Ecrit le 28 décembre 2006
Que s’est-il passé à Châteaubriant dans les champs des Briotais ? Qui a déversé d’importantes quantités de sang, apparemment destiné à être enfoui ? Vraisemblablement on ne le saura pas. Mais il est intéressant de consulter l’arrêté préfectoral du 8 décembre, affiché en mairie le 11 décembre, pour une durée d’un mois.
L’arrêté du Préfet dit qu’un constat a été « réalisé le 1er décembre 2006 par deux inspecteurs des installations classées des services vétérinaires de Loire-Atlantique, alertés par la Brigade de Recherche de la Gendarmerie de Châteaubriant ».
Pour le Préfet, « l’épandage du sang issu de l’abattage de bovins sur les prairies, est susceptible d’entraîner des risques sanitaires pour les animaux qui pourraient pâturer sur ces prairies ainsi que pour la population des lotissements voisins ».
Mise en demeure
C’est pourquoi, toujours selon cet arrêté : « la SA VIOL est mise en demeure :
– . de cesser sans délai les épandages de sang et de tout autre type de déchet d’origine organique sur les terres agricoles, à l’exclusion des matières stercoaires pour lesquelles un plan d’épandage figure sur l’arrêté préfectoral » [du 3 mai 2005, modifié le 7 décembre 2005]
– . de transmettre à l’inspection des installations classées tous les bordereaux d’accompagnement du sang à destination des sociétés agréées qui doivent le prendre en charge (notamment Saria Industries et Vapran)
– . dès que les conditions atmosphériques le permettront, de procéder à l’épandage de chaux vive et au retournement des prairies concernées par l’épandage du sang. L’inspection des installations classées devra être informée de la réalisation de ces opérations.
Dans l’attente de la réalisation de l’assainissement de ces prairies, le pâturage des animaux sera interdit ».
Interrogée par Ouest-France, Mme Viol-Levesque affirme que l’abattoir Castel-Viandes n’est en rien responsable de cet épandage et que l’arrêté préfectoral est une précaution inutile.
La société Castel-Viandes a deux mois pour faire un recours au Tribunal Administratif à compter du jour de la notification de l’arrêté. Le délai est de 4 ans pour les tiers.

