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Le scandale du Glyphosate

Ecrit le 29 novembre 2017

 Le Rondup

Le roundup est un herbicide commercialisé par Monsanto depuis 1975. Depuis les années 2000, il est tombé dans le domaine public. Il est constitué de deux principes actifs : 46 % du mélange sont du glyphosate, 10 à 20 %, un agent tensioactif : le POEA (polyoxyétylène amine). Cet « agent mouillant » augmente considérablement la pénétration du premier produit cité dans les feuilles des plantes traitées.

Monsanto avait présenté ce produit en assurant qu’il était biodégradable, inoffensif pour l’utilisateur et son entourage et sans risque pour l’environnement. Nous savons maintenant que sur ces trois points le service commercial de cette firme a menti, puisqu’il connaissait ces dangers.

Expériences contradictoires à l’appui, il est prouvé que cet « herbicide total » n’est pas biodégradable et qu’il est dangereux pour ses utilisateurs en premier lieu, mais aussi pour une grande partie du monde vivant. Il empoisonne petit à petit notre environnement.

 Des pathologies graves

Il provoque chez l’homme des pathologies graves, en particulier des malformations fœtales, des lymphomes et autres cancers, des troubles graves du système nerveux central et des déséquilibres hormonaux même à très faible dose. Il est étonnant que les services médicaux n’aient pas tiré le signal d’alarme beaucoup plus tôt.

L’utilisation de ce produit en Argentine et au Brésil est assez récente. Remarquablement dénoncée par Marie-Monique Robin dans son livre Le monde selon Monsanto (2008, éditions La Découverte), cette utilisation sans restriction constitue une contre-expertise magistrale.

Ces manières de faire à grande échelle, sur des surfaces immenses, menées par des « apprentis-sorciers », nous ont permis de comprendre au fil du temps que les affirmations de MONSANTO étaient dramatiquement mensongères : il était dit que le mécanisme de destruction ne concernait que les végétaux chlorophylliens et préservait totalement les autres êtres vivants. Le roundup n’était qu’un « simple herbicide ». Cela explique que ce produit ait été utilisé sans méfiance et sans restriction pendant des décennies et qu’il est encore aujourd’hui en vente libre sur de célèbres sites de vente en ligne.

Nulle part il n’était question de ce qui constitue le danger véritable de cette molécule. Les plus hautes instances européennes de contrôle sanitaire avaient donné un avis favorable à l’utilisation de ce produit et très peu de gens s’étaient inquiétés du fait que les juridictions en question n’aient pas été plus prudentes et n’aient pas appliqué le principe de précaution comme elles auraient dû le faire en procédant à des contre-expertises objectives.

Ce désherbant était donc présenté comme un grand progrès, sans danger : il allait révolutionner la production agricole. Ces dires avaient levé toute méfiance chez les utilisateurs de ce produit !
Dans le même temps , les décideurs dénigraient les travaux de chercheurs honnêtes qui avaient révélé publiquement les mensonges concernant le glyphosate.

Ce qui s’est passé en Argentine sur le plan médical, après utilisation à grande échelle de ce désherbant, nous a ouvert les yeux et nous a fait comprendre que les pathologies constatées chez nous depuis des années étaient bien les mêmes et qu ‘elles étaient une conséquence de l’utilisation du glyphosate.

Une question se pose : comment se fait-il qu’alors que l’on connaît parfaitement ses dangers, clairement définis depuis plus de vingt ans, ce produit soit encore disponible en Europe sans la moindre restriction ? Tout le monde peut le constater, il est en vente libre sur le net !

Le scandale est patent : il est grand temps d’interdire l’emploi du glyphosate.

Signé : P.E.C.


 Une étude bien opportune

Le 21 novembre est paru une étude sur le glyphosate. Faite sur plus de 20 ans, elle sort bien opportunément quelques jours avant que la commission européenne ne prenne une décision sur la réautorisation de l’usage du glyphosate et de ses adjuvants.

C’est maintenant un classique : « ils » sortent une étude qui ne prouve rien et même qui sent le faux à plein nez (lire plus loin) pour rassurer l’opinion et faire diminuer la pression populaire qui est en ce moment à son maximum. Histoire de jeter le doute sur les personnes qui mettent en avant la toxicité du produit.

« Ils » avaient fait la même chose en Californie, il y a 7 à 10 ans, quand les habitants avaient demandé un référendum pour obliger les pouvoirs publics à imposer un étiquetage clair signalant les produits contenant des OGM. La campagne électorale orientée par Monsanto et les pouvoirs publics, très impliqués dans les choix qui avaient été faits jusque-là, avait insisté sur l’innocuité de ce mode de production et sa rentabilité, qui permettait des prix agricoles acceptables pour tous : les OGM et le roundup n’étaient donc pas dangereux et c’était l’intérêt de tous...!!

Et cela a marché : une majorité s’est prononcée contre cet étiquetage. Ils sont très forts et connaissent par cœur les méthodes de manipulation des masses.
Cette étude statistique présente bien des biais. Rien n’est dit sur le mode de vie du « lot des agriculteurs témoins », ni s’ils ont utilisé du roundup pour traiter les cultures OGM. On voudrait savoir pourquoi. Le biais le plus important est celui-ci : le problème le plus important aux Etats-Unis c’est la présence quasi générale, dans l’alimentation, des OGM et du roundup (Glyphosate + adjuvants), et là il se trouve que les deux « lots » ont exactement la même alimentation. (si les agriculteurs ont moins de cancers, ce qu’ils prétendent, c’est peut-être parce qu’ils ont chez eux un potager bio. Encore une fois, il manque dans cette étude statistique bien des données qui permettraient d’y voir plus clair. C’est manifestement un coup de bluff.).

Les Américains sont très touchés par les pathologies induites par cette alimentation forcée : maladies congénitales, troubles digestifs (cancers du colon, maladie de Crohn, diverticulites, cancers du pancréas), cancers de la vessie, diabète, obésité, foie ou reins malades, troubles du système nerveux central : maladie de Parkinson et maladie d’Alzheimer  , allergie au gluten etc., etc. Mais comment faire des « lots »de comparaison, s’ils ont tous la même alimentation ?

Il faut voir où ils en sont aux USA : leurs blés ont subi trois passages de roundup, dont le dernier quelques jours avant la récolte !! De même pour le soja, les pois chiches, les haricots, les lentilles, les pommes de terre..... C’est si bon le roundup ! P.E.C.


 Au printemps dernier à Châteaubriant

C’était au printemps dernier, ce jour-là le cimetière était bouclé et une pancarte indiquait : glyphosate. Alain Alotto, dans une lettre ouverte, écrit au maire de Châteaubriant :

« Afin de désherber, la mairie de Châteaubriant a fait épandre du « glyphosate » dans les allées du cimetière. Pourtant, si l’on excepte quelques savants salariés ou rémunérés par Monsanto, ce produit est jugé suspect par la communauté scientifique. Certes les grilles du cimetière étaient closes pendant l’opération, mais quid des voisins et des visiteurs du lendemain … Les oncologues qui ont traité mon lymphome m’ont longuement parlé de leurs sentiments indignés par rapport aux pesticides. Ne serait-il pas plus sérieux d’utiliser d’autres procédés plutôt que de risquer la santé voire la vie de vos administrés ?
D’autant plus que nous le savons, vous et moi, vous n’avez plus à épargner vos électeurs ruraux. La dernière fois ils ont voté pour l’autre ».

Nos ex-concitoyens ont dû trouver un drôle de goût aux racines de pissenlit.
Alain Alotto