fort utile et dont l’activité militante est reconnue par tous, a embouché la trompette guerrière contre les hommes dans le plus pur style des ligues féministes. Visez le sous-titre : Une femme sur 5 est battue par son Jules, ce qui fait à Châteaubriant près de 1000 femmes battues comme plâtre et près de 850 mâles (Eh oui ! Ils sont moins nombreux et en plus vivent moins longtemps), près de 850 mâles donc, mûrs pour les assises ou au moins la correctionnelle. C’est un bain de sang, ni plus, ni moins. D’ailleurs la fédération nationale dont S.O.S. Femmes dépend se fait fort de le prouver en enquêtant auprès de 7000 femmes dont le mode de sélection n’est pas précisé .

Le Courrier International N° 372 de décembre 1997 avait réalisé à l’époque un important dossier sur la violence conjugale dans le monde, dont il ressortait une réalité tout autre. Patricia PEARS0N, auteur d’un ouvrage intitulé « Mythe de l’innocence » a réalisé un important dossier basé sur les statistiques américaines et canadiennes dont il ressort nettement que « la violence conjugale n’est pas l’apanage des mâles ». En 1980 une étude sur 2143 foyers, menée par trois spécialistes de la violence familiale démontrait que 11,6 % des femmes et 12 % des hommes reconnaissaient frapper, gifler ou donner des coups de pied à leur partenaire.

Différentes enquêtes menées en des endroits divers des U.S.A. ou du Canada en 1989, 1990, 1995 ont donné des résultats identiques : Dans 50 % des cas les violences sont réciproques, dans 25 % elles sont le fait des hommes et dans 25 % elles sont le fait des femmes et elles ont souvent pour cause l’alcool ou la drogue.

En 1978, à Detroit, les admissions aux urgences à la suite de violences familiales pour 38 % concernaient des hommes ! Les gifles, les morsures, le coup de pied dans l’estomac, le coup de genou dans les parties font partie des spécificités féminines. Et Patricia PEARSON de citer : « Ursula le frappait, lui lançait des bouteilles et des livres au visage, et le fit même passer à travers la fenêtre de leur salle à manger. Mais ce n’est que le jour où il la frappa à son tour qu’Easton résolut de la quitter. »

Une femme battue c’est scandaleux (et tout le monde en est d’accord) ; mais un homme battu, c’est tout bêtement risible. Il existait à Châteaubriant il y a quelques années un vieil homme sympathique et estimé de tous qui était régulièrement battu par sa fille et son gendre Mais vous pensez bien qu’il ne s’en vantait pas.

Eh oui ! Mesdames, les mégères, les viragos et les dragons ça existe aussi, et dans tous les milieux, et ce n’est pas une denrée rare : il y a (hélas) moins de lions que de panthères !

Sur un air de lutte des femmes
(contre qui ?)

Le deuxième pavé d’une tout autre nature et sur un tout autre registre a été lancé par la Maire de Châteaubriant, Martine BURON, le 12 février dans Presse-Océan. Il s’agit en quelque sorte du premier coup de gong de sa candidature encore informulée aux municipales de 2001. Il était temps, les indiscrétions, notamment d’origine politique, commençaient à filtrer. Je m’empresse de redire que j’approuve cette candidature que je considére comme évidente et incontournable ... et puis, ça fait déjà une femme de trouvée !

Ceci dit, il semblerait que pour Châteaubriant (dont il est vrai le nom n’est pas prononcé, mais l’article est en locale) l’unique panacée ce serait l’arrivée massive des femmes « plus sensibles à la quotidienneté » qui vont faire « bouger les choses » et qui ont « une vraie conscience civique » (elles !), l’autre leitmotiv étant habituel puisqu’il s’agit de l’Europe (fait géographique incontesté qui remonte à la nuit des temps et structure récente essentiellement économique à la fois capitaliste et monétaire).

Dans le dit article il est fait une référence élogieuse à Chochotte BACHELOT qui parle si bien des fâmes. Madame BACHELOT a certes fait montre d’un certain courage, mais l’exemplarité s’arrête là ; pour le reste elle s’en tient à un discours général de Droite qui est l’inverse du nôtre : les bourgeoises ne manquent pas, ou les « dames de charité » qui sont prêtes à se sacrifier. Les bourgeois jusqu’ici envoyaient leur femme pour faire leur campagne électorale ; maintenant ils enverront leur femme pour les représenter.

Mais là n’est pas l’essentiel ; les questions fondamentales demeurent : quel programme ? Quelle vision pour 2020 par exemple ? Quel mode de désignation ? Quelle concertation avec les partis de gauche (dont il faut bien avouer l’assourdissant silence à Châteaubriant depuis 10 ans) ? Quelles femmes et quels hommes parce qu’il s’agit quand même, jusqu’à déclaration contraire, de la constitution d’une liste de Gauche face à une liste de Droite.

La différence de configuration morphologique ou chromosomique ne constitue pas une ligne ou une garantie politique en soi. Certes l’encadrement municipal est solide (il est d’ailleurs majoritairement masculin ! ). Mais c’est bien à l’équipe municipale de décider, de choisir, et de diriger effectivement avec le Maire l’appareil municipal. Et pour ce faire, l’élection doit avoir lieu sur une ligne politique claire et non sur un conglomérat approximatif et un consensus mou.

Ce sont les principes, les orientations et les idées qui comptent : le sexe n’a rien à voir là dedans .

Jean GIL0IS


Vive la parité ma sœur

Dans le Canard Enchainé du 9 février 2000 on relève que « La nouvelle Secrétaire d’Etat au Budget, Florence PARLY (qui a remplacé Christian SAUTER) a rendu publique la composition de son cabinet : il ne comprend que des hommes ! » Huit jours plus tard, cependant le Canard a rectifié : le cabinet n’est pas totalement masculin : il comporte Une femme.

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !


Bravo et merci Françoise

Dans un billet du Canard Enchaîné en date du 9 février 2000, Patrice VAUTIER démontre que la prestation compensatoire attribuée à l’épouse dans 80 % des divorces est devenue tout simplement inique.

Sauf mention contraire du tribunal, elle est indexée et payable à vie, même si les revenus diminuent ou disparaissent, même si le divorcé devient infirme, chômeur, retraité, même s’il se remarie et a des enfants d’un autre lit, et, s’il décède, sa deuxième femme ou ses enfants du 2e lit devront continuer à payer et ce, même si sa première épouse a pu se remarier « avec un Rockefeller ». Patrice VAUTIER souligne qu’en 25 ans cette loi a multiplié les cas de dépressions, de prisons, de suicides.

Cette loi apparemment généreuse a été votée le 11 juillet 1975 sur proposition d’une certaine Ministre de la Condition Féminine (transfuge de la gauche chez GISCARD) qui s’appelait Françoise GIROUD.-

Merci Françoise !

NDLR : cette loi inique a été modifiée par l’Assemblée Nationale en cette fin de février 2000

Travail des femmes

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