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01-Quartiers, mars 2000

Ecrit en novembre 2000 (municipalité Martine Buron)

Les citoyens veulent des chicanes rue Guy Môquet

Les premières réunions de quartier 2000-2001 ont eu lieu à Châteaubriant les 20 et 23 novembre. 120 personnes environ le premier soir : ce type de réunion attire toujours la foule, du moins dans le quartier Nord. D’entrée de jeu, et pour répondre à un questionnement de février dernier, Martine BURON a donné des informations sur les services municipaux : 300 agents (250 équivalents temps plein) : 142 hommes et 158 femmes. Moyenne d’âge 44 ans.

300 agents municipaux

20 d’entre eux sont de catégorie A (ce qu’on appelle « cadre supérieur »), 39 sont de catégorie B et 241 sont de catégorie C.. « Des normes techniques de plus en plus complexes entraînent une spécialisation du personnel. Il nous faut par ailleurs tenir compte des problèmes spécifiques de certaines catégories de population : les personnes âgées et les jeunes enfants » a dit Martine Buron en ajoutant que, « La population, en zone rurale, a tendance à demander des services de qualité. Le mode de vie se rapproche de celui du milieu urbain. Les habitants veulent avoir le sentiment qu’on n’est pas ici dans un ’’trou perdu’’. De plus, dans une ville isolée en milieu rural, éloignée des métropoles, il n’y a pas que les habitants de la ville à prendre en compte. Les services demandés à une « ville-centre » sont plus importants que ceux des villes de même importance qui sont voisines d’une grande ville comme Nantes, Angers ou Rennes, d’où le développement de services intercommunaux, comme la Halte-Garderie et la future médiathèque »

Châteaubriant doit, c’est obligatoire, prendre en charge un certain nombre de services à la population : Etat-Civil, Elections, Police Municipale, Cimetière, Pompiers (ce dernier service jusqu’en janvier 2001). La ville prend en charge aussi le Centre Communal d’Action Sociale (bien qu’il ait une structure juridique propre) qui, comme son nom l’indique, s’occupe de l’action sociale, et de l’insertion, des personnes âgées et de la petite enfance, de la prévention de la délinquance, etc.

D’autres services existent à Châteaubriant mais sont facultatifs : le service de la Culture par exemple. D’autres structures, plutôt associatives, mais largement financées par la ville, exercent une mission de service public : : l’ACLA (centre de loisirs pour les enfants), l’Office de Tourisme, l’Office municipal des Sports

Par ailleurs la ville travaille de plus en plus en intercommunalité, notamment en matière de développement économique : Syndicat Mixte du Pays de Châteaubriant, Communauté de Communes du Castelbriantais, Comité de Bassin d’Emploi, Syndicat intercommunal des transports collectifs, Syndicat du Bassin Versant de la Chère, Syndicat d’électrification, Syndicat d’alimentation en eau, etc.

Cyclistes

Claude AMICE a fait le point sur l’aménagement d’un réseau cyclable à Châteaubriant et indiqué que les aménagements réalisés ont été faits pour simplifier la circulation des élèves de la cité scolaire (Guy Môquet, Schuman, Lenoir) et de La Ville aux Roses. La commission ad-hoc réfléchit maintenant à l’aménagement de la rue Michel Grimault pour tenir compte des élèves du lycée St Joseph. Mais cela pose le problème du stationnement des voitures. Entre les voitures et les vélos, il va falloir choisir. On sent bien, à travers certaines réflexions (« Quelle proportion de cyclistes y a-t-il à Châteaubriant ? ») que les « quatre-roues » répugnent à tenir compte des « deux-roues ». C’est toujours le problème des minorités. Cela se voit tout particulièrement avec les handicapés dont les stationnements réservés ne sont pas toujours respectés.

Ville propre

De nombreux courriers sont régulièrement envoyés à la mairie pour signaler des papiers qui traînent, des chiens qui crottent sur les trottoirs, des hommes qui pissent un peu partout (notamment sous le passage Sophie Trébuchet). Pour répondre à ces interrogations, une commission a été mise en place avec deux délégués sur chacun des 5 quartiers, pour recenser les problèmes. La première réunion a rassemblé 5 personnes, la seconde ... 3 seulement. Est-ce donc qu’il n’y a pas de problème ? Ou bien que le problème c’est les autres mais que chacun individuellement ne se sent pas concerné ?

Des chicanes

Les habitants du quartier Nord ont pu ensuite exprimer leurs préoccupations. On retrouve les mêmes d’une année sur l’autre, souvent il est question de trottoirs à refaire. Les participants rappellent qu’ils ont vieilli et que leurs pas, moins bien assurés, s’accommodent plus difficilement d’un revêtement bosselé ou craquelé ...

On demande ici un nouveau rond-point (en haut de la Rue du Boispéan), ou un espace vert dans le lotissement des Coteaux de Chère (lotissement privé).

L’aménagement proposé pour la rue Guy Môquet va être bientôt réalisé : stationnement en chicane et rétrécissements de chaussée pour réduire la vitesse des voitures. Chaque riverain a reçu les plans.

Une petite critique : les citoyens trouvent que la ville met trop de temps à répondre à certains courriers. Mais, globalement, du moins pour ceux qui se déplacent, pas de gros problèmes : les citoyens semblent satisfaits de l’action de la municipalité.

Piège à eau

S’il n’y avait guère que 35 personnes pour le quartier Centre (et vraiment très peu de commerçants pour ce quartier commerçant !) les discussions ont cependant été vives.

La question des inondations est revenue sur le tapis, c’est que, depuis quelques années, les choses ont changé. Le remembrement de Soudan a accéléré les problèmes de Châteaubriant et puis le volume des précipitations a augmenté : il n’est que de voir à la télé toutes les villes de France qui subissent tornades, tempêtes, coulées de boue et inondations encore inconnues ces dernières années.

On a appris que la ville est sensible à cette question, que la police des eaux est intervenue en amont de la rivière, auprès de propriétaires privés, pour faire enlever un arbre couché, des tôles, un socle d’escalier qui empiète sur la Chère. Par ailleurs les services municipaux écoutent la météo et n’hésitent pas à baisser, par anticipation, le niveau de l’étang de la Torche et d’un des bassins de Launay-Prieur, pour éviter que de trop fortes précipitations n’aboutissent brutalement à des inondations en ville. Il est aussi question d’un « piège à eau » du côté de la Rue Duguesclin.

Vitesse

En Centre ville, comme ailleurs, éternel refrain, il est signalé la vitesse excessive des castelbriantais. Martine Buron a demandé fermement si tout le monde acceptait l’achat d’un cinémomètre (mesurer la vitesse), auquel cas la police municipale s’en servirait ... il ne faudra pas ensuite venir se plaindre des PV qui vont tomber !

Gendarmerie

Un certain nombre de personnes se sont plaintes de tapages nocturnes. « On appelle la gendarmerie. Elle ne se déplace pas ». Quelqu’un a raconté avoir surpris trois voleurs qui siphonnaient de l’essence des camions d’un transporteur de ses voisins. « Je les ai tenus en respect avec mon fusil. Nous avons appelé les gendarmes à plusieurs reprises. Ils ne sont jamais venus ». Ainsi, à chaque réunion de quartier, des habitants mettent en cause l’attitude de la gendarmerie. Martine Buron a rappelé que, depuis quelques mois, le nombre de gendarmes a été augmenté avec l’arrivée d’un PSIG (peloton de sécurité). Elle a demandé aussi qu’on n’attaque pas un service public en l’absence de celui-ci. Il n’empêche que les critiques sont rémanentes.

Pourquoi pas, un jour, une rencontre entre la gendarmerie locale et les citoyens, sur le modèle des réunions de quartier ? Une franche explication est toujours meilleure que des plaintes répétées qui ne tombent jamais dans l’oreille des personnes concernées. Transmis aux gendarmes

Des commerçants réclament
le stationnement payant

Le stationnement payant (avec 30 min gratuites) satisfait tout le monde autour de l’église. Mais certaines personnes ont tendance à se reporter en stationnement gênant dans la rue Aristide Briant, et à encombrer la place de la Motte, alors qu’il y a des parkings publics largement sous-utilisés. Des commerçants de la place de la Motte réclament un stationnement ... payant sur une partie de la place, et également dans les rues semi-piétonnes ...

Améliorations

A ces réunions de quartier on a appris des améliorations très prochaines :

Une mise en valeur du « four banal » place de la Motte, cela devrait être fait la semaine prochaine, de même qu’un mobilier urbain neuf près de la Porte Neuve (pour Noël).

La mise en place d’arbres et de décorations arbustives dans la Rue de la Gare. Prévu aussi avant Noël. Cela permettra de créer des stationnements des deux côtés de la rue, et de rétrécir les voies de circulation (è vitesse réduite !).

La mise en place de « relais information service » sur les parkings du Centre Ville et aux Entrées de Ville, avec des informations sur les commerces, les lieux publics, les sites touristiques, les parkings disponibles. Cela devrait être fait bientôt.

Information touristique rénovée sur les principaux monuments de la ville : prévu après les fêtes

Réfection des trottoirs de la rue Michel Grimault : c’est en cours

Par ailleurs le Conseil Général a décidé une restructuration complète du Collège Robert Schuman, ce qui va permettre, notamment, de repenser la circulation des cars scolaires dans cet espace.

Enfin des opérations sont menées contre les pigeons et les corbeaux. Un produit contraceptif, interdit ces dernières années, est de nouveau en vente et les services municipaux font le nécessaire.

Projets

Des questions ont été posées sur le réaménagement indispensable de la Place de la Motte. Il n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. « Mais nous y pensons fortement et nous attendons 2003 car, à partir de cette année-là, la dette de la ville va baisser considérablement » a dit Martine Buron.

Monoprix : « l’étude de faisabilité est en cours. La médiathèque pourra sans doute se faire au premier et au second étage, avec galerie commerciale au rez de chaussée, débouchant sur la place de l’église, la rue de la Coquerie et la rue de Couëré ». Un programmiste y travaille. Ses conclusions devraient être connues bientôt. Martine BURON a signalé qu’à partir de janvier 2001 nous pourrons bénéficier de nouveaux fonds européens, y compris pour des aménagements culturels

Et le cinéma ?

Et le cinéma Le Lem ? Il est bien vieux et bien mal en point, intérieurement et extérieurement. Le propriétaire souhaite vendre. Il n’est sans doute pas pensable d’acheter le bâtiment actuel. La ville réfléchit à une nouvelle implantation en centre-ville, avec aménagement de plusieurs petites salles. Gestion à voir : publique ? associative ? privée ? délégation à un privé ? En tout cas il y a quelque chose à faire .


NOTES:

Voir : démocratie participative