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Pas de quartier ! Et attaques personnelles

Ecrit le 4 avril 2012

Suite des réunions de secteurs : et cette fois, en centre-ville, il y a eu de nombreuses questions auxquelles le maire a tenté de répondre, d’une voix doucereuse, en multipliant les « vacheries ». Gare à celui qui critique, il se fait envoyer balader, y compris en utilisant des attaques personnelles : « Votre magasin fait 80 m², et vous en demandez 4 fois plus » a-t-il dit à un commerçant qui osait évoquer la circulation difficile sur la Place de la Motte ! « vacheries » aussi à répétition contre ceux qui, dans son conseil municipal, font partie du groupe minoritaire. Si notre cher édile était si sûr du bien-fondé de ses actions, pourquoi éprouverait-il le besoin de se défendre de cette façon ?

Mémoire courte : le maire se félicite des « réunions de secteurs » qui sont en place « depuis 10 ans » - Mais il oublie que les premières réunions de ce type ont eu lieu depuis novembre 1995. Il est vrai qu’elles s’appelaient « réunions de quartiers » et qu’elles avaient été décidées par la municipalité de Martine Buron. Eh oui, ça change tout !

Dessin de Moon - 06 87 32 77 47

Donc voyons les sujets abordés …

Une école publique neuve en centre-ville (signalons en passant que c’était une proposition du groupe minoritaire !) : une commission a été créée, un programmiste sera choisi, le chantier devrait débuter en 2014.

Horaires du péri-scolaire : avec l’arrivée du tram-train, sera-t-il possible de pousser jusqu’à 19 h ? Une personne, travaillant à Nantes, se plaint de ne pas trouver d’assistante maternelle jusqu’à 19 h.

Ancienne école de musique : « c’est un site très intéressant car central, nous avons des projets alliant l’associatif et le logement ». La municipalité a refusé, à juste titre, de vendre les anciens bains-douches car le terrain attenant pourra utilement s’adjoindre au terrain de l’ancienne école de musique. Et puis, devinez quoi, il va y avoir un rond-point près de cette ancienne école. Ah, ça fait longtemps qu’on n’avait pas eu de nouveau rond-point !

Circulation pour les vélos : une habitante se plaint des dos d’âne (il paraît qu’il y en a 38 en ville !) et dit qu’elle voit maintenant beaucoup de personnes âgées qui vont faire leurs courses … à pieds à côté de leur vélo. Quelqu’un d’autre signale « La place de la Motte à vélo, c’est l’enfer ». Réponse de l’adjointe : « la place de la Motte nous y avons voulu une circulation « apaisée ». C’est une zone de convivialité, de rencontres » ...sauf pour ceux qui, désormais, n’y viennent plus ! « C’est une belle zone, j’y ai même vu une personne en fauteuil roulant vers 7 h du matin » ajoute le maire. Voui, mais c’est 7 h du matin. A cette heure-là, il est normal qu’on circule bien !

Il est demandé quels seront les horaires et tarifs du tram-train. Réponse : on n’en sait encore rien, c’est la Région qui décide. Les travaux se poursuivent à bonne allure avec des équipes qui font les 2 x 8 pour rattraper le retard pris pendant la période de gel de février.

La place de la Motte : le sujet n’est qu’effleuré à une réunion ou à une autre. Difficulté de circulation pour les vélos, difficulté d’accès au parking, embouteillage à certaines heures à la « pastille » située près du bureau de tabac. « On ressent une forte baisse de fréquentation » a dit un commerçant évoquant « Châteaubriant ville morte certains jours ». Et pourquoi n’a-t-il pas été pensé un arrêt pour les bus ? [Ndlr : à proximité de nos belles pissotières, ce serait chouette ! A propos, il n’y a que deux WC dans un bâtiment de cette importance ? On nous avait dit qu’il serait caché par la végétation, mais cela va mettre du temps. Ils sont bien beaux les murs en bois, mais il va falloir veiller à l’entretien]. Au sujet des difficultés de circulation sur cette Place de la Motte, le maire signale que l’architecte va retravailler la question prochainement mais laisse entendre que, de toutes façons, c’est pas pire qu’avant. Alors ...

Un autre commerçant signale que les gens qui ont fui la Place de la Motte se sont reportés sur la Place St Nicolas, et changent leur ticket de stationnement quand les agents de ville sont passés. « Le commerce est dur pour nous » dit-il, « demain on va subir les handicapés » … voulant dire par là, avec inélégance, qu’il va être gêné par les mesures à prendre pour favoriser l’accessibilité aux personnes handicapées. Le maire lui répond en justifiant le stationnement payant. On se souvient pourtant que, naguère, son frère le député était en tête de la manifestation protestant contre le stationnement ! Il est vrai qu’alors il était dans l’opposition.

La voie verte vers Soudan et Pouancé ? Selon le maire, elle se fera mais « il est difficile de traiter avec la SNCF qui ne vend plus l’emprise des anciennes voies ferrées et consent seulement un bail emphytéotique ». Etant donné la largeur de la voie, une habitante demande qu’une partie ne soit pas goudronnée ou suggère … un béton vert !

Vitesse  : cette année on n’en entend plus trop parler, sauf rue André Malraux ou chemin de Launay où les riverains réclament un aménagement (des chica-nes ?) ou un panneau (mais on n’évoque plus de dos d’âne : il y en a tellement à Châteaubriant que les gens en ont assez !.

Rue Vieille Voie, un stop pose problème. (voir photo) Casse-t-il la vitesse sur cette rue où il y a déjà un rond-point, une zone 30, un dos d’âne, des coussins berlinois, des chicanes, une épingle à cheveux et un pont ? Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas le stop coupant la rue Vieille Voie, près de l’extrémité de la rue St Eloi, pose problème aux riverains. Cette rue est empruntée par les personnes qui vont travailler en zone industrielle, 700 à 1000 passages le matin. Au stop les voitures freinent (bruit de freins), s’arrêtent et redémarrent (accélérations) cela génère des bruits importants et des gaz d’échappement plutôt gênants, polluant les chambres même fenêtres fermées.

Histoire de STOP

Lors de la réunion du secteur correspondant au bureau de vote de l’école Marcel Viaud, il a été question du fameux « stop » situé au début de la rue Vieille Voie, en partant du boulevard de la République. La question est venue, l’an dernier, d’une personne dont la fille, handicapée, a tendance à traverser sans regarder et risquait de se faire « choper » par une voiture trop rapide. Le problème étant posé, quelle solution fallait-il y apporter ? Cette rue est déjà limitée à 30 km/h, c’est difficile d’aller en dessous ! C’est alors que ce fameux stop a été posé à l’angle de la rue St Eloi, ce qui ne résout rien du tout pour cette jeune fille qui habite à peu près au centre du tronçon de rue.

« Ce stop n’est pas une solution pour nous » dit la maman de cette jeune fille. Ce stop n’a donc pas réduit la vitesse, ne donne aucune sécurité supplémentaire pour la jeune fille et, à longueur de journée, il ennuie les riverains (bruit, gaz d’échappement), et c’est pire dès 4 heures du matin, ennuyant aussi tous les salariés qui partent au travail. Alors quel bénéfice ??

Mais pour enlever ce stop il faudra une réunion de la commission de circulation ! En revanche, pour placer un stop rue d’Angers, au débouché de la Rue de Provence, cela s’est fait sans réunion de la commission et des plots blancs ont été placés pour bien marquer l’axe de la chaussée : 3 plots avant le stop, 3 plots après le stop. Mais ces trois-là n’ont pas été longtemps en place : leur présence empêchait les cars de tourner ! Ah la la !

A propos de cars, on se souvient qu’un riverain a protesté parce qu’ils passent par la rue Winston Churchill, rue d’une bonne largeur. Et s’ils passent par là, c’est qu’ils se garent dans cette rue, dans l’entreprise Malgogne (toutes les sociétés y procèdent également à l’entretien). Qui plus est la rue W. Churchill, prolongement de la route de Nantes, permet de rejoindre la rocade au plus court. Et puis, les cars scolaires, c’est une demi-heure le matin et autant le soir, faudrait donc être un peu tolérant ! Ah la la, la vie en collectivité, c’est dur !

Déchets : il y a des gens de l’extérieur qui viennent déposer des ordures dans la corbeille à papiers au bout de la rue Mendès France. Il paraît que c’est de la faute des territoires voisins qui ont adopté la « redevance incitative » au lieu de la taxe. Le maire dit que la Com’Com’ du Castelbriantais n’adoptera pas la redevance. Son adjoint, Georges Garnier, dit le contraire. Donc nous verrons bien. En attendant la police municipale va fouiller les sacs incriminés à la recherche d’un indice sur leur propriétaire.

Les jeunes : ah, les jeunes ! Un ancien gendarme déclare qu’il ne faut pas tout miser sur le sport et que, à son avis, des éducateurs de rue seraient nécessaires. Mon dieu ! Pourquoi donc profèré-t-il de telles insanités ! Rt juste juste le jour où Ouest-France publie le témoignage de trois jeunes parlant de leurs difficultés de travail, de logement. L’un d’eux a eu le toupet de dire « On a l’impression que cette ville s’est endormie sur ses acquis. Rien ne s’y passe. En tout cas, rien pour les jeunes qui se retrouvent dans la vie active. Et puis, après 22h, c’est une ville morte ». On a alors entendu le maire et d’autres adjoints se relayant pour rappeler touuuuut ce que la municipalité fait pour les jeunes en matière de loisirs (donc rien sur le logement ou le boulot !) : la médiathèque, le conservatoire, les clubs sportifs, les activités du samedi matin, les centres de loisirs, et les Tremplins musicaux et le Cinéma, et le ski et le forum Jobs d’été … Le pauvre intervenant dit que, lui, il voit plutôt les jeunes dans la rue, pas occupés [C’est ce qu’avait signalé une dame aussi à La Ville aux Roses, disant qu’ils s’ennuyaient]. Alors on a entendu que « certains veulent entretenir de mauvaises images sur la ville » et que « le journal n’est pas objectif » et que « si les jeunes ne viennent pas dans les clubs, c’est pas à nous d’aller les chercher ! ». Bref que, à Châteaubriant, pour les jeunes, tout va bien ! A trois reprises, la salle a applaudi ces propos !

L’article de La Mée ci-dessus, concernant les réunions de quartier a fait réagir un lecteur. Voici donc son point de vue.

Animation de quartiers

M . Chessé écrit :

Dans l’article « les jeunes », vous faites part de mon état d’ « ancien Gendarme ». Je tiens à préciser pour vos lecteurs, que lors de ma prise de parole, je n’ai jamais mis cet état en avant. Je ne suis maintenant qu’un simple chauffeur et je me suis exprimé en qualité de citoyen pour une question pouvant, me semblait-il, intéresser chacun dans les quartiers.

Je réitère donc, pour tous, la question que je voulais poser à l’équipe municipale : « Au regard de ce que vous engagez en qualité de structure, envisagez-vous d’y adjoindre des animateurs de quartier ? »

Sur le fond, et socialement, il me semble intéressant d’animer ces différents lieux de vie : au regard du désœuvrement de certains jeunes en errance éducative... mais également, au profit de toute personne vivant sur nos sites. En effet, le propre de nos villes est quand même l’individualisme et pour moi, amener les gens à se rencontrer permet de lutter contre bien des incivilités [respect dans les relations de voisinage, dégradations diverses et autres...].

Alors, ai-je vraiment parlé d’Éducateur de rue ? (1) Ou est ce l’image que certains ont renvoyée en me reprochant de mettre en avant la « délinquance » castelbriantaise, au regard de mon ancien métier ?

Cette réunion de quartier pouvait me paraître séduisante... Il est intéressant que chacun puisse s’exprimer librement sur le ressenti tout personnel des démarches engagées [La critique peut alors en être constructive]. Certains se sont fait dénigrer au regard de leur propos. Personnellement, je me suis fait huer, et je n’ai pas eu le choix de développer.

Il est vrai que je milite pour les droits de l’enfant et que je n’accepte pas l’élitiste éducatif de notre société, mais je ne suis pas politiquement engagé et je connais des gens corrects dans bien des partis. Aussi, je n’accepte pas cette polémique politicienne engagée à mon insu.

En ce qui concerne le droit à l’expression, nul n’est besoin de le défendre, il fait état de notre République. S’il s’assujettit de quelque non-droit, ce n’est plus à vous que je dois le reprocher.

Signé : Jacques Chessé

(1) Ndlr : il semble que J. Chessé ait parlé d’éducateur de rues, alors qu’il voulait dire « animateur de quartier », mais je ne peux l’affirmer à 100 %. Quoi qu’il en soit, c’est bien ce que la municipalité a retenu et c’est dommage car il y a effectivement à Châteaubriant des jeunes en errance éducative ! Signé : BP

Et les personnes âgées ?

Voilà que Ouest-France, encore lui, a fait un sur le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) en disant que celui-ci travaille avec divers organismes qui s’occupent des aides à domicile. Ah la la ! Rendez-vous compte, le journal n’a pas parlé des services gérés par la municipalité, des aides ménagères, des aide-soignantes, du Centre de Soins … Autrement dit, mesdames et messieurs les journalistes, sortez vos violons, chantez les louanges de la municipalité, et qu’aucun son discordant ne se fasse entendre !

Circulation  : faudrait demander aux cars scolaires de ne plus prendre la rue Winston Churchill et d’emprunter, comme avant, la route de St Nazaire ! [Ndlr : on comprend les conducteurs de car : la rue Winston Churchill est large et peu fréquentée et débouche rapidement sur la rocade sud de la ville, tandis que la route de St Nazaire est très encombrée. Mais voilà, cet itinéraire, raisonnable, gêne un riverain ! Chacun pour soi, vous savez !]

Carburant : un utilisateur signale, à juste titre, que les stations services des trois « grandes » surfaces de Châteaubriant sont toujours au même prix, la synchronisation se faisant en un temps record qui force le respect. Cet utilisateur dit que le tarif est le plus élevé de la région. Un centime par ci, un centime par là … Par litre de carburant, ça peut être intéressant.

En vrac

► A la piscine, grâce à la chaudière-bois, il y a une belle différence de température (bravo !) ► les dalles de la Grand Rue et de la Rue de Couëré sont très bruyantes pour les riverains ► sur la zone de la gare, il devrait y avoir 12 000 m² de bureaux ► il est réclamé un passage-piétons entre la rue Louis Davy et la rue Louis Aubin (problème : c’est dans un virage !) ► demande d’ouvrir le « Pont Célestin 1er » aux piétons pour donner accès aux terrains de la Foire ► il est demandé de rappeler aux commerçants non-sédentaires du mercredi de ne pas commencer à remballer avant midi et demi ► il y a trop de bruit le dimanche en dehors des horaires autorisés ► à ce sujet on peut appeler la police même le dimanche ► l’accès aux personnes en fauteuil roulant est difficile autour de l’étang de Choisel : ceci a été signalé à plusieurs reprises ► le dojo sera construit auprès de la salle du tennis-club ► il est réclamé une fosse à plongeon dans la future piscine, mais il est répondu que, dans l’immédiat, c’est trop cher : 2,5 millions d’euros

► Rue Vieille Voie, le livreur de journaux remonte le sens interdit en marche arrière ► il faudrait demander au camion des PTT de ne plus emprunter la rue de la Barre ► Il faudrait demander aux mamans qui vont chercher les enfants à l’école Marcel Viaud de ne plus passer par la rue Max Veper parce qu’elles occasionnent un bouchon à l’angle de la rue Alsace Lorraine et surtout parce que cela empêche un riverain de rentrer dans son garage ► Le garage Lateste, près de la salle Omnisports, n’est plus à vendre (dommage !) ► le tourne à droite n’est pas autorisé pour les vélos ► la ville est loin d’être propre : il y a des crottes de chien partout place de l’église et dans le square de la maison
Bordage ► il a été demandé un stop dans la rue d’Angers (aussitôt dit, aussitôt fait) mais pour enlever celui de la Rue St Eloi, il faudra réunir la commission de circulation. ► Il est demandé aussi une ligne continue boulevard de la République pour empêcher les gens venant de la Place de la Motte de tourner vers le parking du magasin.

Sur ce, après avoir passé une douzaine d’heures à zieuter Châteaubriant par le petit bout de la lorgnette, (parfois avec un vague parfum de délation), regagnons gentiment nos pénates (1). La révolution n’est pas pour demain à Châteaubriant.

(1) Les pénates étaient des dieux domestiques protecteurs du foyer chez les Romains. Par extension, le mot s’est appliqué ensuite au domicile.