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Accueil > Conseil Municipal Châteaubriant > Urbanisme > PLU, 2003 : analyse et projections

PLU, 2003 : analyse et projections

Ecrit le 1er octobre 2003

Le PLU   : un nouveau sigle auquel il va falloir s’habituer car le PLU   (plan local d’urbanisme) remplacera le POS (Plan d’Occupation des Sols). Le projet de PLU  , pour Châteaubriant, soumis à enquête publique, est en consultation au centre Technique Municipal, rue du Commandant Bachellerie jusqu’au 20 octobre. Il comporte deux parties : une analyse de l’existant, et une projection dans l’avenir.

 Analyse de l’existant

L’analyse de l’existant est intéressante : les sites archéologiques à protéger (dont le château et deux mottes castrales : le Bois Briant et Les Fougerays), les zones d’une grande valeur patrimoniale (la Carrière des Fusillés, les étangs du Chêne au Borgne, de Deil et de la Courbetière) l’alimentation en eau, l’emploi, la population, etc.Selon ce rapport, il y avait 12 065 habitants à Châteaubriant, au recensement de 1999 : dont 11 000 environ agglomérés (1065 dans les villages), et 5679 logements avec une moyenne de 2,3 personnes par foyer. Ce chiffre de 12065 habitants surprend. Il correspond à ce qu’on appelle la « population fictive » telle qu’indiquée dans les documents de la municipalité et en particulier à la page 3 du budget primitif 2003.

Selon ce dernier document, la population totale de Châteaubriant est de 12807 habitants. Pourquoi avoir voulu faire disparaître 800 personnes ?

Emplois : Selon le même rapport :

En 1990 il y avait :
- 7729 emplois
- 3689 entrants

En 1999 il y avait :
- 8097 emplois
- 4632 entrants

soit une progression du nombre des emplois, et une augmentation du nombre des personnes qui viennent régulièrement travailler à Châteaubriant tout en n’y résidant pas. L’Atelier du Canal, qui a fait le rapport estime que Châteaubriant rassemble 75 % des emplois de la proche région et 80 % de l’offre commerciale.

Cinq grands secteurs

Les emplois se répartissent en 5 grands secteurs d’activité :
- La métallurgie : 24,5 % des emplois. Le plus gros employeur étant Kuhn-Huard
- La plasturgie : 25,6 % des emplois.Le plus gros employeur étantNovembal
- L’agro-alimentaire : 20,9 % des emplois. Le plus gros employeur étant la société Viol Frères
- La santé (bassin sanitaire de 60 000 habitants) avec 585 emplois pour hôpital-clinique
- Les services administratifs dont 835 emplois à la mairie et dans l’enseignement

Il y a de nombreux commerces alimentaires puisque le taux de satisfaction offre-demande est de 1,11. En revanche le taux de satisfaction offre-demande n’est que de 0,69 pour l’équipement de la personne et 0,58 pour culture-loisirs.

L’agriculture compte de moins en moins d’exploitants :
- 1979 : 107 chefs d’exploitations
- 1988 : 77 chefs d’exploitations
- 2000 : 58 chefs d’exploitations

En revanche, la population des exploitants et co-exploitants est plus jeune qu’en 1979.
- En 2000 on compte en effet :
_ * 25,9 % de moins de 40 ans
_ * 48,2 % de 40-55 ans
_ * 25,9 % de plus de 55 ans

La région a surtout une production bovine (viande et lait). Le nombre de vaches par exploitant est passé de 22 en 1979 à 42 en 2000

Ménages : Une ou deux personnes

La structure de la population de Châteaubriant a considérablement changé entre 1982 et 1999 :
- Ménages d’une personne : + 65,89 %
- Ménages de deux personnes : + 30,94 %

Ceci illustre la part croissante des célibataires, des cellules mono-parentales avec un enfant. mais aussi des veufs et veuves (= vieillissement), des couples sans enfants ou dont les enfants ont quitté le domicile familial. Il faut savoir qu’il y a à Châteaubriant deux maisons de retraite et deux services de long séjour.

De plus, la ville accueille de nombreux retraités des communes environnantes venus profiter des services de la ville (et qui contribuent au vieillissement de la population).

En revanche, les ménages de 2,3,4,5 ou 6 personnes ont considérablement diminué :
- Ménages de 3 personnes : - 12,5 %
- Ménages de 4 personnes : - 27,8 %
- Ménages de 5 personnes : - 35,6 %
- Ménages de 6 et plus : - 73,5 %

En cela, la population castelbriantaise ne diffère guère de la moyenne de la population française !

La commune de Châteaubriant a une sous-représentation de familles propriétaires de leur logement et une sur-représentation de familles locataires (ce qui, dit l’Atelier du Canal, « permet un renouvellement de la population sur parc constant »).On sait en effet qu’un quartier peut être « jeune » au départ, quand il s’agit d’un quartier pavillonnaire récemment aménagé, et devenir « vieux » en 15-20 ans quand les jeunes ont quitté la maison. L’arrivée de locataires avec des enfants jeunes, permet de garder une certaine jeunesse au quartier.


Ecrit le 1er octobre 2003

 Où va-t-on ? Projection dans l’avenir

Ce constat étant fait, la municipalité actuelle a fixé comme objectif : arriver à une population de 14 000 habitants d’ici 2013.

Par quel moyen ? Pas en développant l’emploi. Il est écrit : « le pôle d’emploi existe, il peut être renforcé à l’échelle intercommunale par une meilleure desserte, une diversification des activités et notamment une part de tertiairisation ».La municipalité n’a guère prévu d’extension des zones industrielles existantes : elle compte sur les autres communes de la Communauté de Communes, ce qui est tout-à-fait possible puisqu’il y aura, d’ici une dizaine d’années, une taxe professionnelle unique (ce n’est pas le cas encore, on y vient). Elle envisage tout de même une petite extension de la zone industrielle Sud-Ouest (pour les ABRF).

Commune-dortoir

La municipalité estime que « le moteur du développement démographique demeure l’offre résidentielle ». Cela veut dire que la municipalité pense que Châteaubriant se développera en offrant de nombreuses zones à bâtir. Et elle estime qu’il devrait y avoir entre 1079 et 1625 logements supplémentaires d’ici 10 ans. Elle compte peut-être aussi sur les retombées du futur aérodrome de Notre-Dame des Landes mais c’est pas demain la veille.Le principe affirmé : favoriser l’accession à la propriété et la construction de logements locatifs. Reste à savoir comment cela pourra être mis en œuvre. La municipalité a clairement exprimé l’intention de réaliser des lotissements de standing.

Le PLU   propose aussi, à plusieurs reprises, un « développement radio-concen-trique » de la ville. La formule est jolie mais floue à souhait.

Le PLU   souhaite également « renforcer la fonction centralisatrice du pôle commerçant » - « développer des pôles administratifs, sportifs et tertiaires, et valoriser des cheminements piétons. ». Dans ce cadre, il est prévu :
- de nombreuses zones d’habitat futur
- le développement d’une zone d’activité connectée au contournement Est (du côté de la future Maison de l’Enfant, tout en veillant à garder une zone de protection de 50 m autour des Éts Richet qui stockent des farines animales). Ce développement est conçu davantage en termes de services, qu’en termes d’industrie.
- la confortation du commerce de proximité au centre-ville par des aménagements urbains
- la création d’une micro zone d’activité sur la route de Rougé (aux alentours de l’atelier Biche de Béré)
- La mutation des friches Huard et du site de la Gare
- Un tracé de « contournement ouest » indiqué de façon très sommaire

Il reste maintenant à mettre tout ça en œuvre. Comme dit le rapport « c’est parce que la situation est difficile, qu’il faut être ambitieux tout en restant réaliste ». A défaut d’avoir du sens, cette phrase a au moins une harmonie certaine. On dirait du Raffarin d’origine !

Quelques points à préciser :

Le PLU   prévoit l’implantation d’un terrain pour les Gens du Voyage, mais loin de la ville, des écoles et des commerces : en limite de la zone industrielle du Val Fleury, à proximité de l’étang de Deil, face au Foirail.Le PLU   n’a pas envisagé du tout la recherche d’un terrain pour l’enfouissement technique des ordures ménagères. C’est une lacune qui coûtera cher dans un proche avenir.

Dans le passé

Rappelons que la ville de Châteaubriant s’est dotée du premier Plan d’Occupation des Sols (POS) de son histoire, en 1991 : le maire précédent, Xavier Hunault, en avait beaucoup parlé tout en faisant du sur-place. En réalité, il ne voulait pas d’un POS. Celui-ci a été fait par la municipalité de Martine Buron et, selon l’Atelier du Canal, ses objectifs ont été en partie atteints : affirmation du Centre Ville (« par l’introduction de programmes à forte valeur fédératrice, Théâtre de Verre   par exemple »), succès du pôle commercial associant les quartiers de Béré et La Ville aux Roses, aménagement d’un pôle unique emploi-économie-agriculture, protection des rives de la Chère et des espaces naturels sensibles.

(ndlr : en mai 2004 on apprend que le terrain des Gens du Voyage aurait changé d’emplacement)


NOTES:

Faites des bébés :

A Châteaubriant, la population était de 11782 au dernier recensement (1999). L’objectif de la municipalité est d’arriver à 14 000 habitants en 2009 et « l’atelier du Canal » , le 21 février 2002, estimait nécessaire d’avoir 463 naissances de plus que de décès, en 7 ans, soit 66 personnes par an.