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Chômage des jeunes

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Ecrit le 29 mars 2006 :

 Belle et rebelle

La République ne peut pas gouverner contre le Peuple. Le gouvernement n’a pas tenu compte des messages électoraux des Cantonales, des Régionales, et du referendum européen. M. de Villepin a voulu forcer la France, à la Hussarde ! Mais la belle est rebelle et refuse ces violences « conjugales ».

Deux mois de perturbations, à cause d’un CPE mal ficelé ! L’aveuglement et le mépris des ministres, ça suffit !

Nous entrons dans une période de grand danger. Des « casseurs » sont intervenus en France dans de nombreuses manifestations, bien coordonnés, avec une technique nouvelle et remarquable. On ne peut éviter de penser à des provocations ... policières ...] destinées à provoquer un mouvement de peur, un reflux de la volonté des manifestants.

On a connu ça, dans tous les pays, à toutes les époques, y compris en France. Pour l’instant le gouvernement s’accroche à son pouvoir, les ministres s’accrochent à leur place et ... après moi le déluge ! Tant pis si, au bout du compte, un Sarko, un Le Pen ramassent la mise.

Oui, il faut lutter contre le CPE et contre tout ce qui entraîne la précarisation et la paupérisation croissante des travailleurs ... sans se laisser influencer par des violences provoquées ou soutenues en sous-main.

B.Poiraud


Ecrit le 5 avril 2006 :

Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois déclare : « Lorsque, dans les banlieues, 40% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, tout gouvernement a l’obligation d’agir. Simplement, si les jeunes, et les Français dans leur ensemble, pouvaient croire que le droit du travail français ainsi amendé aurait comme conséquence logique une reprise de l’emploi, la réaction populaire serait moins vive. Mais les travailleurs n’ont plus confiance ni dans les entreprises, ni dans les politiques. C’est un réel problème. (...) Il ne faut pas que l’action publique européenne accrédite l’idée que la précarité serait la seule réponse possible au chômage. »

Libération : L’Europe envoie ce message...

Jean-Claude Juncker : « Oui. Mais elle a tort. Les salariés ne sont pas les ennemis de l’emploi. Cette idée que les salariés n’auraient plus besoin d’un minimum de prévisibilité mais devraient se satisfaire de petites échéances selon le bon vouloir des employeurs, qui décident de proroger ou non leur contrat de travail, est une mauvaise piste. Si mon père, qui était ouvrier sidérurgiste, avait eu un CDD renouvelable tous les six mois, je n’aurais jamais pu faire mon droit à Strasbourg.

Car les gens modestes doivent calculer. Ils n’ont pas d’argent à jeter par la fenêtre. Ils doivent savoir, sur les quatre ans à venir, s’ils pourront financer les études de leurs enfants. Et s’ils ne sont pas assurés de pouvoir subvenir à leurs besoins, nombre d’adolescents ne pourront plus poursuivre d’études supérieures. Sur ce point, je suis terrifié par cette nouvelle mode, cette pensée unique qui veut qu’on puisse traiter les travailleurs comme des gens qui pourraient se satisfaire d’un modèle de vie renouvelable tous les six mois. Cela n’a aucun rapport avec la réalité.

Faire du CDI une exception, une chose atypique, est une piste qui nous mènera droit dans le mur.

 »

Voir le texte de l’interview


Photos de manifestation, par Le Monde


Ecrit le 10 mai 2006

 Emploi, qu’on nous explique !

Quelques chiffres dans la région de Châteaubriant :

Demandeurs d’emploi catégorie 1 :
Décembre 2004 : 2855
Décembre 2005 : 2677
soit une baisse de : 178 personnes.
 
Demandeurs d’emploi catégorie 6 :
Décembre 2004 : 1005
Décembre 2005 : 936
soit une baisse de : 69 personnes.
 
RMIstes :
Décembre 2004 : 1085
Décembre 2005 : 1286
soit une hausse de : 201 personnes.
 
Qu’on nous explique
comment on peut se réjouir de la baisse du chômage ....
alors que le RMI explose ?
 

Ecrit le 6 septembre 2006 :

 Les CDD seniors

La précarité touche :

 33,3 % des jeunes de 15 à 29 ans, 
  8,1 % entre 30 et 49 ans, et 
  4,5 % au-delà de 50 ans. 

La précarité n’est donc pas une fatalité, mais un mode « d’accueil » brutal, délibéré, organisé, des jeunes sur le marché du travail.

Rien, ni dans l’organisation du travail, ni sur le marché du travail ne justifie cette violence ségrégationniste : il est seulement passé dans les mœurs des patrons que l’on peut flexibiliser plus facilement un jeune parce qu’il n’est prétendument pas formé, installé, spécialisé.

Pourtant le jeune va produire sans doute encore plus qu’un adulte, il est formé tout fraîchement et il n’est question que d’adaptation au poste, ce qui est du ressort normal de l’employeur, enfin il a besoin autant qu’un adulte de s’insérer dans la vie, ce qui exige un vrai salaire.

Mais un “vieux” de 57 à 60 ans, à la merci, pour vivre, du renouvellement d’un CDD, c’est encore plus honteux ! Il a droit à un CDI, à du respect et à un salaire correct, ce qu’il n’aura pas avec les emplois vieux.

 Les emplois vieux

CDI : contrat à durée indéterminée
CDD : contrat à durée déterminée
CPE : contrat première embauche (fini)
CNE : contrat nouvelle embauche
Et voilà le dernier né :
CDD double senior c’est-à-dire CDE contrat dernière embauche

Il s’agit d’obliger les seniors à se maintenir dans l’emploi coûte que coûte. Ce qui fonctionne très difficilement puisque deux salariés sur trois arrivant à cet âge-là ne sont plus en activité, soit qu’ils soient licenciés et non repris, soit malades, soit inaptes.

Dans l’accord Unedic de décembre 2005, la filière 5 a été supprimée, elle prévoyait pourtant que les chômeurs de plus de 57 ans, ayant cotisé 100 trimestres, disposaient de 42 mois d’indemnités et étaient dispensés de recherche d’emploi en attendant l’âge de la retraite.

Désormais ces indemnités sont supprimées et les « vieux » sont tenus de travailler même si les entreprises commencent à se débarrasser des « vieux » à partir de 40 ans.

Le gouvernement vient d’inventer les CDD senior : possibilité d’enchaîner deux CDD de 18 mois chacun, entre 57 et 60 ans. Cela revient à imposer la précarité à cet âge ... sans garantie puisque ce sont les entreprises qui refusent « les vieux ».

Références : Décret du 28 août 2006

Chômage des jeunes, article de 2011

 

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