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L’Amicale Laïque et l’éducation populaire

Education populaire
Laïcité
Assemblée générale décembre

Ecrit le 24 décembre 2003

 L’ALC et l’éducation populaire

Lors de l’assemblée générale de l’Amicale Laïque Castelbriantaise (ALC), le 12 décembre 2003, on attendait Solange Leroy, présidente de l’ALC, sur le thème de la laïcité ou du « grand débat » sur l’école, mais elle a plutôt choisi d’axer son propos sur un thème évoqué souvent, mais pas souvent explicité : celui de l’éducation populaire

« Dans éducation populaire, il y a deux mots, éducation et populaire »..

L’Education est le complément nécessaire de l’instruction. On parle de bonne ou mauvaise éducation, portant là un jugement moral. On peut parler d’éducation bourgeoise, faisant référence à une appartenance sociale »

Éducation Populaire

« Le mot populaire vient de peuple, ensemble d’hommes vivant en société. Il prend un sens différent suivant l’expression employée. « Faire peuple » a la couleur de la condescendance, du mépris. « Une personne populaire » transmet plutôt une idée de notoriété, de personne qui rassemble ».

« L’éducation, selon Alain Tartier, est un rapport au savoir, sur un fond d’inégalités et d’injustice, qui s’appuie sur un « contre ». L’éducation populaire joue un rôle contre les injustices. C’est un mouvement qui décide d’agir sur une transformation sociale. ».

Revenant sur l’Histoire, Solange Leroy explique que l’éducation populaire s’appuie sur trois courants : politique, religieux, ouvrier.

Premier courant, politique : elle fait référence à Condorcet (1743-1794) qui élabora un vaste plan d’instruction publique : « C’est la diffusion des connaissances qui permet de s’émanciper ». Il y a là un aspect de citoyenneté, de vie démocratique, de développement de la communication par l’enseignement du français, « la mobilisation de tous pour tous ».

C’est dans cette mouvance qu’apparaîtra plus tard la Ligue de l’Enseignement (1880), les Amicales (solidarité), les Œuvres (mouvements d’action)

Deuxième courant, religieux : dans ce cas l’éducation populaire a un angle d’attaque : la misère, le refus des intérêts particuliers insupportables. « Une revue, au début du XIXe siècle, le Sillon, avait pour objectifs de rendre les gens conscients de leurs droits et de leurs devoirs. Elle fut interdite par le Vatican, mais les idées ont continué leur chemin à travers la JOC, la JAC, etc. ».

On revendique la parole

Troisième courant, ouvrier : là encore l’éducation populaire apparaît sur fond de misère. Des mutuelles, des coopératives ainsi que des lieux pour transmission des savoirs, se créent. On revendique la parole en propre. Les notions de solidarité, d’autonomie, prennent leur sens.

L’éducation populaire vit à travers
_ces différentes approches.

Début du XXe siècle, entre deux-guerres, apparaît ce qu’on appelle désormais : « la délinquance ». « Alors se construisent des mouvements de jeunesse à mission éducative, des animateurs jeunesse spécialisés. On commence à parler d’éducation populaire en relation avec le temps des loisirs (auberges de jeunesse, ciné-clubs, théâtre). »

Solange Leroy explique alors qu’un sociologue, Joffre Dumazedier (1915-2002) (fondateur de « Peuple et Culture ») va jouer un rôle très important dans la relation « Temps libre / Éducation Populaire ». Il dit : « Votre action en faveur des loisirs sportifs, culturels, sociaux, est fondamentale pour faciliter la réalisation de soi et la participation aux responsabilités sociales ». A l’école des cadres d’Uriage, il est responsable de l’organisation des stages ouvriers. Il incite à dépasser les appréhensions, les différences entre intellectuel et manuel, théorique et pratique, qui ont des connotations discriminatoires. Il mène une lutte pour favoriser l’accès à la connaissance aux classes les plus défavorisées. Il agit contre l’injustice du partage de la culture entre différents milieux sociaux inégaux.

Priorités d’action

Cette réflexion sur l’éducation populaire, conduit Solange Leroy à proposer aux quelque 450 adhérents de l’Amicale Laïque Castelbriantaise, des priorités d’action :

- Agir avec les habitants et les jeunes en particulier sur leurs lieux de vie

- Agir en priorité pour et avec les catégories de population les plus exposées au chômage et à l’exclusion, tout en gardant le principe d’activités ouvertes à tous sans discrimination

- Agir en direction des écoles, en partenariat, pour la mise en œuvre de projets communs

- Réaffirmer les caractéristiques d’une authentique vie associative s’articulant avec d’autres initiatives, d’autres associations, refusant toute dérive de notabilisation ou de clientélisme.

- Mettre en mouvement des citoyens et pas seulement des usagers voire des clients au sein de l’association. « On peut dire que la citoyenneté, c’est la participation à une collectivité. Elle implique la prise en compte du contrat social mais aussi l’autonomie et la connaissance nécessaires à la responsabilité »

En terminant, Solange Leroy a proposé de retenir pour les actions de l’ALC, quatre notions essentielles : « la laïcité, la solidarité, la citoyenneté et l’éducation, qui doivent s’articuler dans une démarche d’éducation populaire ».

Rapport d’activité

Le Conseil d’administration de l’ALC se compose de 21 membres qui se sont réunis 7 fois dans l’année avec 76 % de présents. Pour diverses raisons la Fête des Écoles n’a pu avoir lieu, ni les Gespacolades (fête sportive annuelle). Le loto a rapporté moins que les années précédentes. La Chaumière (restaurant à la Foire de Béré) tient une part importante : elle permet un brassage de tous les amicalistes, moment privilégié de contacts entre les adhérents, et support financier indispensable

L’ALC, plus connue pour ses activités sportives que pour ses autres actions, a pu allouer une subvention aux enfants pour le spectacle de Noêl, et une subvention exceptionnelle pour un séjour en classe de neige (67 enfants).

En ce qui concerne le local de la Place Ernest Bréant, l’ALC apporte un démenti à un écho de La Mée : même si une conversation a eu lieu entre un responsable de la mairie et un amicaliste, il n’est nullement question d’achat du local de l’ALC par la mairie. D’ailleurs le local n’est pas à vendre. L’ALC envisage un ravalement de façade, et l’aménagement de sa salle bar.

Diverses activités sont programmées pour l’année à venir : loto, tripes, belote, grillades, gespacolades, pique-nique, fête des écoles et bien sûr la Foire de Béré.

L’ALC constate une bonne présence de jeunes dans ses diverses sections sportives, mais leur participation insuffisante à la vie de l’association. « Ont-ils peur de s’engager ? N’osent-ils pas ? Peur du temps qui leur sera pris ? Peut-être faudrait-il donner plus de sens à notre action, que notre projet soit mieux compris et plus attractif ? Peut-être faudrait-il impulser une réflexion pour construire une dynamique jeunes/adultes ? La militance associative n’est pas une attitude dépassée. Peut-être prend-elle aujourd’hui des formes nouvelles » a conclu Solange Leroy avant de passer au rapport des diverses sections.

BP  

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Ecrit le 1er janvier 2005 :

 Le centenaire de la loi de 1905

Importante réunion à l’Amicale Laïque (ALC) le 17 décembre 2004 pour faire le bilan de l’année 2004. On découvre ainsi, de façon synthétique la vie d’une association qui rassemble quelque 500 Adhérents en 7 Sections. Le Conseil d’Administration, composé de 20 puis 23 membres, s’est réuni 7 fois au cours de l’année et travaille en cinq commissions (écoles, bulletin, cartes, fêtes, local).

L’Amicale Laïque, qui n’a pas assuré la fête des écoles cette année, a retenu la date du 25 juin 2005 pour cette occasion de rassembler les enfants, les parents, les enseignants et tous les sympathisants de l’école publique. Le Conseil d’Administration a demandé à rencontrer toutes les écoles publiques de Châteaubriant pour présenter l’Amicale Laïque, son histoire et son fonctionnement.

Le bénéfice de la fête annuelle est destiné aux écoles, tout comme celui du Loto (de plus en plus hypothétique ... )

En ce qui concerne le local dont elle est propriétaire, l’ALC a procédé à un ravalement de façade au cours de l’année 2004, sans aucune subvention. Elle a aussi rénové sa salle « Bar » ce qui l’a obligée à faire un emprunt (remboursements assurés par les bénéfices de « La Chaumière » lors de la Foire de Béré). L’ALC a accepté de prêter une salle au Bagad de Châteaubriant pour ses répétitions. Elle a apprécié le travail fait, dans ses locaux, par l’association « Rencontres   » qui a organisé une semaine de radio associative.

Les sections de l’ALC, très liées au travail de leurs bénévoles, « tournent » correctement, mis à part l’athlétisme et le théâtre (provisoirement en sommeil). Quatre sections ont participé à l’exposition, à la Maison du Département  , sur « l’animation sportive en milieu rural »

Pour 2005 l’ALC prépare le centenaire de la loi de 1905, loi de laïcité dite « loi de séparation des Eglises et de l’Etat »

« Le temporel pour l’Etat, le spirituel pour les Eglises : c’est avant tout une loi d’ouverture et de tolérance. Elle réaffirme l’égalité de tous et le droit imprescriptible à la liberté de conscience tout en imposant à l’Etat la plus stricte neutralité vis-à-vis des différentes religions » a déclaré la présidente Solange Leroy. « Cette loi humaniste a imposé un modèle de société qui a su préserver depuis cent ans la paix religieuse et la paix civile en France (...). Les récents débats, autour du voile islamique, ont montré la difficulté pour la société française à se concevoir plurielle et à assurer une réelle volonté d’ouverture »

L’année 2005 verra les militants laïques proclamer les vertus de la tolérance et de la démocratie, « seules garantes d’un monde de paix » en veillant à ce que cette loi ne soit pas déviée ou bafouée : « Certains seraient prêts à y apporter des « arrangements » sous prétexte de la dépoussiérer » dit Solange Leroy.

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Ecrit le 4 janvier 2006

 AG... ALC

L’Amicale Laïque Casteibriantaise a tenu son assemblée générale le vendredi 16 décembre 2005. Après un hommage rendu aux amicalistes disparus cette année, la présentation des différents rapports a été faite à l’assemblée.
1. Le rapport financier, présenté par le trésorier de l’ALC, Jean-Hugues Oger, a fait apparaître un bilan de l’année positif et une situation financière très saine.
2. Le rapport moral a été présenté par la présidente, Solange Leroy. L’ALC, forte de ses 550 adhérents est une des plus grosses amicale du département. L’assemblée générale coïncide avec le centenaire de la loi de 1905 sur la laïcité et la présidente rappelle l’attachement de l’ALC à cette loi.

L’ALC a obtenu cette année l’agrément « Jeunesse Education Populaire » qui constitue une reconnaissance par les services de l’Etat pour les actions menées par l’ALC en direction des jeunes, des adultes et des nombreux bénévoles qui œuvrent pour la jeunesse.

La nouvelle salle rénovée a été inaugurée le 15 janvier 2005. Elle est très souvent occupée par les sections ainsi que par des personnes extérieures à l’association, sur réservation. Deux dîners - spectacles ont été organisés avec succès dans cette salle (paêlla-Failli Gueurzillon et couscous - Coup de Cœur). D’autres soirées auront lieu en 2006.

L’ALC a organisé la Fête des Ecoles et un loto au bénéfice des écoles et participé aux Gespacolades à Rougé.

 Rapport des sections

- ►-.Badminton : 91 licenciés ; 3 équipes adultes en championnat et un groupe de jeunes dynamique. La section badminton fêtera ses 20 ans en mars 2006.
- ►-. Basket : Pour l’année 2005-2006, 6 équipes (2 seniors et 4 jeunes) évoluent en championnat. Les seniors féminines sont en entente avec St Julien. La section déplore un gros manque de dirigeants
- ►-. Hand ball : 120 licenciés ; 10 équipes engagées (5 filles et 5 garçons) dont une équipe (moins de 18 ans filles) engagée en championnat de France pour la seconde année consécutive. L’équipe seniors garçons a eu un départ difficile mais cela s’améliore.
- ►-. Football : 270 licenciés répartis dans 16 équipes avec création cette année d’une équipe seniors D. La section foot comprend 60 dirigeants et 3 arbitres. Après une bonne saison 2004-2005, l’objectif est le maintien de l’équipe A en PH  .. .voire un peu plus. La section foot a mis en route cette année un projet de club, comportant 7 commissions.
- ►-. GR : 49 gymnastes constituant 8 équipes. 3 équipes évoluent en championnat de France. Il y a 4 nouveaux entraîneurs.
- ►-. Volley : La section a été dissoute par manque de participants

Election du tiers sortant du Conseil d’Administration : Quatre réélus : J.Jonesco, JP Le Bourhis, A.Ledevin, J.H.Oger