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Accueil > La Mée ? > La Mée : qu’est-ce ? > 2012 : La Mée a 40 ans

2012 : La Mée a 40 ans

Ecrit le 25 mars 2012

La Mée a 40 ans ...

… et les « collègues » de la presse locale ont souhaité marquer le coup : il y a eu de très bons articles dans l’Eclaireur du 16 mars et dans Ouest-France du 26 mars, revenant sur la fondation (en janvier 1972 par Jean Gilois), sur l’histoire et sur le fonctionnement de cet hebdomadaire collectif et militant. Merci à eux, merci à tous ceux qui, fidèlement, font ce journal, l’informent, le diffusent et le soutiennent.

Et voilà qu’un lecteur a pris sa plume et nous écrit, avec humour.

« Avec un quart de poil (à gratter) de retard, et au motif que je n’en avais point été instruit à temps, c’est avec un immense respect et une grande joie que je joins ma voix, ainsi que ma voie, pour souhaiter un excellent 40e (rugissant ?) anniversaire à ce joli « vilain » petit canard, à cette vénérable institution bien décomplexée qui ose ouvrir sa Tribune à celles et ceux qui n’avaient jamais pensé savoir « écrire », qui autorise à des « sans-voix » leur droit à transmettre, « ailleurs », une idée, une opinion ou un fait de vie.

Ouf, quelle phrase ! Je la résume : « La mée » est un lien social reconnu, attendu et qui doit porter encore longtemps et encore plus loin son « coin-coin » subtil, actuel et tonitruant. C’est tout le mal que je lui souhaite.

Mais, pour tenir sa tête hors de l’eau et ne plus le voir menacé d’extinction de voix, il faut le nourrir.

Histoire de rigoler (et de me rendre compte ?), j’ai ressorti ma super-calculette à 3 écrans simultanés qui crachent, à volonté et avec indifférence, des Francs, des Euros, des Kg ou des Km, et bien d’autres choses encore… !. « La mée », c’est un Canard de 12 pages (recto et verso), de format A4, édité depuis 40 ans. Et si je mettais bout-à-bout et par terre, à la queue leu leu, chaque page imprimée, pour en faire un « chemin » de papier de 21 cm de large ? Et s’il me venait l’envie ou la folie de tout relire de A à Z ? A genoux, bien sûr, et à reculons.

Là, je constate que je me lance dans un défi grave. Ligne écrite après ligne écrite, penché sur mon chemin de papier imaginaire, il me faudra parcourir 7 km, 428 m et 57 cm. Comme on dit, ça fait un sacré bout de chemin et, boudiou (ou dame), je suis pas au début d’en voir la fin ! Et ça s’aggrave si je me dis qu’il me faut bien 5 min de lecture par page pour tout bien comprendre. Et qu’il y en a au moins 20 000 à lire ! Kenavo pour le calcul.

Fi de tout ça, le miracle de l’Internet est passé, je clique sur www.journal-la-mee.fr et je plonge (avec gourmandise) dans la mémoire (d’éléphant) du Canard (en regrettant que les 17 premières années n’y figurent pas !). En plus, c’est gratuit !

Ne souriez plus, lecteurs. Car, derrière le rideau, il y a des gens, du matos, des charges, des frais. « La mée » restera moderne tant que ses finances le lui permettront. J’ai peu de moyens, mais j’envoie 10 € de suite. Si vous tenez à ce « coin-coin », aidez-le selon vos moyens, et vite. Sinon « couic ».

P.B.

— -

Ce lecteur a raison, mais plus encore que l’aspect financier, c’est l’aspect moral qui compte (au sens d’avoir le moral). La Mée tiendra si ses lecteurs y tiennent, s’ils savent s’en servir pour véhiculer des idées, passer le journal aux voisins, le garder pour les enfants (ou pour les parents), oser le critiquer et/ou l’encourager !

L’éclaireur 16 mars 2012
Ouest-France 26 mars 2012

Ce que disent des lecteurs

Françoise Pineau - Pouancé : bien sûr c’est important de dire pourquoi nous tenons à ce journal il est le signe vivant d’une vraie démocratie pour une liberté de parole où tout le monde peut se retrouver. personne n’ait oublié ce journal défend ce qu’il y a de plus important dans nos vies Il est le symbole vivant de ce que nous attendons tous pour un monde plus humain plus fraternel. Il n’a pas peur de dénoncer des injustices dans tous les domaines que ce soit travail famille ou politique Il est soucieux de la culture et d’informer de tout ce qui se passe dans la région. Il nous ouvre les yeux sur ce monde en nous invitant à nous engager pour des causes humanismes. personne n’est oublié. cela và de l’humanitaitre aux manifs pour des causes qui nous concernent ou de prise de conscience par rapport aux oubliés de la vie. Oui ce journal à toute sa place et nous devons le soutenir .

Michèle Hersant - St Julien de Concelles : Ce journal, c’est :
- possibilité de s’exprimer,
- expression libre directement en réponse à l’actualité du moment, libre c’est-à-dire sans calcul pour plaire ou déplaire, oser, en sincérité, sortir du conformisme ambiant, de la parole unique, pour inviter le lecteur à rechercher une autre voie à l’organisation et la gestion de nos vies,
- conserver un lien avec un lieu de vie qui a marqué un moment de mon existence, après l’avoir quitté, et suivre l’évolution, les évènements du Pays de Châteaubriant.
- important : hebdomadaire dont la qualité première est l’engagement bénévole de ceux et celles qui le font exister. Il ne peut y avoir de surenchère financière par "gagner toujours plus" pour de potentiels actionnaires.

Voici l’esprit du témoignage que je veux apporter.

Hervé Drouard, Montbert : Pourquoi j’ai rejoint l’équipe de rédaction et me plait chaque semaine à apporter ma petite touche patoisante ? C’est parce que cette petite feuille de chou réussit un tour difficile : conjoindre des nouvelles locales à des convictions globales, faire parler et sentir le terroir en lien avec la petite terre qui nous porte et nous supporte, maintenir une approche militante, convaincante dans un humour de proximité et de fidélité. Longue vie donc à ce petit canard nageant, couinant sur nos vieilles mares Mée-disantes et chateaubrillantes !


Ecrit le 14 novembre 2012

La Mée en déficit

La Mée est en déficit en cette fin d’année 2012 et a dû faire un emprunt de 8000 € pour pouvoir finir l’année. C’est pourquoi les abonnés vont être sollicités dès la mi-novembre pour renouveler leur abonnement, de façon que les chèques puissent être encaissés fin décembre.

De plus, le prix de vente au numéro augmente : depuis le 1er janvier 2009, il était à un euro. Il va donc passer à 1,10 € ce qui correspond à une hausse de 2 % par an.

Pourquoi cette difficulté financière ? Parce que la location des machines qui permettent de tirer le journal se termine en août 2013, il va donc falloir les remplacer et nous avons profité d’une machine en bonne occasion, mais 7600 € quand même ! Et voilà ! A part les machines, le papier et les frais de PTT, nous ne dépensons rien, ni loyer, ni personnel, ni frais de déplacement. Mais que nos adversaires ne nous enterrent pas si vite : l’enthousiasme est intact. Il reste seulement un an difficile à passer...

Merci à nos lecteurs de leur compréhension !


Ecrit le 12 février 2016

La Mée, 45e année

En ce début d’année 2016, La Mée commence sa 45e année. Non sans difficultés financières ! Et voilà que, le 5 février, une de nos grosses imprimantes est tombée en panne. Le réparateur, contacté, nous a dit qu’il ne pouvait plus rien pour nous (machine trop ancienne) et, de toutes façons, les frais de déplacement, en eux-mêmes, étaient prohibitifs. Catastrophe.

Mais notre trésorier, Yves, a pris sa boîte à outils et a démonté la machine, méthodiquement, en rangeant bien les pièces, et les vis qui allaient avec, en prenant des photos au fur et à mesure du démontage. Résultat : c’était une panne mécanique, une came qui était allée au delà de sa course. Et voilà, c’est réparé ! Cinq heures de travail quand même, pour pas un rond ! Merci Yves

Article de Ouest-France du 26 mars 2012