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Le député Ducoin 2000-2001

Le taquenaud

Qu’est-ce qu’un taguenaud ? (prononcez tagg’naow)

C’est, selon Joseph Chapron, en parler local, c’est-à-dire en gallo (et non en patois comme l’affirme Ouest-France), une sorte de mouche qui voltige autour des animaux, les pique et leur suce le sang. En bon français il s’agit d’un taon.

Exemple : le député Ducoin, un jour candidat à la mairie de Derval, le lendemain de La Baule, puis de Nantes, puis de Rennes, puis de Châteaubriant , un vrai taguenaud, quoi !


(publié le 1er novembre 2000) :

T’as vu l’avion ?

Le député RPR Michel Hunault renonce à être candidat à la mairie de Derval (il l’a annoncé à son conseil municipal). Après deux mandats il n’aura pas laissé un souvenir impérissable : tous ceux qui avaient espéré un emploi, puisqu’il avait donné l’assurance d’attirer suffisamment d’entreprises pour créer 400 emplois, ont été déçus. Comme ont été déçus ceux qui attendaient monts et merveilles de la Communauté de Communes de Derval.

Pour quitter Derval, Michel Hunault a trouvé un truc, que lui a fourni le ministre communiste Jean-Claude Gayssot en donnant le feu vert aux études concernant l’aéroport Notre Dame des Landes : Michel Hunault, donc, prétend qu’il aura assez de boulot avec le syndicat mixte qui s’occupera de cet aéroport ... attendu au mieux dans 10 ans.

Pas de fumée sans feu

Michel Hunault ne se présenterait pas non plus aux municipales à Châteaubriant, c’est son frère Alain, le notaire, qui tenterait le coup.- Mais Alain Hunault est contesté lui aussi au sein de la Droite qui verrait plutôt Michel Machard en tête de liste. Celui-ci n’en veut pas mais accepterait d’être, en cas d’élection, deuxième adjoint d’Alain Hunault. Ce sont là potins de bistrots ...(mars 2001 : c’est finalement Alain Hunault qui s’est présenté et a ... contre toute attente et pour le plus grand malheur de la ville)


Relevé dans le Canard Enchaîné du 13 mars 2002 , l’article ci-dessous.

 L’ami RPR d’Halphen

 :« Le juge Halphen a rencontré Michel Hunault, élu de Loire-Atlantique et avocat de profession. Les deux hommes ont déjeuné ensemble, courant janvier 2002, au restaurant Chez Françoise, près de l’Assemblée Nationale. Hunault s’est d’ailleurs fait copieusement tancer par plusieurs députés RPR présents ce jour-là dans le dit restaurant »Le Canard ne dit pas quelle magouille le premier a pu proposer au second, et réciproquement .


 Les pissotères et le député

Voir : http://www.chateaubriant.org/leopold/page61.html

 Un jeune homme irascible

Voir http://www.chateaubriant.org/leopold/page62.html


écrit le 7 août 2002

 Abus de biens sociaux

Michel Hunault, député UMP-RPR, rapporteur du projet de loi sur l’amnistie, a déclaré, samedi 6 juillet 2002 dans Le Figaro, qu’il ne "déposera pas d’amendement sur les abus de biens sociaux" lors de la discussion à l’Assemblée nationale du projet de loi sur la justice. Mais, a-t-il ajouté, « Je persiste à considérer que leur imprescriptibilité et la durée interminable des instructions dont ils sont l’objet posent un problème », faisant ainsi écho à la proposition de loi déjà déposée en 1995 par Pierre Mazeaud. Cette proposition qui, selon P. Mazeaud, « réglait toute la question » dans la mesure où le délai de prescription serait « de 6 ans à compter du moment où l’acte a été commis » et non pas à partir du moment où il a été découvert .... C’est là que ça change tout.

Avis de tempête

Dimanche 7 juillet 2002, les déclarations de Michel Hunault sur France Inter et à l’AFP, déclenchent une tempête dans le monde politique.« S’il doit y avoir un toilettage des lois », notamment sur les questions de prescription des délits financiers et de durée d’instruction, « on l’abordera dans la sérénité » lors de la discussion de ce texte, déclare-t-il estimant que « on ne peut pas continuer à privilégier l’incertitude juridique » dans ces domaines.Ces propos suscitent aussitôt de nombreuses réactions, d’abord chez ses « amis » de Droite. Le président de l’UDF, François Bayrou, affirme sa volonté de s’opposer à toute tentative d’amnistie des délits politico-financiers. Le ministre de la Justice Dominique Perben assure de son côté que « d’une manière directe ou indirecte, il (n’est) pas prévu d’amnistie des délits politico-financiers ».

Une faute morale

Quant à l’ancien juge d’instruction Thierry Jean-Pierre, porte-parole d’Alain Madelin (DL) lors de la campagne présidentielle, il estime qu’envisager « une loi d’amnistie ou ce qui en tient lieu serait une faute morale et une faute politique ».A défaut de parler d’amnistie, on pourrait parler d’autre chose, qui reviendrait au même : M. Hunault a lui-même déjà vainement proposé de modifier la règle de prescription des délits financiers, lors de l’examen de la loi sur la présomption d’innocence, en 2000.

Poisson-pilote

« Le propos de Michel Hunault tient en une seule et petite phrase qui exprime inopportunément une interrogation », déclare Jacques Barrot, agacé. La droite est en effet face à un dilemme. D’un côté, elle semble "condamnée" à réformer le régime de l’abus de biens sociaux (l’ABS, pour les initiés !), qui est au centre de la mise en examen d’Alain Juppé dans les affaires visant la gestion de la Mairie de Paris, quand Jacques Chirac en était le maire. Par ailleurs, le patronat attend aussi beaucoup de ce "toilettage". De l’autre, la droite sait qu’elle court là un gros risque politique. Qu’en penseraient les électeurs ? Et comment réagiraient les nouveaux députés de l’UMP, issus de la "génération terrain", qui ne souhaitent pas faire les frais des errements de leurs aînés ?

Ballon d’essai

Si le gouvernement souhaite solder les comptes et en finir avec les "affaires", l’été 2002 semble être le moment le plus opportun. Attendre un an ou deux pourrait s’avérer périlleux, à la veille des échéances électorales de 2004 — européennes, régionales, cantonales. D’où l’idée d’envoyer Michel Hunault comme « ballon d’essai » pour tester les possibles réactions de l’opinion publique.Le Journal du Dimanche du 7 juillet écrit à ce sujet : « Pour beaucoup, cette proposition de revoir les délais de prescription de l’ABS est une « amnistie déguisée » qui empêcherait les procédures d’arriver à terme et permettrait ainsi à des chefs d’entreprise et à des responsables politiques d’échapper à la justice

Essai raté ? Voire ! Si pour certains les propos de M. Hunault apparaissent comme une "malheureuse bourde", d’autres sont convaincus que l’obscur député a agi en service commandé — et en fusible — de l’Elysée comme dans cette tribune publiée dans Le Monde (daté du 9 novembre 2000), où il a pris la défense de Jacques Chirac en réponse à Arnaud Montebourg (PS, Saône-et-Loire) qui voulait envoyer le Président de la République devant la Haute Cour de justice. A l’époque, M. Hunault avait même suggéré de voter une proposition de loi visant à permettre au chef de l’Etat de "défendre son honneur".

Mais revenons à ce début juillet : conscient de son erreur Michel Hunault met un bémol à ses déclarations les jours suivants, mais sans pouvoir effacer leur effet désastreux, car la presse et les radios, dans leur ensemble, ne l’ont guère ménagé, en faisant un objet de risée.

Pressenti

C’est dès le 3 juillet 2002 que le Canard Enchaîné avait levé le lièvre, disant que le Ministre de la Justice s’opposerait à tout amendement parlementaire allant dans le sens d’une amnistie des délits politico-financiers, ce qui ne l’empêchait pas de déclarer dès le 1er juillet : « Les crimes de l’Yonne sont prescrits et un abus de bien social ne peut pas l’être. C’est une difficulté qui a été relevée par la Cour Européenne des Droits de l’homme. Il y a aussi un problème de la durée de l’instruction ». Traduit en clair, cela voulait dire que si un Sénateur prenait l’initiative   de déposer un amendement instaurant un délai maximum de 5 ans pour boucler un dossier judiciaire, le gouvernement ne s’y opposerait pas (cela arrangerait bien Juppé mis en examen dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris depuis près de 4 ans).« Au cas où le Sénat ne ferait pas ce qu’on attend de lui, un député de Loire-Atlantique, Michel Hunault, a déjà été approché par le Cabinet de Perben pour qu’il dépose un amendement lors de la discussion à l’Assemblée Nationale » ajoutait le Canard

Mais Michel Hunault a parlé trop tôt, trop vite. Le fait est que « d’une phrase, prononcée le 5 juillet sur France-Inter », il a déclenché « la première polémique de la Législative » comme dit Le Figaro du 6 juillet, ajoutant « Ce Chiraquien pur sucre a-t-il commis la gaffe qu’attendait la gauche ? » . Au point que Dominique Perben est entré « dans une colère noire », que le secrétaire général de l’Elysée « était tout aussi furieux » et que ces deux hommes se sont mis d’accord « pour lancer d’urgence une opération de déminage »