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Viol et Castel-Viandes

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Ecrit en septembre 2003

 Trophée de l’ADIC

VIOL Frères : l’entreprise Viol Frères, dirigée par une femme, fêtera bientôt ses 40 ans d’activité à Châteaubriant. Pour elle, la reprise de ce qui restait des abattoirs Bridel après le dramatique incendie de septembre 1999 et après la crise de la vache folle, a été un véritable défi. Dans la période 2000/2003 l’entreprise a créé 90 emplois nouveaux (pour monter à 200 salariés dont une vingtaine en contrats de qualification) et a atteint les 18 000 tonnes de viande de bœuf abattues et transformées (1200 bêtes par semaine). En tout 60 millions de francs d’investissement dont 40 en deux ans (2001/2002). Il n’y a que d’un point de vue social que l’entreprise a encore des efforts à faire.


Ecrit le 29 novembre 2006

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Véronique Viol, avec le Sous-Pr

Castel-Viandes est le nom commercial de l’entreprise « Viol Frères » créée en 1963 par un marchand de bestiaux, Joseph Viol, soucieux de fournir un débouché local aux agriculteurs de la région. Site internet : http://www.castel-viandes.fr/index2.htm

Il existait, depuis longtemps, un abattoir à Châteaubriant [son emplacement : là où se trouvent les ateliers municipaux, dans la rue Amand Franco]. Un nouvel abattoir, moderne, a été construit du temps du maire Xavier Hunault, et mis en service en novembre 1963, auprès du nouveau foirail, sur les terrains acquis par la ville, entre le Bois de Tugny et le quartier des Vauzelles.

L’abattoir public se contentait d’abattre les animaux. En 1963 Joseph Viol crée une « activité cheville » en commercialisant la viande des animaux qu’il faisait abattre à l’abattoir public de Châteaubriant .

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Castel-Via

En 1974 la société VIOL se lance dans la préparation des viandes en créant un atelier de découpe sur un terrain situé en face de l’abattoir. Cet atelier sera agrandi en 1991 (850 m2), 1995 (1200 m2), 1997(2000 m2)

La venue des enfants, Véronique et Jeff VIOL conduit à une transformation de l’entreprise, avec réorientation commerciale vers les grandes et moyennes surfaces et l’industrie.

Entre temps, en 1983, l’abattoir public a été vendu par la ville à la société Bridel. Il deviendra progressivement « Tendriade » ou Tengrillade comme disent les Castelbriantais après l’incendie du 12 septembre 1999 (incendie qui pose toujours question). Trois mois plus tard Tendriade annonce son départ de Châteaubriant .... malgré toutes les démarches faites par la municipalité de Martine Buron pour garder l’entreprise sur place. [Voir http://www.chateaubriant.org/tendriade/page3.html]

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Castel-Via

En septembre 2000, l’entreprise VIOL achète le site de l’abattoir de Châteaubriant La surface de production est alors de 12000 m2 avec une capacité d’abattage de 25 000 TEC (Tonnes Equivalent carcasses)

La société VIOL, qui abattait 12000 tonnes en 1998, en abat 18000 en 2001 et presque 22 000 en 2005, ce qui correspond à 65 000 bovins par an. Le chiffre d’affaires est passé de 16 200 € (en 2000) à 77 000 euros en 2005

De 2002 à 2004 la société VIOL investit pour moderniser le site puis, en 2005, elle lance un important programme de construction de 5 millions d’euros avec un nouvel atelier de découpe (1 500 m2), jouxtant l’abattoir, et de bureaux (500 m2) et une installation de sécurité contre le feu, imposée par les assurances. Une grande cuve en aluminium, est destinée au « sprinklage » (du verbe anglais sprinkle qui veut dire : arroser).

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Savoir manier le cou

Le nouvel atelier permet d’éviter le déplacement de tonnes de viande d’un côté à l’autre de la rue Quentin Miglioretti. Il est destiné à désosser les « avants » des bovins pour en faire des steaks hachés surgelés, ce qui représente 4000 tonnes de viande supplémentaires.

 Diversification

Castel-Viandes offre de nombreuses facettes :
– Activité CHEVILLE : abattage de bovins et ventes de carcasses
– Activité ATELIER : Désossage et découpe de quartiers bovins Production de muscles sous vide, semi-parés et PAD (prêt à découper)
– Activité PIECAGE : production de viandes piécées fraîches ou surgelées.
– Activité CAISSETTE : production de viandes piécées fraîches à destination des grandes et moyennes surfaces de vente
– Activité MINERAI HACHE : production de viandes de bœuf hachées standardisées et steacks hachés
– Activité AGRICOLE : Engraissement de bovins (durée d’engraissement 3 à 6 mois)
– Activité NEGOCE VIVANT : achat et vente de bovins

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Machine à ensa

60 % de la viande ainsi préparée est destinée à la grande distribution. Le reste est fourni à l’industrie agro-alimentaire. Les muscles sont vendus sous vide : une machine unique en France, analyse les dimensions de chaque morceau, choisit un sac plastique de dimension adaptée, ensache le morceau, découpe le plastique excédentaire, et réalise la mise sous vide.

Castel Viandes fournit la société Auchan en steak haché et les cafétéria Flunch en viande de race « Salers » : « Nous achetons des bovins de cette race, nous les confions à des agriculteurs pour leur engraissement en 245 jours, puis nous les abattons pour pouvoir livrer cette viande » dit Véronique VIOL-Lévesques. L’entreprise espère lancer des steacks hachés frais d’ici la fin de l’année. Frais c’est à dire préparés au jour A et vendus au jour C. Les cuirs en totalité sont vendus en Italie.

« La viande est un ingrédient noble concentré » dit Véronique VIOL-Lévesques. En effet la carcasse au crochet ne représente que 52 % de l’animal vif (quand on a ôté le cuir, la panse, le sang, le suif, etc). Et, une fois paré (après désossement et levée des aponévroses) il ne reste que 30 à 35 % de l’animal d’origine. Un autre problème vient se greffer : les Français consomment surtout les arrières. Il y a donc nécessité de travailler l’utilisation des avants !

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Le personnel est protégé par une cotte de ma

 Qualité

A Castel-Viandes la qualité est un objectif majeur et contrôlé, en interne et par les services vétérinaires officiels, et par les organismes diligentés par les clients. « Nous maîtrisons parfaitement les origines des bovins » dit Pierre Hinard, responsable qualité.

« Nous n’achetons pas au marché de Châteaubriant mais directement chez les producteurs locaux, environ 1250 bêtes par semaine, dans un rayon de 150 km ». Il s’agit de jeunes bovins mâles de 18-20 mois, non castrés - de vaches allaitantes de race à viande (7 ans d’âge) - et de vaches laitières de réforme (5 ans)

Les bovins sont livrés tous les jours et mis en « bouverie » avec des logettes individuelles pour les détendre et les reposer du trajet. On sait en effet qu’une bête fatiguée ou stressée donne de la mauvaise viande. Les animaux sont tués 2 à 3 heures après leur arrivée. La viande est mise en attente de maturation pendant 7 à 12 jours ce qui conditionne sa tendreté.

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Castel-Via

Un laboratoire extérieur pratique un test ESB sur tous les bovins de plus de 30 mois (les carcasses, sous-produits et co-produits attendent le verdict avant d’être traités). Chaque morceau de viande est étiqueté permettant de remonter toute la filière si c’était nécessaire.

Les ateliers sont très propres

 Personnel

Castel-Viandes emploie environ 230 personnes dont 210 à la production. En général en deux équipes, 5h-12h30 et 13h-20h30 avec deux pauses dans la plage horaire. Les salariés sont spécialement formés pour leur permettre d’éviter les accidents liés à l’usage du couteau, mais aussi les tendinites dues au travail rapide et répétitif. L’affûtage des couteaux, particulièrement important, est confié à un affûteur spécialisé.

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Chaine de déc
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Chaine de déc

La moyenne d’âge dans l’entreprise est de 32 ans. Tous les deux ans une formation interne concerne 12 personnes, bouchers-désosseurs et bouchers-pareurs : maniement du couteau, hygiène et qualité de la viande. Une nouvelle formation est prévue en 2007. A notre connaissance il n’y a ni syndicat ni comité d’entreprise dans cette société.

 

B.Poiraud

 


Ecrit le 1er juillet 2009

 Viol à Puceul

Selon La Lettre de l’API 25/06/2009 :

Castel-Viandes, enseigne de l’entreprise Viol frères, a repris Trace&Go à Puceul : créée en 2004, cette société est spécialisée dans la logistique du froid pour les produits alimentaires. « L’opportunité s’est présentée alors que nous avions besoin de surfaces supplémentaires de stockage, précise Véronique Viol, présidente de l’abattoir familial (280 salariés) de Châteaubriant. Et avec ce site bien positionné et moderne, nous ajoutons une corde à notre arc. »

Castel-Viandes devrait en particulier tirer profit du laboratoire et de la cuisine pour aller davantage vers les produits élaborés alors que l’activité d’abattage, reflet de la consommation, tend à reculer.

 Méthanisation à Issé

TERRENA, premier groupe coopératif français, et SARIA, filiale du groupe allemand Rethmann, sont les promoteurs d’un projet de méthanisation baptisé VALDIS qui va produire de l’énergie et des fertilisants à partir de 58 000 tonnes de biomasse.

L’unité de méthanisation sera construite sur le site de la Grand’Lande à Issé, à proximité de l’actuelle usine SARIA. Il produira :
– De l’électricité pour le réseau (12 000 MWatts par an, équivalent de la consommation de 1 500 foyers),
– De la chaleur pour l’industrie (12 000 MWatts par an),
– Des fertilisants pour l’agriculture (220 000 unités d’azote permettant de fertiliser 2000 ha de cultures).

Deux partenaires ont rejoint la démarche :

– Verdesis (filiale EDF Energies Nouvelles) pour la production électrique,
– Castel-Viandes, société d’abattage, de découpe et de transformation des viandes à Châteaubriant.

Du sang dans l’herbe

Voir aussi article 210

 

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