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Pièces de Théâtre - Messidor (01)

Le fâilli Gueurzillon
Le menton du chat
Le revizor
La fidèle Idée
Un monde moderne
Candide
Baroufe à Chioggia
Gaston Couté

Ecrit en décembre 2000 -

 Théâtre Messidor

Au bout de 4 ans d’implantation à Châteaubriant, la ville de Châteaubriant met fin à la convention avec le Théâtre Messidor, pour des raisons budgétaires. C’est bien dommage ...

La conception culturelle défendue par le Théâtre Messidor est très bien résumée par le « rapport moral » présenté par cette structure lors de son assemblée générale du 14 novembre 2000 :

« Tenter de transcrire à travers notre sensibilité théâtrale les préoccupations et les révoltes d’un monde en quête de plus de justice, d’égalité, de probité et gangrené par trop d’UBUS, sûrs de leur fait et avides de pouvoirs ».

« Oser des expériences, - parfois dérangeantes parce que teintées d’utopie ou de rêves - où chacun, chacune, aurait droit à sa part d’expression et de parole »

« Mettre en scène plutôt les petites gens ; les exclus ou les êtres de peu, dans leurs désirs, leur joie d’exister et leur poésie, face à une tendance plus conventionnelle d’un théâtre à recette où le divertissement est la règle première »

« Effacer autant que faire se peut, toute barrière entre théâtre professionnel et théâtre amateur, en croisant les chemins et en partageant le savoir sans retenue »

« Travailler auprès de celles et de ceux, élus ou partenaires professionnels, qui ont délibérément choisi le développement culturel comme moyen privilégié de faire s’épanouir des individus ou des populations dans la liberté et la ’’non-peur’’ de l’avenir ».

Projets

Heureusement, le Théâtre Messidor ne va pas quitter la région de Châteaubriant, même si, dans l’immédiat, il n’a pas de convention avec la ville de Châteaubriant. Il a d’ores et déjà des projets :

- Création d’un spectacle « Voyages vers Cadou » à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de cet écrivain de renommée mondiale (mort à Louisfert en 1951).

- Création d’une pièce de théâtre « la base » de J.B. POUY, écrivain de série noire, lauréat du prix « Entre Guillemets » des lycéens de Châteaubriant en 1999. Cette pièce de théâtre a été écrite spécialement pour Messidor et sera créée le 23 février 2001 à la Chapelle sur Erdre, cette ville y mettant 50 000 F de subvention. Cette pièce sera-t-elle aussi programmée à Châteaubriant ou bien aura-t-elle le même sort que les concerts rock réclamés par les jeunes : à savoir les oubliettes ?

- Projet autour de « promenades littéraires » étoffées et animées, avec l’Office de Tourisme   de Châteaubriant

- Nouveau spectacle en patois

- Activités de formation avec la troupe de Fercé, et avec celle de Derval, avec l’Amicale Laïque de St Aubin des Châteaux.

- Ateliers adolescents à Derval et Issé.

- Poursuite des parcours artistiques avec le lycée Guy Môquet et avec le collège de la Ville aux Roses. (Ces parcours étant financés par le Conseil Régional)

- Commémoration de la Sablière, etc

Il y a donc toute une dynamique culturelle impulsée par le Théâtre Messidor, qui fait le lien entre les projets amateurs et les projets professionnels.

Qui est le Théâtre Messidor ?

C’est une association théâtrale indépendante (loi 1901) créée le 13 octobre 1982. Elle a travaillé 14 ans sur la commune de Montreuil sous Bois. Elle est installée à Châteaubriant depuis 4 ans. Depuis 1982 le Théâtre Messidor a créé 16 spectacles professionnels dont la plupart ont été joués au Festival d’Avignon, à Paris ou en tournée dans toute la France, mais aussi à l’étranger : au Maroc, en Suisse, en Tunisie, en Martinique et deux fois en Chine.

De 1988 à 1993 Messidor a réalisé des spectacles de commande pour :
*- les 100 ans de la Banque Monod à la Tour Eiffel
*- 500 ans d’histoire de la pharmacie hospitalière à la Conciergerie de Paris
*- spectacle pour EDF sur le toit de la Grande Arche à Paris
*- soirée internationale pour Merlin Gérin au musée des Arts et Métiers
*- soirée pour le Crédit Agricole au Casino de Deauville
*- Etats Généraux de la Loire, avec Jack Lang, au Château de Blois

Pour toutes ces soirées, le Théâtre Messidor avait la responsabilité de l’écriture, de la distribution et de la mise en scène. Par ailleurs, il a participé à la Commémoration du Bicentenaire de la Révolution Française dans le Jardin des Tuileries à Paris, de Mai à Octobre 1989.

Parallèlement, le Théâtre Messidor a développé des actions de formation auprès des populations auprès desquelles il évolue, non pas dans une démarche d’école (il ne prétend pas apprendre un métier), mais dans un esprit de « transmission » des techniques d’expression utilisées par les comédiens professionnels.


Une mise en scène du Théâtre Messidor :

 Mon enfance est à tout le monde

Quelques objets : la lampe pigeon, la carte de géographie, le tableau d’apprentissage de la lecture des années 50 ... et le théâtre Messidor nous fait rentrer dans l’univers de Cadou.

Deux comédiens : Alexis Chevalier et Christine Maerel se donnent la réplique. A l’aide de « Mon enfance est à tout le monde » roman autobiographique et de l’œuvre poétique, ils nous font entendre la voix de la mère, du père et du petit René Guy qui dialoguent ou racontent à tour de rôle. Bien sûr derrière le « tu » se profile un « je », le dialogue n’est qu’imaginaire, puisque ce roman est écrit à la première personne, mais cet artifice dramatique nous fait rentrer « dans la demeure du poète ».

Nous suivons le jeune Cadou à Sainte Reine de Bretagne avec ses rouges pommes à couteau que les comédiens épluchent et offrent aux spectateurs, son jardin de l’hospice, son maréchal ferrant. Et l’enclume est là pour rappeler, aux jeunes qui ne l’ont pas connu, le temps où les chevaux tiraient les carrioles et galopaient dans les prairies.

Ensuite c’est Saint Nazaire où à 10 ans, l’adolescent connaît déjà la nostalgie et la tristesse mais aussi la passion pour le cinéma et nous abandonnons l’auteur de « Hélène ou le règne végétal » à 15 ans à Nantes lorsqu’il commence à écrire ses premiers poèmes.

Ce mélange de roman autobiographique et de la parole poétique permet de mieux saisir le monde de René Guy Cadou où la métaphore fait éclater la vie : la lampe « pose son cou de femme », les chaumières sont « épaule ronde » et le poète jaillit « comme une tulipe », et est « lumière et feuille ».

Ce spectacle a été mis en scène par Yanis Chauviré qui a déjà créé de nombreuses dramaturgies pour les petits et les plus grands. Il s’adresse aux élèves du CM à la 3e et comporte trois parties :

- les enfants découvrent d’abord l’œuvre de Cadou grâce à une valise pédagogique qui est proposée au professeur,

- les jeunes lisent les textes et en apprennent quelques-uns,

- ensuite les élèves ne vont pas au théâtre, c’est le spectacle qui vient à eux, qui rentre dans la classe.

Pendant une heure environ, par la magie de la poésie, le lieu scolaire se métamorphose.

Et en juin 2001, « le village emmuré de forêts », le pays de Louisfert, accueillera tous ceux qui auront participé à l’expérience et qui pourront ainsi découvrir le musée-école et marcher sur les pas de Cadou. Le 28 et le 29 avril 2001 le théâtre Messidor prévoit un autre spectacle, en soirée, où il reprendra, pour les adultes et les adolescents, les poèmes d’amour et où il mêlera à l’œuvre de René celle d’Hélène. N’est-ce pas le plus bel hommage que l’on puisse faire à celui qui a écrit :

« Je t’attendais ainsi qu’on attend un navire, dans les années de sécheresse quand le blé ne monte pas plus haut qu’une oreille dans l’herbe qui écoute apeurée la grande voix du temps »

B.Duchêne

Les enseignants et les directeurs d’école intéressés peuvent prendre contact avec le théâtre Messidor au : 02 40 81 02 81


Ar Muse :

 Sur les traces de René Guy Cadou

« Le peintre est devant un poème
Comme le poète devant un tableau
Il rêve, il imagine, il crée
Et soudain de cette fraternité idéale entre poésie et peinture
Entre texte et image
Naît une autre réalité
celle de l’étonnement
Ici le jeu de l’art commence à être explosif ! » *

(*) texte réalisé avec la complicité
de P. Eluard et R. Alberti

L’association Ar’Muse suggère « Donner à Voir / Donner à lire » : dessin, peinture, photographies, textes, poésies, sons, chants, vidéos, tous travaux qui mêlent astucieusement l’image et le texte pour mener à une redécouverte plastique de l’univers de René Guy Cadou

« Et c’est l’honneur de Picasso d’avoir ouvert
_A coups de poings sanglants de cubes et d’éclairs
_Le paradis d’un temps fasciné par l’Enfer »

René Guy Cadou


Ecrit le 17 décembre 2003 :

 Eléonore

Eléonore : A quoi ça sert les contes ?

La maman : A aider les enfants à s’endormir, ma chérie (...) et puis mettre des rêves dans la tête ...

Eléonore : Est-ce que les adultes aiment aussi les contes ?

La maman : Bien sûr. (...) ce sont des images qui permettent aux gens de mieux comprendre la vie... Et puis on peut imaginer des personnages que l’on connaît dans ces histoires.

 

Bêta, un diablotin pas très malin, a volé le rire des humains. Ladislav cherche à le reprendre, avec le marteau et l’oiseau, qu’une petite vieille lui a donnés.....

Sur ce conte tchèque, Eléonore rêve.

Elle rencontre Hansel et Gretel, la Princesse à la grenouille, le petit Chaperon rouge, Blanche Neige, la Petite fille aux allumettes, Peau d’Ane et la Belle au Bois dormant et le sinistre Barbe Bleue. Prétexte pour convoquer tous les personnages de notre enfance, faire redécouvrir le sens caché des contes et tenir les enfants « éveillés ».

Il s’agit d’un spectacle destiné d’abord aux enfants, donné les 19-20 décembre 2003 à Châteaubriant, écrit par Alexis Chevalier du Théâtre messidor, et joué par les comédiens amateurs de la ville et des environs


écrit le 21 février 2001

 Encore un poète qu’on bâillonne avec du jambon

Un. Ce fut le « Journal d’un homme de trop » de Tourgueniev. Le soliloque d’un homme qui se sent rejeté de la bonne société. Réaliste et romantique, désabusé.

Deux : « Le défi du Diable » de Derek Walcott, un conte fantastique, un diable qui veut ressentir les mêmes émotions que les hommes. Poignant et dérisoire.

Trois : « La Base » de Jean-Bernard Pouy
un auteur célèbre, habitué des romans noirs et des polars (il écrit quatre romans par an), créateur du personnage « Le Poulpe », directeur de collection, et qui, à l’aube du troisième millénaire cède à l’envie d’inventer un homme nouveau

Et Alexis Chevalier, interprète de cette trilogie en forme de défi. Pour « La base », il a trouvé un complice, Jean-Luc Placé (metteur en scène de Patrick Cosnet dans « La Casquette du Dimanche »), et un décorateur Patrick Rocard, artiste de Pouancé.

La base, c’est un délire poético-burlesque. Sur la scène un homme assis dans un fauteuil. On ne lui voit que la tête. Reposée. Un homme entre, vêtu de blanc et de vert-chirurgien. Alors commence le dialogue avec ceux qui regardent, ceux qui écoutent et participent. L’homme à l’habit vert est chargé de façonner le crâne de l’homme nouveau, de lessiver les mots démodés ou dangereux comme « bagnole », « portable », « décodeur »,
« ultra-gauche », « oxymoron » et autres « didascalies » et de garder les mots importants, « train », « vélo », « patate », « Rock’n roll », « rêve », « poésie ».

Quand la pièce commence, nous en sommes au 23e jour de l’opération, la lettre W, « Deubeuliou » comme disent les américains.

W c’est William, William Shakespeare, indispensable. C’est « Why » aussi, qui veut dire « pourquoi ». Un mot fondamental qui appelle « parce que ».

Parce qu’un petit chat blanc et sourd ... « Peut-être que le Troisième Millénaire sera comme lui, sourdingue à mort ». « La base » c’est un jeu plein de peaux de bananes, où l’on rit beaucoup de choses très graves, autour du piège des mots .


écrit le 11 septembre 2002

 Les étoiles fraternelles du père Hugo

Tous ceux qui ont aimé (ou auraient aimé) jouer dans « Trois dames et un château », « L’arbre de feu » ou « Les promenades littéraires » sont invités à participer aux Etoiles fraternelles du Père Hugo. Sur un texte écrit par Alexis Chevalier, il sera possible de redécouvrir la vie, l’œuvre et les grands événements du siècle de Victor Hugo. La pièce, qui demande une cinquantaine d’acteurs bénévoles (pour 110 rôles) sera jouée le 21 décembre à 20h45 et le 22 décembre à 17 h au Théâtre de Verre   à Châteaubriant, dans le cadre d’autres projets montés avec Brigitte Collignon de la Bibliothèque Municipale. Une réunion d’information aura lieu mardi 10 septembre à 18 h au Théâtre de Verre   - Les répétitions commenceront le 17 septembre et se dérouleront tous les mardis de 17 h à 22 h. La scène est ouverte à tous, même à ceux qui n’ont jamais fait de théâtre.

Par ailleurs, mais dans la rue cette fois, cinq scènes seront ouvertes les 21-22 décembre, sortes de livres vivants où un bateleur évoquera des scènes des œuvres de Victor Hugo. Le public pourra déambuler d’une scène à l’autre. Le spectacle se déroulera de façon quasi-continue. Les personnes qui voudront jouer seront sollicitées à partir de novembre.

Peinture et théâtre

Un autre spectacle autour de Victor Hugo aura lieu à la Maison de l’Ange  , avec l’association lyrique et culturelle du Pays de la Mée, à l’occasion d’une exposition du peintre R. Lennhardt, les 13 et 17 octobre. Il s’agira d’une mise en scène « épistolaire » à partir de l’abondante correspondance entre Victor Hugo et Juliette Drouet (20 000 lettres d’amour échangées sur 50 ans !).

 Don Juan

La séduction, la liberté par rapport aux dogmes établis, le défi ... ce sont les thèmes qui seront mis en avant dans la pièce Don Juan de Molière que le Théâtre Messidor jouera le 14 mars (séance scolaire) et le 15 mars (séance publique), en co-production avec le Théâtre du Confluent de Montereau (Seine et Marne). Les enseignants particulièrement motivés pour l’étude de cette œuvre doivent prendre contact d’urgence au 02 40 81 02 81.

Formation

Le Théâtre Messidor continue par ailleurs ses actions de formation en milieu scolaire. Classes primaires (Claude Monet à Châteaubriant, et St Aubin des Châteaux) - collège Ville aux Roses (5e, 4e, 3e) et lycée Guy Môquet..

Enfin, comme les années passées, le Théâtre Messidor participera avec de jeunes scolaires à l’évocation de la Sablière.


Ecrit le 15 décembre 2004 :

 Le Parchemin de l’aventure

Eliott, Pierre et Zoé s’ennuient. Il n’y a plus rien à faire, même la lune a été découverte.
C’est alors, un soir de déprime, qu’apparaît un étrange savant qui leur remet un parchemin. S’ils le déchiffrent, les portes de l’aventure s’ouvriront, le plus long voyage ne commence-t-il pas par un simple pas ? Les trois adolescents tombent alors dans un trou du temps, rencontrant, en désordre, Marco Polo et Ulysse, le petit Prince et Calamity Jane.

94 acteurs joueront cette pièce d’Alexis Chevalier et du théâtre Messidor, les 17-18 décembre (20.45) et le 19 décembre (17.00). Une quinzaine d’enfants mèneront la découverte de l’Ile aux Enfants tandis qu’une quinzaine de jeunes ramèneront les voyageurs sur des airs de rap  . Avant les représentations au Théâtre de Verre   auront lieu des « déambulations » en ville, le samedi 17 déc. à partir de 16 h et le dimanche 18 déc. à partir de 14 h. Un grand feu du Solstice d’Hiver sera allumé sur la Place Charles de Gaulle le samedi à 18.30 et le dimanche à 16 h avec distribution de boissons chaudes.

Réservation des places au 02 40 81 19 99. Prix 2 €

Parchemin

Ecrit le 21 septembre 2005 :

 La liberté en héritage

Après.... La mémoire de l’avenir et
Les arbres racontent
le Théâtre Messidor prépare « La Liberté en Héritage » pour le 64e anniversaire des exécutions nazies de la Sablière. Une quarantaine de comédiens amateurs répètent toutes les semaines.

En cette année du 60e anniversaire de la libération des Camps de Concentration, en cette année aussi où l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé a 60 ans, la pièce se déroule en deux parties :

D’abord une évocation des camps, autour de divers récits dont ceux de Raoul Giquel (Fercé), et Marie Claude Vaillant-Couturier. Nuit et Brouillard.

Considérez si c’est un homme
Que celui qui peine dans la boue
Qui ne connaît pas de repos
Qui se bat pour un quignon de pain
Qui meurt pour un oui ou pour un non (Primo Levi)

Le symbolisme d’un drap rayé, à la manière des hardes des Déportés, des textes très forts. L’émotion, déjà, des acteurs.

La deuxième partie reviendra sur l’histoire plus locale, le camp de Choisel, les fusillés (et pas seulement ceux de la Sablière et de la Blisière), et les exécutés du Procès des 42 dont le nom retentira pour la première fois dans La Carrière des Fusillés. « Tous ont bravé la mort pour nous offrir la liberté en héritage ».

Même si tu prenais
mon dernier pouce de terre
Même si tu m’enfermais
Entre mille murailles
Même si tu brûlais
Mes poèmes et mes livres
Même si tu donnais ma chair
en pâture aux chiens
Même si ton cauchemar
hantait nos demeures
Même si tu surprenais
ma tristesse cachée
Jusqu’à la dernière pulsation
de mes veines
Je résisterais, je résisterais
(Samil Al Kacem)

Le spectacle sera accompagné musicalement par Dany Coutant et les Musiciens du Voyage Rromani Gadjes.


Ecrit le 25 janvier 2006

 Candide ou l’optimisme

Comme des pages qui se tournent, des toiles recouvrent la scène et installent des univers singuliers et poétiques : ils sont six (2 femmes et 4 hommes) pour interpréter 67 rôles. C’est la quête d’identité de Candide qui est transposée là, dans cette forme ouverte où les comédiens changent (à vue) de peau pour donner vie aux personnages du conte .

Candide est un jeune homme crédule qui vit heureux à la cour du baron de Thunder-Ten-Tronck. Son maître Pangloss, lui enseigne que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Candide le croit, mais se fait chasser du château pour un baiser donné à sa cousine Cunégonde.

Il vit alors un nombre incroyable d’aventures qui lui font découvrir la guerre, un tremblement de terre, l’Inquisition, l’oppression des jésuites, l’horreur de l’esclavage... Sa douce Cunégonde est devenue aussi laide qu’acariâtre.

Un vieillard turc convainc enfin Candide qu’il faut oublier les malheurs du monde en « cultivant son jardin »..

Dans ce récit très mouvementé l’auteur, Voltaire, se moque de toutes les théories métaphysiques qui ne résistent pas à l’épreuve des faits. Au-delà du procès de l’intolérance, du fanatisme, de la mauvaise foi ou de la superstition, Candide est aussi une défense du pragmatisme, présenté comme une forme de lucidité et de sagesse.

Mis en scène par Alexis Chevalier et le Théâtre Messidor, le texte originel est présenté de façon nouvelle, ponctué par neuf chants écrits spécialement.

« C’est une traversée de la dérision
Un voyage fantastique d’aventurier
Dans la folie des hommes.
Vers quel but, 
Vers quelle absolue nécessité
Pour quel amour fidèle,
Pour quelles raisons certaines,
Les hommes traversent-ils tant d’épreuves
Et tant de contradictoires espérances ? »

dit Alexis Chevalier qui a voulu la pièce « comme un conte musical qui s’achève sur la note d’une farce dérisoire ... et tout ça pour un coup de pied au cul »

« Je lance donc ce Candide tombé salutairement d’un paradis terrestre illusoire dans un incessant tourbillon de changements de peau.

Comme un comédien, il se glisse d’un personnage à l’autre et appréhende chaque univers comme un nouveau monde à découvrir. »

Autour de lui, deux comédiennes et trois comédiens interprètent la soixantaine de personnages qui le croisent, le définissent, et le révèlent à lui-même. Ils se vêtent, se changent, se transforment à vue, chantent et jouent cette épopée joyeuse dont l’issue vers un jardin d’Eden retrouvé n’a rien d’une certitude annoncée.

Un accordéon, des guitares, des flûtes, des percussions autour d’une timbale... Les comédiens deviennent musiciens et apportent une nouvelle distance dans le récit au travers des chants ou parties chantées, qui ponctuent les aventures de Candide.

Sur un ton alerte et vif, le spectacle est la quête d’un idéal, la volonté d’espérer, liée à une philosophie militante qui cherche la signification des événements dans le progrès lent et discontinu de la raison humaine.

L’équipe artistique tourne autour d’Alexis Chevalier et Christine Maerel qui ont créé et interprété de nombreux spectacles depuis 30 ans.

Michel Hermouët et Olivier Robert, comédiens remarqués, complètent l’équipe.

Liz Cherhal (du groupe Uztaglote) a écrit des chants .... avec les mots de Voltaire. Sébastien Rouaud (guitare et chant ténor, créateur du groupe Les Blouz’vaches), et Régis Mazery (guitare) participent à cette farce très noire et très gaie, à cette recherche d’un peu d’optimisme face à l’aveuglement des hommes et à leur acharnement à créer de la misère.

En résidence à La Chapelle sur Erdre, puis à Châteaubriant, la troupe donnera ses premières représentations les 9-10-11 mars au Théâtre de Verre   avant de partir en tournée en France et notamment au Festival d’Avignon. En lui souhaitant un beau succès national et européen !


Le Théâtre Messidor prépare aussi l’animation du « Forum des Métiers » qui aura lieu en février 2006 à Châteaubriant, six sketches pour faire visiter, à leur façon, les six pôles présentés aux jeunes et aux moins jeunes : « La planète des métiers et des savoir-faire, de la réalisation de soi .... Une planète riche de rêve et de passion comme un voyage vers de multiples directions... »


Un petit essai de diaporama :



Une pièce avec le Centre d’Aide par le travail

Avec le Théâtre Messidor : lire le théâtre ensemble