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Soutien, à l’école primaire, novembre 2008

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Ecrit le 26 novembre 2008

M. Renault (inspecteur) est venu de Nantes pour voir quelques enseignants faire du «  soutien scolaire  ». A dire vrai cette inspection ne servait à rien d’autre qu’à inviter la presse pour un coup de flash sur cette opération.

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M. Ren

Qu’avons-nous vu ? Une école, celle de Béré, où une trentaine d’enfants, en tout, bénéficient chacun d’une heure de soutien par semaine. En soi c’est une bonne idée : un coup de main à la carte, de façon ponctuelle, pour une difficulté passagère, lors des débuts de la lecture par exemple, ou pour maîtriser la recherche dans le dictionnaire. «  Il met un sucre dans son soupe  » «  Non, dans sa soupe  » [Ndlr : on se demande dans cet exemple s’il s’agit d’une erreur de lecture ou d’une erreur de mémoire]. Sans oublier que ces coups de main peuvent se faire, aussi, de façon individuelle, pendant que les autres élèves effectuent un travail donné.

Chaque enseignant prend au maximum 5 enfants, pas forcément de sa classe. Par exemple pour une révision du son «  è  » qui peut s’écrire :

è	comme chèvre
ê	comme tête
ei	comme treize
ai	comme craie
et	comme bouquet
er	comme vert …………

«  Les enfants sont mis en situation de réussite  » disent les enseignants. Les parents savent que ce soutien est évolutif, fonction des difficultés rencontrées. En somme c’est de l’APA pour les enfants (aide pédagogique adaptée) comme pour les vieux (aide personnalisée à l’autonomie) ! Autre aspect positif : «  les enfants apprécient la relation plus intime avec les enseignants  ».

Les craintes de stigmatisation ne semblent pas fondées, dans la mesure où le même enfant ne sera pas toute l’année en soutien. Sauf pour les élèves en très grandes difficultés pour lesquels il n’est rien prévu.

Il reste que ce soutien, appréciable pour quelques-uns, est lié à une décision vicieuse à deux points de vue :
– Réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h pour tous (avec suppression de 13 500 postes d’enseignants en 2009)
– Suppression des RASED   (réseaux d’aide aux enfants en difficulté)

Le groupe classe

Reste à savoir aussi ce qu’est un enfant en difficulté. Il s’agit souvent d’un ensemble : problèmes familiaux, problèmes relationnels, problèmes psychologiques, blocages de diverses causes. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon «  médicale  », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C’est une grave erreur. Une longue pratique pédagogique a montré et montre encore que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l’ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d’activités variées scolaires ou non. Les deux heures supprimées le samedi matin, par exemple, auraient pu être utilisées pour des activités autres (théâtre, ...), pour tout le groupe classe …. Et pas seulement pour quelques enfants comme le fait la Com’Com’ !

Les RASED   (réseaux d’aide aux enfants en difficulté) seront supprimés. Les enseignants spécialisés seront affectés ici ou là, sans réelle politique d’aide spécifique aux enfants en grande difficulté. Des économies faites sur le dos des gamins !

 

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