Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Culture, expositions, livres, loisirs, spectacles, sports > Patinoire, bowling, golf, sports > Football : la baballe

Football : la baballe

Date : juillet ou août 2000

 L’argent foot

LE COMITÉ EXÉCUTIF de la Fédération internationale de football (FIFA) a désigné l’Allemagne, jeudi 6 juillet, pour organiser la Coupe du monde 2006. Il a montré ainsi son intention de privilégier le « foot-business » . En effet, l’Afrique du Sud, pourtant favorite, a été écartée au dernier moment. Elle aurait été le premier pays africain à organiser cette compétition. Le pays a accueilli cette décision avec amertume, d’autant plus qu’il est bien équipé en stades.

Cette décision est ressentie par toute l’Afrique, qui fournit des joueurs de qualité à de nombreux clubs européens, comme une nouvelle injustice, une entente des plus riches contre les moins nantis.

En France l’industriel Gérard Bourgoin, le roi du poulet (en difficulté économique d’ailleurs), succède à Noël Le Graët à la tête de la Ligue nationale de football. Cette élection est une victoire pour les plus riches, partisans de l’entrée en Bourse des clubs, qui veulent profiter davantage de la manne des droits télévisés, au détriment des équipes plus modestes, afin, disent-ils, de pouvoir concurrencer les plus grands clubs européens. Noël Le Graet était partisan d’un développement du football qui ferait place à la morale, il prônait une répartition équitable des droits télévisuels entre les clubs riches et les moins riches. Il a été éliminé.

Alors ceux qui écrivent, comme dans le honteux éditorial de Ouest-France du 3 juillet 2000, que la victoire de la France résulte « d’une posture morale exemplaire », qu’elle est « la juste récompense pour tous les éducateurs sportifs dont le but premier est de conduire leurs gamins sur les chemins de l’insertion sociale », ceux-là trompent les gens, sciemment, ces milliers de spectateurs qui croient à une compétition joyeuse, sportive et amicale, alors qu’elle n’est que la vitrine mensongère d’une basse compétition où les joueurs s’achètent et se vendent à coups de millions. Certains ont pu dire : « Avant on cherchait de l’argent pour une équipe, maintenant on cherche des équipes pour faire de l’argent »

Comme dit Le Monde, le jour approche où le football ne répondra plus qu’à la loi de l’argent. Le magazine américain Times interrogeait d’ailleurs récemment : l’argent va-t-il détruire le sport le plus populaire du monde ?


Ecrit le 2 février 2005 :

 Complainte de la ba-balle

Je suis une balle balle balle
de foot-balle balle balle
Je suis une balle balle balle
de foot-balle balle balle

J’vais vous narrer ma drôle de vie
Mes dimanches après-midi
Toute la semaine je dors
Sauf ce jour-là où l’on me sort
D’mon coin-vestiaire mon nid douillet
Pour me passer sous l’robinet
On m’essuie consciencieusement
Avant de me gonfler gaiement

Ensuite on me fait rebondir
On me caresse doucement
On juge de l’état de mon cuir
Et de mes damiers noirs et blancs
Puis on me présente à un homme
Qui me palpe très sérieusement
L’arbitre c’est le nom qu’on lui donne
Me dégonfle légèrement

A gauche des rouges à droite des blancs
Et moi seule au milieu d’un champ
Un type en noir auprès de moi
Siffle bientôt le coup d’envoi
Vingt-deux hommes qui se disputent
Mes faveurs je n’y crois pas
J’suis qu’une baballe j’suis pas une pute
Pourtant ils courent tous après moi

Flattant les rondeurs de mon cuir
Ils me tripotent me font rouler
Et tentent de me conquérir
En me jonglant pour me garder
Un par un voici qu’ils me touchent
Plus ou moins délicatement
Voilà qu’ils me balancent en touche
Et voici le premier coup-franc

Dans le pré carré la partie
Se poursuit tout l’après-midi
Certains d’une technique affirmée
Excellent à me caresser
D’autres se révèlent plus maladroits
Et font vraiment n’importe quoi
Ils me traitent à coups de crampons
Sans aucune imagination

Les arrières me frappent me taclent
Et m’expédient dans les gradins
Où des supporters têtes-à-claques
En profitent pour me mettre une main
Et m’renvoyer sur le terrain
Reprendre le jeu faire mon turbin
Continuer sans cesse de rouler
Quand je voudrais me dégonfler

Faut pourtant que je sois honnête
J’ai mes footballeurs préférés
Un une-deux me fait perdre la tête
Un petit pont me fait mouiller
J’aime ainsi particulièrement
Les ailiers qui me centrent brossée
Sur les gaillards de l’avant
Qui me reprennent de volée
Mais mon bonheur mon pied ma joie
C’est d’être frôlée du bout des doigts
C’est de me nicher dans les bras
De celui qui garde les bois
Et quand il me serre contre lui
C’est plus fort que tout je chavire
J’atteins l’orgasme et le plaisir
Lorsqu’il se couche sur mon cuir

Quand des bras de ce très beau mâle
Je me retrouve libérée
Un dégagement magistral
M’ramène à la réalité
A gauche des rouges à droite des blancs
Et moi seule au milieu du champ
Un type en noir auprès de moi
Sifflant la fin de nos ébats

Voici donc comment ça se passe
Tous les dimanches après-midi
C’est toujours pareil et ça m’lasse
Vu que ça dure une heure-et-demie
Mais dès qu’on me range dans mon coin
Vestiaire mon lit mon nid mon port
Je rêve déjà d’dimanche prochain
Où je pourrai refaire du sport

Je suis une balle balle balle
de foot-balle balle balle
Je suis une balle balle balle
de foot-balle balle balle

A. Neaunime


Ecrit le 26 octobre 2005

 Une histoire de foot

C’est une histoire de fous, ou une histoire de foot comme vous voulez.

Il y a deux équipes de foot à Châteaubriant, les Voltigeurs et l’Amicale Laïque (ALC). Les deux jouent habituellement au stade de la Ville en Bois et, lorsqu’il y a compétition pour le Championnat de France amateur ou de ligue, les instances dirigeantes se débrouillent pour que ce ne soit pas le même jour.

Le week-end des 15-16 octobre, dans le cadre de la Coupe de France, il y avait deux matches à Châteaubriant,
l’un de l’ALC contre une équipe plus forte, dans le cadre du Championnat de France.
l’autre des Voltigeurs avec une équipe moins forte.

Dans ce cas-là habituellement, le match le plus important (= le plus petit contre le plus gros) se joue le samedi soir, l’autre se joue le dimanche. L’ALC aurait donc dû jouer le samedi soir à La Ville en Bois.

Or qui a eu droit au samedi soir : les Voltigeurs ! Ce qui a surpris tout le monde. L’ALC a alors menacé d’organiser son match dans une commune extérieure. La mairie a cependant imposé la priorité aux Voltigeurs.

L’ALC, qui n’a pas osé résister, s’est contentée du dimanche
(donc d’une moindre recette financière !).

[Note du 16 novembre 2005 : Histoire de Foooo .... fous

A la suite de l’écho de La Mée, paru le 26 octobre 2005 (lire ci-dessus), le Président de l’Amicale Laïque foot, précise que :
- deux rencontres de Coupe de France étaient programmées par les Instances dirigeantes le même jour à la même heure. « Ils auraient pu faire beaucoup mieux »
- Ces deux rencontres étaient du même niveau, « fait rarissime »
- Un arrangement aurait pu être trouvé, en avançant l’ALC d’une heure et en reculant les Voltigeurs d’une heure (soit 15 h et 20 h), mais, « malgré l’intervention de M. l’adjoint aux Sports près du Club de La Roche, cela n’a pas été possible » - « Il faut savoir que pour changer le jour et l’heure officielle d’une rencontre, l’accord du club reçu doit être obtenu »

Dont acte.
Dans cette affaire (mineure !), La Mée avait bien vérifié ses informations. Mais il y a sans doute des interprétations différentes. M le Président de l’Amicale Laïque foot, précise par ailleurs que l’idée d’aller jouer ailleurs était « une hypothèse seulement, refusée par les membres du bureau de l’ALC Foot, mais pas une menace ». ]


Ecrit le 14 mai 2008

 C’est foot !

L’Equipe Magazine a publié en avril les salaires des champions sportifs français. En tête : Thierry Henry qui a gagné 17,4 millions d’euros (salaire plus contrats publicitaires) au cours de l’année 2007, ce qui fait à peu près 1 450 000 € par mois ou 48333 € par jour. Mais, c’est mérité, il fait un métier très pénible, c’est difficile de courir derrière un ballon pendant 1 heure et demi par semaine et la carrière est courte. Il gagnera beaucoup moins quand il sera entraîneur, agent de joueurs ou consultant sportif.

S’il voulait ce brave Thierry, il pourrait régler pas mal de problèmes avec son argent, il pourrait boucher le trou de la Sécu, réduire la faim dans le monde ou construire des écoles et des hôpitaux dans les pays du tiers monde. Comment peut-on donner tant d’argent à un seul homme et comment une personne peut- elle accepter ces folles sommes ? Et, tous les week-end, certains se ruinent pour applaudir ces grands garçons en short s’amusant avec un ballon. Le football sport populaire, oui mais pratiqué par des milliardaires. Pourtant, au classement mondial, Thierry Henry est un gamin, il n’arrive qu’au 19e rang, très loin de Tiger Woods (un golfeur) et de ses 81,7 millions d’euros ! C’est certain, ce monde est fou.

 

Florent Chauveau

 


Ecrit le 25 juin 2008

 Ah, les pov’s cons !

Le pauvre Nicolas, rien ne lui a été épargné depuis qu’il été élu président de la république. Entre la crise aux Etats-Unis, la flambée du prix du pétrole, le départ de Cécilia, la baisse du pouvoir d’achat, la médiocrité de ses ministres, ces Français qui ne comprennent rien et qui ne veulent pas bosser plus, le non irlandais, je ne sais pas comment il tient le coup, il a vraiment du mérite, tu sens le gars qui n’en veut.

A l’automne 2007, il avait parié sur une victoire en coupe du monde de rugby, pour faire oublier aux Français leurs malheurs. Patatras, ces gros cons se sont lamentablement inclinés devant une bien pâle équipe anglaise. Alors, Nicolas a pensé qu’avec les footballeurs du gars Raymond, ça allait forcément marcher. C’est bien connu, nous avons les meilleurs joueurs du monde, donc, nous devions aisément remporter cet Euro et, terminés les soucis, la France sera enfin heureuse. Les enseignants, les pécheurs et les connards d’ouvriers n’auront plus qu’à plier leurs banderoles. Mais, repatatras, les Bleus ont été ridicules.

Nicolas est furieux, il en veut à tout le monde, il en veut à ces fainéants de joueurs français, qui ont fait exprès de se faire éliminer pour partir en vacances plus vite, à ce gauchiste de Domenech, qui a tout fait pour perdre et ne pas faire de cadeaux à la droite, à Roselyne et à Bernard, aux Italiens, aux Hollandais, aux Roumains, à l’arbitre, à Abidal et à ce connard de Ribéry. Nicolas s’en veut aussi à lui-même de ne pas avoir offert le poste de sélectionneur à son fils Jean. Lui aurait réussi, il a tellement de talent et d’expérience.

Allez Nicolas, arrête-toi là, tu vois bien que tu ne réussiras jamais, ce poste n’est pas fait pour toi, le costume est trop grand. Fais pas le con, t’entête pas, on ne t’en voudra pas, démissionne avant d’être vraiment ridicule, il faut savoir s’arrêter, on fait tous des erreurs dans la vie, t’es pas foutu, t’es encore jeune, tu pourras peut être trouver un poste tranquille, genre responsable des terrains de foot à Neuilly, c’est pas trop dur même s’il faut bosser de temps en temps le week-end.

J’allais oublier, petit message aux amateurs de football. Pour gagner une grande compétition internationale en football, il faut voter à gauche : Euro 84 Mauroy premier ministre ; Coupe du monde 98 et Euro 2000 Jospin premier ministre. Amis sportifs, la prochaine fois, réfléchissez bien avant de glisser votre bulletin dans l’urne.

 

Florent Chauveau