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La communication sans sexe

Ecrit le 22 février 2017

La Com sans Sexe

S’obstiner à appeler une femme « madame le Directeur » plutôt que « madame la Directrice », réduire les femmes à leur corps dans les publicités, n’inviter que des hommes à la tribune au motif qu’il n’y aurait pas de « femmes expertes »... Dans le langage, les images ou l’organisation d’événements, la communication peut au quotidien renforcer l’effacement des femmes et les stéréotypes.

Michelle Meunier, Sénatrice, nous a envoyé un « Guide pratique de la communication sans stéréotype de sexe » Loin d’être anecdotique, la communication impacte nos représentations. « Plutôt que d’alimenter le sexisme, nous pouvons passer à l’action en nous assurant d’une communication plus inclusive et égalitaire. Autour de 10 recommandations, ce guide pratique vous accompagne et vous outille pour convaincre autour de vous : foire aux arguments, références historiques, juridiques et bibliographiques, bons et mauvais exemples, chiffres clés et ressources en ligne. À vous de jouer ! »

1 - Éliminer toutes expressions sexistes
2 - Accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions,
3 - User du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes,
4 - Utiliser l’ordre alphabétique lors d’une énumération,
5 - Présenter intégralement l’identité des femmes et des hommes,
6 - Ne pas réserver aux femmes les questions sur la vie personnelle ,
7 - Parler « des femmes » plutôt que de « la femme », de la « journée internationale des droits des femmes », plutôt que de la « journée de la femme » et des « droits humains » plutôt que des « droits de l’homme » ,
8 - Diversifier les représentations des femmes et des hommes ,
9 - Veiller à équilibrer le nombre de femmes et d’hommes - sur les images et dans les vidéos - À la tribune d’événements, ainsi que dans le temps de parole, - Parmi les noms de rues, des bâtiments des équipements, des salles,
10 - Former les professionnel.le.s et diffuser le guide

Le savez-vous ? Il est mieux d’écrire présentateur.trice en utilisant un point parce que le point a l’avantage d’être peu visible, d’être le plus aisé pour les logiciels adaptés aux personnes malvoyantes, de prendre moins de place que le tiret.

Si c’est possible, il est bon d’utiliser des mots épicènes c’est à dire des mots dont la forme ne varie pas au masculin et au féminin. En exemple : un.e élève, un.e membre de l’association, un.e fonctionnaire ! On peut aussi utiliser des mots englobants : les droits humains, le peuple, le public.

« User du féminin » n’est pas « féminiser », c’est utiliser des formes existantes (même si peu fréquentes), plutôt que de transformer la langue.