Jean Pierre Péron
Nommé au Centre Hospitalier de Châteaubriant en novembre 1998, en remplacement de M. Bourvéau, Jean-Pierre Péron avait six missions :
– réussir le rapprochement public-privé,
– soutenir la maternité,
– développer la cancérologie, les urgences et la permanence d’accès aux soins de santé,
– mettre en place les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur,
– développer les services aux personnes âgées,
– et engager la coopération avec Nozay et Pouancé.
Au moment où il quitte Châteaubriant, ces tâches ont été accomplies avec succès, si l’on en croit M. Péricard (directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation).
Mettant en avant son efficacité et son humour, Mme Cand-Fauvin, actuelle directrice, a rendu hommage à M. Péron : « vous avez construit une organisation qui garantit la pérennité de la structure ». Elle s’est appuyée pour cela sur quelques chiffres :
– nombre de médecins : 28 (16 en 1998) ;
– nombre de praticiens temps plein : 22 (12 en 1998) ;
– nombre de journées-malades : 50000 (24000 en 1998) ;
– nombre de consultations : 17000 (10000 en 1998)
« Vous avez su développer un pôle sanitaire fort, sans renoncer aux missions de service public »
M. Airaud, nouveau président de la Commission Médicale d’établissement a estimé, à son tour, que « Le Centre hospitalier rend les services que la région est en droit d’attendre. Vous en avez fait un établissement attractif et les médecins sont venus ».
Jean-Yves Grall, cardiologue et ex-président de la commission médicale, quitte aussi l’hôpital de Châteaubriant pour devenir conseiller médical à l’agence régionale d’hospitalisation de Paris. « Vous êtes un optimiste pathologique et contagieux » a dit Patrick Airaud.
Tout le monde s’est accordé à dire que Jean-Pierre Péron et Jean-Yves Grall ont fait un « bon tandem » à la tête du Centre Hospitalier de Châteaubriant. C’est un point de vue que peuvent défendre les partisans du rapprochement forcé public-privé. Ce n’est peut-être pas l’avis de toute la population de la région.
Ecrit le 18 mai 2011
Jean Yves Grall
Jean-Yves Grall, 54 ans, est nommé directeur général de la santé (DGS) en remplacement de Didier Houssin. Il a exercé en tant que cardiologue au CHU de Brest à la fin des années 80, puis au Centre Hospitalier de Châteaubriant de 1995 à 2003. Il est aussi le fils de Ferdinand Grall, médecin qui a donné son nom à l’hôpital de Landerneau.
Jean-Yves Grall était jusqu’à présent directeur de l’Agence Régionale de Santé de Lorraine. Le médecin est particulièrement connu pour ses rapports sur le médicament dans les établissements de santé en 2003, un autre sur les maisons médicales de garde en 2006 et surtout celui sur le dispositif de la permanence des soins en 2007.


