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Une charte commerciale à Châteaubriant

Ecrit le 18 décembre 2013

 Une Charte Commerciale, enfin !

La Com’Com’   du Castelbriantais, toute fière, a adopté sa « charte d’orientation commerciale ». Joël Fourny, Président de la Chambre des Métiers, a douché l’auto-satisfaction en révélant que la Com’Com’   était la 21e sur 22 à faire cet exercice. M’enfin, bon … c’est fait. Cette charte indique que Châteaubriant regroupe 90 % des surfaces commerciales du Castelbriantais, avec une forte densité (4600 m2 pour 1000 habitants), la cinquième du département. Les ’petits’ commerces (moins de 300 m2) représentent 86 % des points de vente et 26 % des surfaces couvertes (soit moins que le département, respectivement 90 % et 31 %).

L’appareil commercial est structuré par : un pôle majeur (Châteaubriant) – sept pôles intermédiaires (Rougé, Soudan, Erbray, Moisdon, St Julien, Issé, La Meilleraye) permettant de réaliser des achats réguliers et occasionnels – et 11 pôles de proximité pour les achats quotidiens.

Les signataires (à savoir les 19 maires de la Com’Com’  ) s’engagent à créer un aménagement commercial respectueux des équilibres (logements, transports, activités économiques, espaces naturels). C’est pour cela que, selon la Charte, il faut « une vision collective de l’aménagement et du développement s’adossant à un SCOT   (Schéma de Cohérence Territoriale) ». Il faudra « renforcer les pôles intermédiaires » et « maintenir et favoriser les pôles de proximité ». La charte parle en outre de prévoir « une taille de cellule commerciale minimale », d’inciter les professionnels à collaborer avec des fournisseurs locaux, de favoriser la mixité des équipements pour permettre aux habitants de satisfaire plusieurs objectifs lors d’un même trajet.

La charte suggère de favoriser les déplacements doux, d’inciter les établissements commerciaux à réaliser des efforts pour respecter l’environnement et le cadre de vie. Et enfin elle n’oublie pas de valoriser le rôle social du commerce.


Ecrit le 18 décembre 2013

 Un « Centre » tristounet

Châteaubriant, Nozay, Derval, Rougé, Abbaretz, Erbray … vous y vivez, vous souhaitez continuer à y vivre : cela dépend de vous en partie ! Achetez local, pour aider au maintien des commerces de proximité, là où vous trouvez le choix, la qualité, le service et le sourire du commerçant.

Oui mais, je ne trouve pas tout ce que je cherche. C’est vrai, le commerce local souffre de la disparition des « petits » commerçants, il ne faut donc pas accélérer les choses. Dans beaucoup de cas, il est possible d’examiner un produit, ou un matériel, sur internet, et d’aller en passer commande dans les commerces du coin. Actuellement, n’est-ce pas désespérant (et polluant !) de voir la noria de camionnettes qui viennent livrer 2-3 colis chacun dans un relais-colis ?

Châteaubriant souffre actuellement de plusieurs handicaps.

  • - Sa population vieillit (donc achète moins)
  • - Les revenus des retraités et des salariés sont très bas
  • - Le chômage frappe durement

et, par dessus le marché, le centre-ville de Châteaubriant se désertifie. La municipalité n’a pas su (ou pas voulu) créer une vraie animation de l’hyper-centre.

Dans les grandes villes, les centres commerciaux disposent souvent d’une galerie marchande que les clients traversent, ce qui les incite à acheter, ou, au moins à repérer les commerces. A Châteaubriant, c’est le règne de la voiture. Par ailleurs, des aménagements (comme le dos d’âne de la rue Pasteur) ont des effets pervers : les personnes qui descendent de Renac   et veulent aller à Béré, évitent ce dos d’âne, et les feux de la Rue Aristide Briand, et la place de la Motte et passent … par la Grand Rue et la rue de Couëré ! Le parcours est plus direct et plus facile, sauf que ces deux rues sont désormais très (trop) fréquentées !

De même la Rue de Rigale, étroite et sans trottoirs, normalement réservée aux riverains, est très utilisée par les voitures (un demi-millier par jour). Si elle était réservée aux piétons et aux cyclistes, cela augmenterait la sécurité de tous car, par exemple, les cyclistes qui peinent dans la Rue du Château, emprunteraient la rue de Rigale qui lui est parallèle.

Un vrai plan de circulation, autour de l’hyper-centre, ne gênerait personne et favoriserait le passage des clients devant les magasins qui restent.

L’hypercentre de Châteaubriant est tristounet. Un aménagement avec des portiques fleuris (selon les saisons), une signalétique de caractère, pourrait attirer les chalands. La disparition des poubelles intempestivement laissées dans certaines rues, contribuerait à l’attractivité des lieux. Une animation ponctuelle (quelques jours par an), ne saurait compenser un délaissement trop évident du centre par la municipalité. Si cela continue, on va assister à d’autres fermetures de commerces en centre-ville (il y a par exemple deux commerces qui ferment le 31 décembre dans la Grand Rue !).