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Rencontres, pour l’instant, ça va !

Écrit le 15 avril 2015

Assemblée Générale annuelle de Rencontres   : pour une fois cela ne se passe dans l’exigu local de l’association, mais dans une salle municipale. Beaucoup de bénévoles sont présents, quelques élus aussi (dont le maire et un conseiller départemental) mais très peu de bénéficiaires des actions, contrairement aux autres années. Les responsables des diverses activités se succèdent, en toute simplicité.

Brigitte parle de l’aide aux devoirs qui concerne des enfants de tous niveaux, du primaire au lycée. ’’C’est une aide ponctuelle, nous aimerions une présence plus régulière pour pouvoir apporter une aide méthodologique’’. Anne-Marie évoque la 5e année de ’’Lire et faire lire’’ se déroulant sur trois écoles de Châteaubriant : dix bénévoles se relaient, s’occupant d’un petit groupe d’enfants avec l’objectif de donner le goût de la lecture. ’’Pour nous, c’est que du plaisir’’.

Régis parle de l’atelier d’écriture qui a été fait avec les jeunes de la Maison Familiale Rurale.

Joseph et Gérard, avec une dizaine de jardiniers, évoquent le ’’jardin des Lilas’’, un jardin ’’naturel’’ accueillant une vingtaine d’enfants découvrant le respect de la nature, la faune et la flore, le land-art et la fabrique de nichoirs. Situé sur un terrain mis à disposition par la ville, il s’est enrichi d’un bassin aquatique, entre Fontaine et Chère.

Projet 2015 : construire un hôtel à insectes et un arbre à poésie, planter des haies bocagères, élargir les visites aux écoles et emmener les enfants découvrir d’autres jardins (l’arboretum et le Jardin d’Agnès). Un petit préau est souhaité. L’association Rencontres   anime les ’’jardins de Béré’’ et y a fait découvrir, notamment, la permaculture et re-découvrir les plantes aromatiques anciennes.

André et Jean-Louis animent les jardins familiaux : 31 inscrits sur un terrain prêté par la ville. Le préau est de plus en plus utilisé pour des pique-niques. Quelques cabanons ont été construits.

Régis assure l’animation musicale à l’association Rencontres  , et accompagne les jeunes dont, récemment, le jeune Wahib, prix « Coup de cœur du jury » du festival Rock’Estuaire de Cordemais.
Clotilde s’occupe de l’animation famille, avec des ateliers parents-enfants de plusieurs nationalités. Occasion d’échanger sur le bien-être de l’enfant, avec présence d’une puéricultrice.

Les ateliers socio-linguistiques comportent deux niveaux avec six bénévoles, coordonnés par Christine, dont Lamara (qui, elle-même, en a bénéficié il y a quelques années et s’est formée, depuis, à cette activité). Il y a une trentaine d’inscrits, des femmes, mais aussi cinq hommes ! Turcs, Roumains, Brésiliens, Algériens, Tchétchènes, Anglais etc. « Nous y apprenons la langue française mais aussi nous échangeons nos cultures. On rit beaucoup ! ».

En 2015, pour la deuxième fois, une soirée-cabaret a été organisée, permettant d’assurer la bonne santé financière de l’association. Celle-ci, en plus des subventions du Conseil Général et de la CAF (Caisse d’allocations familiales), bénéficie d’une subvention de 10 000 € de la ville, pour la deuxième année (au lieu de 568 € les années précédentes)..

Quatre associations partenaires se sont présentées ensuite : l’Association Culturelle Turque (200 familles), l’association Arcel   (400 adhérents, animation socio-culturelle et centre aéré) et le Rap   (280 familles, animation en milieu rural). Et l’association Tissé-Métisse de Nantes qui agit contre les discriminations et pour les échanges de cultures.

C’est avec cette dernière association que des jeunes de La Ville-aux-Roses ont pu tourner un petit film sur ce quartier. À la question : « Trouvez-vous que ce quartier a évolué ? » ils répondent : Non. Ah les vilains ! Des conseillers municipaux, présents, s’insurgent : « Comment ? Mais Habitat 44 a mis plus de 3 millions d’euros pour rénover le quartier ! ». Sauf que la réfection des halls d’entrée ne concerne pas vraiment la vie des jeunes. [Ndlr : et comme dit un participant : quand on a 18-20 ans, on n’a pas encore eu le temps de voir un quartier changer, on s’intéresse à sa propre vie sans avoir une vue d’ensemble sur le quartier ]. ’’Et puis, dans mon hall, ils ont mis de belles plaques de placo pour cacher les murs existants, cela ne résout pas les problèmes : j’ai vu des rats dans le hall’’..

Les jeunes disent qu’il manque un local pour eux dans le quartier. Il y a pourtant le local de Rencontres  , mais il est exigu et fermé une partie de la journée (car les animateurs sont à temps partiel). Il y a aussi le local de l’Association Culturelle Turque. ’’Ouvert à tous’’ dit Raif (conseiller municipal). En fait ce local n’est fréquenté que par les jeunes de familles turques, et encore : pas par les jeunes filles ! ’’C’est une question de culture’’ dit Raif !

Il manque donc un centre socio-culturel au quartier de la Ville aux Roses. Le maire en avait promis un pour la fin de l’année 2015. Irréaliste ! S’il est fait en juin 2016, ce sera extraordinaire. Reste à savoir où il sera implanté (le terre-plain au bout de la rue César Franck est très exigu). Mais il ne s’agit pas d’abord d’une question de bâtiment : il faut savoir ce qui se fera dans ce lieu. Il semble acté que ce centre socio-culturel offrira des locaux à l’association Rencontres  , ce qui permettra à ses animateurs de développer leur rôle d’accueil et d’écoute. Pourquoi pas un ’’lieu unique’’ avec un espace-café comme à Nantes, pour créer du lien social, pour organiser des événements spontanés, pour donner un rayonnement au quartier ? Pourquoi ne pas coupler avec une maison des associations ?

« Il y a deux espaces multi-sports » se glorifie la municipalité. Mais il n’y a pas que le sport dans la vie, les jeunes (et moins jeunes) ont aussi besoin de se retrouver pour discuter et … refaire le monde (mais ça c’est dangereux !)

’’Les espaces verts autour des HLM ont été refaits’’ dit un jeune, ’’mais maintenant il y a du béton et des piliers de bois et peu d’espaces pour les jeux des petits’’. C’est aussi ce que disent les mamans, en souhaitant qu’Habitat 44 installe des jeux pour les enfants. Elles ont pu l’exprimer dans la phase de ’’dialogue social’’ menée par Clotilde.

Quel avenir ?

On peut se poser des questions sur l’évolution du quartier de la Ville aux Roses, mais surtout sur le devenir de l’association Rencontres  . L’an dernier seulement, à quelques mois des élections municipales, la municipalité s’est décidée à apporter une subvention (10 000 € au lieu de 528 €) à la hauteur des activités de l’association et de son rôle social dans le quartier et dans quelques écoles de la ville. Décision électorale ? Sûrement ! Mais bonne décision puisque cette subvention a été pérennisée.

Mais quel sera l’avenir ? Les subventions seront-elles versées directement ou par le biais d’une super-structure comme c’est en train de se passer pour l’Orpac   ? L’association Rencontres   tient fortement à son indépendance, à la liberté de choix de ses actions, de ses animateurs, de ses partenaires associatifs.