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Echos 2004-03

Tour de France
Société des Courses
Ecole Pigier
Quatre événements
Paris-Dakar

_ Ecrit le 14 juillet 2004 :

Tour de France

Le Tour de France est donc passé à Châteaubriant le 10 juillet 2004.

La ville avait été vidée de ses voitures. Certains castelbriantais sont partis, pour être tranquilles. Un magasin comme Super U, sachant que ses parkings seraient envahis, n’a ouvert ses portes qu’à 12h30 et n’a pas connu, ensuite, l’affluence escomptée.

D’autres castelbriantais se sont portés en masse au champ de foire, pour voir les coureurs. Dans les premiers rangs il n’y avait pas moyen de bouger les orteils ! Déception : les plus grands coureurs ne se sont montrés qu’au moment de signer, sortant du camion qui les protégeait de la foule des curieux et de la fatigue. Seuls les invités avaient pu pénétrer dans le village du Tour. Les deux jumeaux Hunault étaient sur le podium. « Lequel est le député ? » disait quelqu’un. « Le plus souriant » répondait un autre.

Le maire a expliqué que la ville a fait beaucoup pour accueillir le Tour de France. voir aussi page précédente. Elle a payé en effet la somme de 45800 € sans compter tout le personnel de mise en place des barrières, de sécurité, de nettoyage, etc. En échange, le maire a eu le droit de faire quelques kilomètres dans la voiture du directeur du Tour, Jean-Marie Leblanc. On trouve sa fierté où on peut. Anecdote : un coureur avait les cheveux acajou. Le speaker, pour rigoler, a dit que le maire, au prochain Tour, se teindra les cheveux de cette couleur . Chiche !

Télécom

France-Télécom a envoyé 45 salariés pendant la durée du Tour, avec 17 véhicules légers, 4 fourgonnettes et 3 camions de 35 tonnes transportant tout le matériel nécessaire (12 tonnes de câbles !)

A Châteaubriant, les équipes France-Télécom étaient présentes dès 5 h du matin pour équiper 70 lignes (deux heures de travail) pour desservir les espaces des sponsors et assurer le direct avec les chaînes de télévision .

Dans les villes d’arrivée, les équipes sont sur le pont à deux heures du matin pour installer 350 lignes destinées à la transmission des images et du son. La salle de presse est entièrement câblée pour permettre à 3500 journalistes de travailler en temps réel. Le véritable challenge est de sécuriser l’ensemble des câbles et du matériel. Et puis, à 23 h, il faut démonter ...

LE COUT DU TOUR DE FRANCE : lire plus loin.

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Ecrit le 11 août 2004 :

Société des Courses

La Société des Courses de Châteaubriant est riche ! Elle a lancé, le 29 juillet 2004, un appel à la concurrence pour la réhabilitation et l’extension des tribunes de l’hippodrome de Châteaubriant pour une superficie de 450 m2.. Les travaux seraient à effectuer de septembre 2004 à mai 2005.

Ecole Pigier

La Communauté de Communes du Castelbriantais a fait connaître le montant PARTIEL des travaux à effectuer dans l’ancienne ANPE pour transformer les locaux en école de coiffure et d’esthétique : 118 658,47 € HT  . (annonce légale parue le 6 août dans l’Eclaireur.). Rappelons que la CCC   a prévu un montant total HT   de 137 000 € (dont 40 000 à la charge de Pigier)

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Ecrit le 1er septembre 2004 :

Tour de France : si cher que cela ?

Un petit Tour
et puis s’en va

Le Tour de France : c’est une grosse machine et ça coûte cher. La seule étape Châteaubriant-St Brieuc avait un budget de 207 424 €

La ville de Châteaubriant,
pour sa part, a dépensé 133 046 € :

- Participation versée à la société du Tour de France : 55 234 €
- Affiches, calicots, cartes postales : 12 936 €
- Journal L’Eclaireur : 1854 €
- Orchestre, conférence : 12518 €
- Locations (matériels ? Chambres ?) : 20 000 €
- Décoration des ronds-points : 7491 €
- Panneaux directionnels : 3013 €
- Frais de personnel : 20 000 €

Décoration Tour de Fr
Cycliste en végétation construit sur le Rond-Point du Château de Châteaubriant en juillet 2004

(note du 26 octobre 2004 :
EPO :
Un castelbriantais facétieux, s’étonnant de la robustesse des cyclistes végétaux qui ornent les rond-points de la ville depuis juillet 2004, a pensé qu’il y avait du dopage là dessous. Mardi 19 octobre, celui du Boulevard de la République s’est trouvé doté d’une grande seringue marquée EPO. Ce nouvel attribut n’a pas duré longtemps).

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Ecrit le 22 septembre 2004 :

Quatre événements

Chacun s’accorde à le dire : que ce soit avant la Foire de Béré ou après la Foire de Béré, la vie à Châteaubriant est comme en attente. Il ne se passe plus grand chose, sauf une grosse engueulade à l’école de Terrasses le 13 septembre 2004, mais, autrement, Châteaubriant s’ennuie.

Alors « on » propose des « événements ». Il n’est que de voir le dernier « Castelpub », journal gratuit tiré à 34 000 exemplaires

Quatre événements ?
- 1-. La venue de la fanfare de la Garde Républicaine,
sur le Champ de Courses. Entrée 5 euros
- 2-. Du commerce : « La fête » un espace « enchanté »
proposant fleurs et oiseaux
- 3-. Du commerce : « le vêtement plaisir » à Pouancé
- 4-. Du commerce : un magasin de vêtements à prix
discounts. Ouvert le dimanche après-midi.

C’est donc cela qu’on propose aux gens, désormais ? Il est vrai qu’un gratuit publicitaire ne fonctionne qu’en fonction de ses annonceurs ...


Ecrit le 12 octobre 2004 :

 Dans les annonces légales

Les « annonces légales » finissent par être beaucoup plus concrètes et intéressantes que les rares réunions de Conseil Municipal et de Communauté de Communes. Glanons un peu :

Communauté de Communes du Castelbriantais

La CCC   désire acheter des ramettes de papier, des articles de papeterie, des fournitures informatique, etc. La fourchette va de 20 000 à 35 000 €

Communauté de Communes du secteur de Derval

La CCD fait connaître une partie du coût d’aménagement d’un logement et d’une bibliothèque dans la « Maison Aubry » à Mouais : 97 551 €. Sur 9 artisans, six sont de Grand Auverné, St Aubin des Châteaux, Lusanger, Rougé. Deux viennent de Redon et un de La Rouaudière (Mayenne). Il reste deux lots non attribués : démolition et gros œuvre

Châteaubriant

Touchée sans doute par la grâce du St Esprit, la ville de Châteaubriant se lance dans un programme pluri-annuel de travaux à l’église St Nicolas : coût prévisionnel 1 277 880 € sur 10 ans


Ecrit le 26 octobre 2004 :

Gratuité :

Une lectrice, scandalisée, s’étonne de voir des élus municipaux bénéficier régulièrement de tickets gratuits pour leurs enfants, que ce soit au Cirque Pinder ou sur les manèges de la Foire.

Insulte :

Dans le dernier bulletin municipal de Châteaubriant, le groupe d’opposition a fait connaître son point de vue de façon polémique et provocatrice. La mairie a éprouvé le besoin d’y répondre en qualifiant les propos d’insultants. Après relecture attentive, on se demande ce qui est « insultant » : d’avoir dit que les élus en place sont UMP ? ou ex-UMP ?

A propos ... pourquoi UMP ?? Pour le savoir, inversez donc les trois lettres ......

Place vide :

Lu dans le bulletin municipal : « La place Ernest Bréant : une fonction d’animation ... un esprit de guinguette urbaine ». Quelle belle façon de présenter les choses pour une place nue sur laquelle il ne se passe pas grand chose. Les mots remplacent-ils la vie ? Des mots, encore des mots.

109 jours :

A l’heure où nous écrivons, nous sommes sans nouvelles du Conseil Municipal de Châteaubriant depuis 109 jours.

Si vous voulez un Conseil Municipal avant la fin de l’année, prenez votre mobile, envoyez un SMS au 3214 et tapez 1 (2 € la connexion) sinon, jetez votre portable ou offrez-le à un ami qui croit à la démocratie !"

Sacs en plastique : on trouve de moins en moins de sacs en plastique dans les grandes surfaces. C’est une bonne chose pour l’environnement. Encore faudrait-il aller jusqu’au bout : ne pas envelopper la publicité dans des pochettes en plastique que le consommateur est obligé de trier à part des papiers.

Trottoirs : des réfections sont faites ici ou là, à Châteaubriant. Par exemple devant la clinique vétérinaire de la Rue du Berry. Mais pourquoi faut-il que le trottoir de l’autre côté de la rue soit négligé ? Le goudron est si détérioré qu’on voit même la terre en dessous. Pourquoi serait-ce acceptable pour certains contribuables et pas pour d’autres ?

Stand de créateurs : petit bilan fait par les créateurs d’entreprise, réunis sur un stand à la Foire de Béré. Très bonne année , « 6 mois de travail assuré », « 6 mois de travail assuré et une apprentie embauchée » - « 15 clients ». Donc toute satisfaction.

Insécurité : de dimanche 17 au mardi 19 octobre 2004 l’insécurité a déferlé sur la région de Châteaubriant avec des autoradios volés dans des voitures à St Aubin, Louisfert et Rue de Brest à Châteaubriant. Un camion a disparu chez Ouest-Injection (cambriolé pour la 3e fois cette année). Des dégâts ont été occasionnés chez Locméca à Louisfert. Un millier de litres de gas-oil ont été volés chez Malgogne. Les réserves de Vêtimarché et Leclerc ont été dévalisées. Les malfaiteurs ne sont nullement arrêtés par les grillages de protection : ceux-ci sont destinés à dissuader les petits voleurs. Les autres n’hésitent pas à se servir de pinces coupe-boulons !


Ecrit le 3 novembre 2004 :

Otages :

A l’heure où nous écrivons, nous sommes sans nouvelles du Conseil Municipal de Châteaubriant depuis 116 jours. L’angoisse monte. Le maire ou le secrétaire de mairie auraient-ils été victimes d’un enlèvement ?

Si vous voulez un Conseil Municipal avant la fin de l’année, prenez votre mobile, envoyez un SMS au 3214 et tapez 1 (2 € la connexion) sinon, jetez votre portable ou offrez-le à un ami qui croit (encore ?) à la démocratie !"

Voici quelques échos de la vie à Châteaubriant , cueillis au vol, malgré la politique du « motus et bouche cousue ».

Pigier :

Le conflit autour de la pièce mise à disposition de l’Ecole Pigier, au sein de l’école primaire des Terrasses, est terminé. Chassés de leur salle, les petits l’ont réoccupée, suite à la protestation des familles. Les élèves de l’école Pigier occupent l’ancienne cantine des employés municipaux.
A signaler que, contrairement à ce qui avait été dit, l’école Pigier n’a pris aucun contact avec le restaurant d’entreprises gérés par le CAT (centre d’aide par le travail). Une opportunité manquée.

A propos, est-ce que l’école Pigier (privée à but lucratif) paie une location pour cette salle ? On ne le sait pas : cela fait si longtemps qu’il n’y a pas eu de Conseil Municipal (le dernier remonte au 6 juillet 2004)

Dakar :

La société organisatrice de la course Paris-Dakar, a demandé des crédits au Pays de Châteaubriant  . Refus. « Nous serrons déjà les boulons dans nos Communautés de Communes, on ne peut pas subventionner cette course » a précisé, à juste titre, Michel Houllier, Président de la Communauté de Communes du secteur de Derval. Lire plus loinLa ville de Châteaubriant accordera-t-elle, pour sa part, une subvention ? On espère que non. Mais on ne le sait pas : cela fait si longtemps qu’il n’y a pas eu de Conseil Municipal .

Hôpital :

Comme nous l’avons écrit la semaine dernière, la restriction de crédits à l’hôpital était destinée à rester secrète. Pour preuve : le bulletin municipal de Châteaubriant, paru à la mi-octobre 2004, avant la réunion du Conseil d’administration de l’hôpital, comportait une pleine page à la gloire de cette « réalisation exemplaire » et pas un mot sur les difficultés apparues au cours de l’été.

Gendarmerie :

La nouvelle gendarmerie de Châteaubriant, annoncée fièrement au Conseil Municipal du 26 mars 2002, n’est toujours pas lancée. Le permis de construire a été accordé mais les travaux ne devraient pas se faire de suite. Qu’importe, l’essentiel n’est-il pas de promettre ?

(ndlr : les gendarmes ont occupé leurs nouveaux locaux le 12 novembre 2007. L’inauguration officielle a eu lieu le 19 mai 2008)

22 ! Le « chéquier-jeunesse »

La Communauté de Communes du Castelbriantais a lancé un « chéquier-jeunesse »,fin août 2004, pour les jeunes de 15 à 25 ans. Tiré à 1000 exemplaires, pour un coût total de 54 000 € , il doit être vendu sur un an. Petit bilan à la mi-octobre : 22 chéquiers vendus en un mois et demi. A ce rythme-là il sera bien difficile d’atteindre le millier, ou il faudra prolonger la durée d’utilisation. Le chéquier offre des entrées gratuites : 5 au bowling (3 en semaine, deux les vendredis-samedis soirs), 3 au cinéma Atlantic  , 2 à la piscine, 2 au mini-golf, une au swin-golf   de Rougé, 1 entrée au Théâtre de Verre   ...)

Les jeunes en parlent entre eux, disent que 25 € c’est trop cher, que ce n’est pas modulable et que cela ne donne pas d’autres avantages, à la différence du Pass-Culture-Sport du Conseil Régional qui coûte 7 € et donne droit à 3 entrées gratuites (spectacle, cinéma, patrimoine), une entrée gratuite à un spectacle sportif (ou une réduction de 16 € sur une licence sportive) et une réduction de 8 € sur un livre.

TaPage :

Vient de paraître le numéro 3 de cette revue éditée par la Communauté de Communes du Castelbriantais à destination des jeunes. On peut la trouver dans certains commerces (par exemple à la Librairie Lanoë). Huit pages bien présentées, avec de la couleur. Ecrit très petit (mais les yeux des lecteurs sont jeunes !). Le contenu est symptomatique des choix de la Communauté de Communes : il y a deux pages consacrées au fameux « chéquier-jeunesse » et deux pages consacrées aux loisirs (dont une à La Cahute, ce qui est une bonne chose). Deux pages parlent de l’action du CRFA autour du Lavoir Enchanté de l’impasse des Lilas. Bravo.

En revanche aucune place n’est donnée au bilan de l’été-jeunes (et pour cause !). Peut-on suggérer aux animateurs, si « on » leur en laisse la liberté, de donner des infos sur le PIJ (point d’information jeunesse), et sur tout ce qui pourrait aider les jeunes en matière d’emploi, d’aide sociale, de logement.

CSAJ : contrat de soutien à l’autonomie des jeunes.

Lancé par le Conseil Général en juin 2004, il devait entrer en application au 1er octobre. Pas de nouvelle. Ou bien rien n’est prêt, ou bien le Conseil Général ne communique pas ... Ya comme un défaut ...

Bilans :

Quel a été le bilan de l’été-jeunes ? Combien coûte l’édition de la revue Ta Page ? Quel est le bilan (provisoire) de la vente des chéquiers-jeunesse ? La prochaine réunion de la Communauté de Communes du Castelbriantais abordera-t-elle ces questions bassement matérielles ?

Travaux en panne :

Le bâtiment où se trouvait l’office de Tourisme  , rue du château, est mort et archi-mort. La végétation reprend peu à peu ses droits et mange la vitrine. Un permis de démolir a été obtenu le 17.07.2001 et l’autorisation de clôture obtenue le 7.02.2002

La municipalité n’est pas pressée. Tout comme elle n’est pas pressée d’aménager des toilettes Place Charles de Gaulle, à proximité du château, pour lesquels a été accordé un permis de construire le 18.04.2002.

Maisons :

25 permis de construire pour des maisons individuelles en 2001 à Châteaubriant, 27 en 2002 mais seulement 17 en 2003 et 16 pour les dix premiers mois de 2004. Le rythme n’est guère soutenu. Heureusement on peut y ajouter la construction d’immeubles collectifs : 19 logements rue de la Vannerie et 8 situés au numéro 6 rue Denieul et Gatineau, en plus de l’immeuble qui se construit Rue du 11 Novembre, et de l’immeuble prévu près de la Place des Alliés. (mais à quel prix les loyers ?)

La société des Courses a obtenu un permis pour réaménagement de tribunes et coin-restaurant.

Quant à la ville de Châteaubriant, elle a déposé une demande de permis pour le futur cimetière (rue du Prieuré de Béré). On s’étonne, quand même, de ne pas avoir vu les plans lors d’un Conseil Municipal. Mais cela fait si longtemps qu’il n’y a pas eu de Conseil Municipal à Châteaubriant !

Rappelons que tout citoyen peut aller consulter la liste des demandes en cours et examiner les plans quand le permis est accordé.

Mort :

L’industrie liée à la maladie et à la mort fait partie du Produit Intérieur Brut de la Nation. C’est pourquoi on voit régulièrement une entreprise d’ambulances-pompes funèbres faire, depuis des années, de la publicité à la Une de l’annuaire téléphonique de la micro-région

Mort pratique :

Une autre entreprise a profité de la Toussaint pour faire une publicité en 12 pages. En dehors de l’aspect commercial (et même d’une carte d’abonnement !) on y trouve des indications pratiques intéressantes : la réglementation du cimetière, une information sur les concessions, sur la crémation, un appel au Don d’Organes et des adresses d’associations de soutien aux personnes endeuillées.

Si cette entreprise de Pompes Funèbres avait la bonne idée de réfléchir à l’implantation d’un crématorium dans la région de Châteaubriant, cela pourrait rendre service aux familles qui sont obligées d’aller à Nantes, Rennes ou Montreuil-Juigné.

Intégration

Le bizutage, présenté naguère comme une période d’accueil, a été interdit depuis quelques années en raison de ses dérives. Mais la nécessité d’une action d’intégration se fait sentir dans certaines classes. C’est dans ce but que deux groupes du Collège de la Ville aux Roses ont fait un voyage en début d’année scolaire. Une classe de 4e a séjourné à Batz-sur-Mer autour de la découverte des marais salants. Les déplacements se sont faits à vélo. Les enseignants ont participé à tour de rôle. Les jeunes ont travaillé l’esprit de groupe, la cohésion, l’entr’aide. Dans le même esprit une classe de 3e a fait un séjour au Mont-Dore en Auvergne.

Aid-Animaux

Le refuge situé sur la route de Martigné-Ferchaud est ouvert de 9 à 12 h et de 14 à 17 h (Tél 02 40 55 01 09). Certains défauts constatés au départ ont été corrigés, notamment par la mise en place d’une grille à la fenêtre du logis des chats, et par la modification de l’installation de douche des chiens qui avait la mauvaise idée de doucher les hommes en même temps.

Ce qui n’a pas été pensé : un peu d’ombre pour l’été. Pris entre le sol en béton et le soleil d’août, les chiens ne sont pas à la fête. L’association Aid-Animaux a prévu de faire une toiture au-dessus des enclos, ce qui aurait l’avantage, aussi, de protéger les chiens de la pluie d’hiver (la pâtée à l’eau de pluie, c’est pas une trouvaille) et de donner aux soigneurs de meilleures conditions de travail. Il faut pour cela 10 000 €. Avis aux donateurs potentiels !


Ecrit le 9 novembre 2004 :

Bref conseil municipal le 6 juillet 2004 à Châteaubriant. Bref mais un peu « chaud » quand il a été question d’emploi, de commerce et de déviation. Le plus appréciable : entendre des élus dire ce qu’ils pensent même si c’est à contre-courant.

Déviation Ouest

Depuis son élection en mars 2001, le maire Alain Hunault parle de réaliser la déviation « Ouest » de la ville, mais le Conseil Général (majorité de Droite) a tardé à s’engager. Maintenant que le Conseil Général est passé à gauche, le maire tend un piège pour l’obliger à financer cette réalisation. Pour ce faire il propose un vœu disant ceci :

« La Ville de Châteaubriant a inscrit à son Plan local d’Urbanisme le tracé d’un itinéraire contournant l’agglomération par l’Ouest et le Nord-Ouest »(proposition de voeu du maire)

Contournement de Châteaubr
1 - déviation Est existante entre D 178 et D 163
2 - déviation Sud programmée (entre D 163 et N 171) mais financement Etat non débloqué
3 - déviation Ouest projetée, entre « Bout de Pavé » (D 772) et restaurant Mac Do (sur la N 171)

Martine Buron précise que le contournement par le Nord ne figure pas à ce document :

« Le document graphique du PLU   de Châteaubriant ne compte que :

- . Le tracé de la rocade Sud, assurant la continuité de la Nationale 171, entre la route d’Angers et celle de St Nazaire ... tracé approuvé dans ses grandes lignes depuis 1996 et déclaré d’utilité publique en juin 1997.

- . Le tracé d’un itinéraire de contournement ouest entre la route de St Nazaire et la route de Bain de Bretagne »

Le tracé Nord-Ouest ne figure pas au PLU   de Châteaubriant puisque, comme le souligne le texte du vœu, il est établi sur ... la commune de Rougé !

« Ce contournement [par l’Ouest] s’avère nécessaire dans la mesure où il permet d’éviter aux véhicules poids lourds de transiter par des voies du centre-ville » continue le projet de vœu

Au nom du groupe minoritaire, Martine Buron commente : « Ce contournement ouest peut effectivement présenter un intérêt pour éviter le passage en ville d’un trafic de proximité (secteur de Rougé) ou de grande proximité (secteur de Bain de Bretagne, Teillay) se dirigeant vers la zone d’activité de St Nazaire.(...) S’il s’agit de canaliser les poids lourds en provenance de l’agglomération rennaise, une bonne continuité entre l’axe Rennes-Angers, le contournement Est et un contournement Sud enfin achevé, pourra le permettre ». Pour le groupe minoritaire, le contournement Ouest est donc inutile (et onéreux !)

« Le Conseil Général a considéré que cet itinéraire de contournement [par l’Ouest] constituerait un des éléments de la voirie de liaison des pôles d’équilibre constitués par les villes moyennes de notre territoire » poursuit le projet de vœu.

« Nous savons très bien, et vous le savez aussi, qu’aucun engagement formel n’a été pris » par le précédent Conseil Général (de Droite) « sur ce contournement Ouest et Nord-Ouest d’intérêt local ». Cette phrase de Martine Buron a le don d’agacer le maire Alain Hunault et le Conseiller Général Jean Seroux qui, effectivement, ne peuvent présenter AUCUN engagement du Conseil Général.

Sur les bancs de la majorité, on commence à s’agiter.

« Parler de voirie de liaison des pôles d’équilibre constitués par les villes moyennes de notre territoire, relève de l’aimable ironie » poursuit Martine Buron « Liaison entre Châteaubriant et quelle autre ville moyenne de Loire-Atlantique : Blain ? Ancenis ? Pour Redon c’est fait via Derval ».

« Nous ne voyons guère que des villes moyennes d’Ille et Vilaine, Bain de Bretagne, ou alors Vitré avec laquelle un accord de coopération a été signé en grande pompe à la Foire de Béré 2001, et dont nous aimerions connaître les suites concrètes » poursuit Martine Buron.

Cette allusion à Vitré, avec laquelle RIEN ne s’est fait, gêne Alain Hunault qui demande à son secrétaire-général-cornet- acoustique s’il n’y a pas moyen de limiter le temps de parole. Eh non ! Alors il lui faudra subir la suite. Un autre élu, Jean-Paul Horhant, manifeste vivement son impatience en grommelant ouvertement. « Faites-la taire » semble-t-il dire...

Si ça vous fait plaisir ...

Mais, implacable, Martine Buron continue : « le contournement Ouest ne présente pas de véritable intérêt départemental - et n’oublions pas que ce sont nos deniers qui financent les interventions du département -. D’ailleurs, si pendant les 12 années où j’ai été maire de Châteaubriant on m’a répondu du côté du Conseil Général : « Ce tracé ne nous concerne pas », je veux croire que ce n’était pas seulement parce que j’étais « de l’autre bord politique », du « camp adverse ». Je crois, je veux continuer à croire que Luc Dejoie et André Trillard [anciens présidents du Conseil Général, ndlr] sont des républicains... Alors oui, ils ont cherché à vous faire plaisir, ils ont gagné du temps en disant : « Etudiez toujours votre tracé, on verra ce qu’on peut en faire... ». Etant donné la situation actuelle des finances publiques, je suis loin d’être sûre que la majorité précédente du Conseil Général aurait eu hâte d’accéder à votre requête »

Martine Buron explique ensuite la nécessité de poursuivre la déviation de Châteaubriant par le Sud : « Nous savons tous que c’est la première urgence, pour le monde économique, mais aussi pour le trafic urbain ».

Heureusement la déviation Sud est en projet : aux termes de l’avenant au Contrat Etat-Région du 27 novembre 2003 :
- . La Région s’est engagée pour 3,6 millions d’euros
- . L’Etat pour 3,6 M€ également, mais comme l’a dit M. Garnier en commission : on attend ...

Et tout le monde connaît les drastiques réductions actuelles dans le budget de l’Etat

- . Et puis il y a 1,8 M€ à la charge « d’autres collectivités », le Département certainement, ainsi que la Communauté de Communes, peut-être ?

« Il ne faut pas attendre. Il faut absolument explorer la possibilité qu’un engagement du Département, même supérieur à ce qu’il aurait prévu, puisse aider à débloquer une contribution de l’Etat (...). Nous souhaitons donc que le Conseil Municipal de Châteaubriant sollicite le Conseil Général et le Conseil Régional pour concentrer tous leurs moyens sur la réalisation la plus rapide possible du contournement Sud de Châteaubriant, sur la Nationale 171, sans oublier les autres réalisations sur le trajet de celle-ci. Il ne s’agira plus d’une hypothétique liaison entre « pôles secondaires » indéterminés, mais bien d’assurer le raccordement routier du futur aéroport de Notre Dame des Landes avec l’arrière-pays Mayennais et Sarthois - tout en répondant aux exigences de longue date de tout le tissu économique castelbriantais » a conclu Martine Buron.

Mais elle n’a pas été entendue : la Majorité a voté le vœu proposé par le maire

Zone commerciale et .... dynamite

Deuxième passe d’armes : le commerce. La majorité municipale agrandit la zone commerciale où se situent déjà Super U et M. Bricolage. « Quels commerces » demande Pascal Bioret. Réponse : « Meu-bles et sports » - « En réunion de commission, vous avez parlé aussi de vêtements et de chaussures » insiste Pascal Bioret. Dominique Flatet « Ministre de la ville », ne dément pas et rappelle que la municipalité a quatre priorités :
- 1.- faire tourner les commerces en place,
- 2.- ne pas leur faire concurrence
- 3.- développer l’offre pour répondre à la demande, garder les clients sur place
- 4.- suivre les indications de la Chambre de Commerce.

Prix préférentiels

D’après M. Flatet une société dénommée CPP Investissements a décidé d’acheter 23 816 m2, route de St Aubin-des-Châteaux, pour y construire ce nouvel ensemble commercial. Le Service des Domaines a fixé le prix entre 22,25 et 24,35 € le mètre carré, en tenant compte de la situation du terrain et des aménagements réalisés. La ville a cependant décidé de vendre le terrain à 17 € du mètre carré. La société CPP Investissements aura ainsi à payer entre 125 000 et 175 000 € de moins que prévu.

« N’êtes-vous pas en contradiction avec votre programme électoral qui parlait de dynamiser le Centre-Ville ? N’êtres-vous pas en train de le dynamiter ? » questionne Pascal Bioret. Le maire se drape dans ses certitudes : « Le centre-Ville est animé. De nouveaux commerçants se sont installés ». Cela ne semble pas être l’avis des commerçants du Centre-Ville. Au moment du vote, Christophe Hamon, courageux, votera contre cette zone commerciale : « Je ne vote pas avec l’opposition, mais à titre personnel ».

Cette histoire de commerce a donné lieu à des échanges assez vifs sur l’emploi et les revenus de la population. Pascal Bioret a insisté sur les 400 licenciements « à Châteaubriant ». Georges Garnier n’a pas contesté la perte de 400 emplois, mais a précisé qu’il s’agissait « du Pays de Châteaubriant   ». Quoi qu’il en soit, selon Pascal Bioret, il est évident que les gens manquent d’argent. Ils se promènent mais n’achètent pas.

Chacun a pu vérifier la véracité de ces propos. Les promenades littéraires, à 8 € la place, sont jugées trop chères. Les restaurants rapides à 8 € ont perdu 10 % à 15 % de leur chiffre d’affaires (mais les sandwiches à 2,50 € marchent très fort). Certains commerces de la place de la Motte se plaignent d’une baisse de 30 % de leur chiffre d’affaires. Mais « tout va bien », a dit M. Le Maire.

Dans les autres délibérations

La réglementation sur le temps de travail des chauffeurs de cars scolaires a conduit à une hausse des tarifs. Par exemple la participation demandée pour le transport scolaire annuel des demi-pensionnaires de Châteaubriant passe de 136 € à 148 €. La municipalité répercute 0,95 € sur les familles (ce qui correspond à une hausse de 2 %), et prend le reste à sa charge, soit 11,05 € par élève.

Le Conseil Municipal fixe, pour l’année scolaire à venir, les tarifs de l’accueil périscolaire (inchangés par rapport à l’an dernier) et il crée un tarif unité pour les demandes très ponctuelles : 0,97 € de l’heure.

Le Contrat Educatif local récapitule toutes les actions éducatives, culturelles et sportives, offertes aux jeunes de 3 à 16 ans en dehors des heures scolaires. Le montant est de 256 605 €. La municipalité a intérêt à changer la barque car les subventions Jeunesse et Sports sont établies en pourcentage du total. Pour la minorité, Danièle Catala demande que deux à trois grands thèmes d’action soient retenus et que, lors de la préparation du prochain contrat, la minorité soit appelée à participer.

Ravalement de façades

L’opération ravalement de façades, lancée en 1998, et qui devait se terminer le 1er octobre 2004, est renouvelée pour une période de 3 ans.

Achat de terrain

La ville a acheté un terrain de 680 m2, rue Guy Môquet, pour agrandir le parking récemment aménagé rue Jean Jaurès et créer un passage le long du ruisseau venant de l’étang de Choisel.

Animations

Pour l’animation Tour de France, la municipalité a rémunéré deux groupes musicaux pour un total de 8400 €

Pour la Fête de la Musique, seize groupes ont été rémunérés pour un montant total de 17 266 €

 Echos

Reconnaissance : à propos de la déviation Est de Châteaubriant, Martine Buron a déclaré que « Judicieusement Xavier Hunault, dans les années 80, [a obtenu] du Conseil Général et du Conseil Régional , qu’ils se substituent à l’Etat pour réaliser le contournement entre la route de Vitré et celle d’Angers ». Cette appréciation déplaît à Alain Hunault qui déclare « C’est bien la première fois que je vous entends dire que mon père a fait quelque chose de bien ». Ca montre qu’il n’est pas au courant. Mais, une question : Alain Hunault a-t-il dit, une seule fois, que Martine Buron a fait quelque chose de bien ?

Atmosphère : l’atmosphère au Conseil Municipal de Châteaubriant est toujours aussi lourde. M. le Maire a une attitude de retrait, il ne participe même pas aux votes (ça le gênerait de lever la main ?) et jette un regard noir vers son opposition. A la limite de la haine. On a connu heureusement des assemblées électives plus conviviales, qu’elles soient dirigées par des élus de Droite ou de Gauche.

Participer : la minorité est obligée de demander à participer aux manifestations ! Par exemple, elle n’a pas été invitée à participer aux animations autour du Tour de France. Ni à la pose de la première brique du projet « Trinité ». Cela ne se passait pas comme ça avant : du temps où Martine Buron était maire, elle veillait à ce que tous les conseillers municipaux soient invités.

  Dans les dossiers d’urbanisme

Logement

M. Peigné a déposé le 13 mai 2004 un permis de lotir (26 lots) appelé « Résidence des Briotais

Personnes âgées

Le centre hospitalier de Châteaubriant a déposé une demande de permis de démolir pour les bâtiments de la maison de retraite, rue de Maumusson.

Et une demande de permis de construire d’un établissement de 48 lits

Entreprises

La société Novembal a déposé une demande de permis de construire pour une extension d’atelier.

La société Chaillous a déposé le même type de demande

Parking

La municipalité de Châteaubriant a déposé deux demandes de permis de démolir
- . L’un pour le 13 rue de la Barre
- . L’autre pour le bâtiment qui donne sur deux rues (9 rue Guy Môquet, 12 rue de la Vernisserie)

Dans les deux cas la ville envisage de créer des emplacements de parking.

Courses

La Société des Courses a déposé le 29 juin 2004 une demande de permis de construire pour réaménagement des tribunes de l’hippodrome et construction d’un restaurant


Ecrit le 9 novembre 2004

 On a retrouvé le Conseil Municipal

L’info de La Mée, des semaines passées, signalant le grand silence du Conseil Municipal, et la crainte d’une prise d’otage, a bouleversé les lecteurs qui se sont mis en chasse. On a signalé le maire par ci, et quelques élus par là, mais de Conseil point.

Et puis l’info est tombée : IL Y AURA UN CONSEIL MUNICIPAL A CHATEAUBRIANT LE MARDI 9 NOVEMBRE 2004, soit 130 jours après le dernier. Ouf ! On respire !

Les citoyens commençaient à se mobiliser pour envoyer aux Conseillers des vêtements chauds, des oranges et de saines lectures (La Mée). Ce ne sera pas nécessaire pour cette fois.

A l’ordre du jour : pas grand chose sauf l’achat du terrain où se trouvait Thermi-centre, pour y construire un foyer pour les résidents handicapés de l’ADAPEI. Un poste d’agent de police (pour remplacer Joël Bouscaud ?), quelques bouts de terrain, des garanties d’emprunt et des compte-rendus d’activité. C’est tout.

Apparemment rien sur le futur Contrat de Pays. Ca n’intéresse pas les citoyens ?

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Ecrit le 18 janvier 2005 :

 Le Paris Dakar : ça suffit !

Les paysages européens étant complètement bitumés et bétonnés, il ne reste plus de grands espaces sauvages chez nous pour les aventuriers de la route . Les dingues du moteur à essence ont transformé l’Afrique en nouveau terrain de jeux et le Sahara en bac à sable. Et à l’heure du journal télévisé , chaque soir, le téléspectateur français a droit à un petit morceau de bravoure de ces chevaliers des temps modernes . Les populations africaines sont plus favorisées que nous , elles ont droit au spectacle en direct ! à l’étalage indécent de la supériorité technologique et des moyens économiques de l’Européen . Et tout ce qui roule, motos, autos, camions, quads,pétarade , fume et soulève la poussière des pistes et traverse les villages sous les yeux des villageois qui en prennent plein la vue .

Pour se donner bonne conscience , les organisateurs ont voulu mettre un masque « humanitaire » à l’opération : certaines années, ils ont fait don de pompes à eau pour les villages du Mali, ils ont collecté du matériel scolaire auprès d’écoles françaises pour en faire l’aumône aux enfants africains. Et si les organisateurs supprimaient le Dakar pour faire don aux populations des sommes gaspillées ? Chiche !

Comme toute aventure digne de ce nom , le Dakar a ses héros et ses martyrs : les organisateurs et les pilotes morts dans les accidents ; c’est regrettable pour eux mais ils connaissent le risque et ils le cherchent un peu. Quant à ceux qui n’avaient rien demandé, ce sont des « dommages collatéraux » ! ces enfants des villages renversés et tués devant chez eux . Il est vrai que les enfants sont curieux et remuants et puis les parents devraient les surveiller . Les deux dernières victimes s’appelaient Boubakar et Mohamed, on ne retiendra pas leur nom, par contre , vingt après leur mort dans les sables, les organisateurs Thierry Sabine et Balavoine ont droit chaque année à rappel à la mémoire des téléspectateurs .

Quelles sont les retombées du Dakar ? pour l’Afrique , zéro ! Pour les entreprises européennes ? par exemple le développement des ventes de voitures 4x4 . Le Français moyen , qui a des moyens au-dessus de la moyenne , joue au pilote de rallye sur les autoroutes ou les Champs-Elysées à 12 litres aux cent ! Le pétrole va se faire rare et il coûte cher , apparemment pas pour tout le monde !

Rêvons un peu ! Imaginons des Africains entreprenants qui organiseraient un rallye Dakar-Paris à dos de chameaux et de mulets en empruntant nos autoroutes un week-end de 14 juillet ou de 15 août . Ce n’est pas pour cette année .

M.Pucel