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Dix-huit étudiants en recherche

Ecrit le 28 octobre 2015

Dix-huit étudiants de l’université de Nantes ont débarqué à Châteaubriant lundi 19 octobre, en ’’master recherche sociologie’’ ils sont venus réaliser un stage de terrain pour mettre en œuvre, dans un cadre collectif, les diverses méthodes d’enquête en sociologie sur des sujets variés (sociologie du travail, sociologie des pratiques culturelles, socio-histoire de l’immigration, sociologie de l’école...). Ils ont logé à l’internat du Lycée Guy Môquet et ont pu profiter du Centre de Documentation et des ordinateurs de la salle voisine. Et puis ils sont partis … en recherche.

« Nous avons partout été bien reçus » disent-ils. Ils n’ont pas hésité à mettre les pieds … partout : dans les cafés, au siège des Voltigeurs, à la Mosquée, au Bistrot-mémoire. Ils ont interrogé les gens partout où ils sont passés, y compris dans la rue. L’un d’eux a même fait du porte à porte dans trois quartiers pour étudier la question des déchets ménagers. Ils ont aussi demandé à rencontrer des élus (pas fa-cile !) et cherché d’autres points de vue pour comparer, comprendre … Les compte-rendus qu’ils en donnent montrent qu’ils se posent de nombreuses questions, qu’ils ont senti des tensions, qu’ils ont relevé des contradictions dans les discours.

Deux jeunes filles se sont intéressées aux personnes âgées et ont pu voir qu’il y a beaucoup de structures à ce sujet : CLIC  , aide-ménagères, infirmières, ORPAC  . Elles sont allées voir le GEM, le Tulipier et le Bistrot-mémoire. Elles ont pu toucher du doigt les difficultés de transport (manque de moyens de transports ou difficultés financières)

Deux autres étudiantes se sont intéressées à l’action humanitaire : St Vincent de Paul, Resto du Cœur, Croix-Rouge, et se sont demandé : comment naissent les bénévoles ?.

Deux jeunes gens ont enquêté sur la pluralité du catholicisme, en rencontrant l’institution ’’paroisse  ’’ d’un côté et un certain nombre de militants de l’action catholique ouvrière. Ils ont pu sentir les difficultés qui existent entre ces deux mondes.

D’autres se sont intéressés à l’intégration des Turcs dans la ville. Ils ont parcouru le quartier et la Mosquée, l’épicerie turque et la salle culturelle. Ils ont découvert la solidarité dans cette communauté et se sont interrogés sur la place réelle des femmes, en dehors du foyer familial.

La gendarmerie … ah la gendarmerie, il a été possible de rencontrer des responsables ’’qui voulaient communiquer mais sans communiquer’’. Langue de bois et importance de la hiérarchie.

Une jeune fille a voulu voir différentes façons de faire de la politique et a rencontré des femmes des différents groupes du Conseil Municipal.

Une autre jeune fille s’est intéressée à l’alcoolisme et à ses causes, à la place de l’alcool dans la sociabilité ordinaire, dans le mode de vie.

Un jeune étudiant s’est intéressé à la politique culturelle de la ville et aux actions en direction des jeunes. Il a compris tout ce qui est fait pour les 33 jeunes du ’’Conseil Municipal des Jeunes’’ mais s’est demandé ce qu’il en est pour les autres. Il a rencontré aussi l’association Ar’Muse.

Un jeune homme a voulu savoir pourquoi il y avait eu récemment une grève chez Kuhn. Sa surprise a été de constater le refus de discussion de la Direction. Rencontrant des ouvriers, et des syndicalistes, il pense que le syndicalisme est en perte de vitesse, que les conditions de travail se dégradent.

Un jeune homme a voulu connaître le public qui fréquente le cinéma à Châteaubriant et à Nozay et n’a pas hésité à sauter un repas pour aller à la rencontre.

Un jeune, venu de son Togo natal, s’est intéressé à l’environnement et aux déchets ménagers, interrogeant à Châteaubriant et Derval, pour bien comprendre ce qui se fait ici, avec l’objectif déclaré d’utiliser ses connaissances quand il retournera à Lomé. Des Castebriantais lui ont ouvert leur porte, il a pu voir et photographier des installations de compostage et, dans le jardin, des légumes qu’il ne connaissait pas.

Une jeune fille est allée voir les questions scolaires, l’orientation des élèves, les formations post-bac. Elle a découvert avec plaisir le fonctionnement de la Maison Familiale Rurale. Elle aurait aimé discuter avec la Mission Locale mais s’est heurtée à un refus (pas le temps !).

Impossible de tout redire. Ces jeunes vont maintenant rédiger les conclusions de leur enquête de terrain. Ils ont su manifestement s’adapter aux différents milieux, s’engager dans leur enquête, en gardant un regard critique …… avec les conseils et appuis de leurs enseignants.


Ecrit le 26 octobre 2016

Des étudiants en socio

Une dizaine d’étudiants en sociologie ont sillonné Châteaubriant les 19-20-21 octobre avec les sujets de leurs choix. Très variés ! Les uns se sont intéressés à la presse locale, aux groupes religieux, aux commerces et services commerciaux en général, à l’environnement. D’autres se sont intéressés aux pompiers, à la presse locale, à la communauté turque, à l’histoire de la seconde guerre mondiale, à l’histoire de l’hôpital et à l’histoire de Huard. Ils se sont même interrogés sur l’identité castelbriantaise : qu’est-ce que cela veut dire « être de Châteaubriant ? ».

Le stage a commencé par une visite de la ville en Castel-Bus. Avec une surprise pour eux : « nous avions visionné le film de présentation de la ville et bien noté qu’il y avait beaucoup de monde dans les rues. Mais, en réalité, il n’y a quasiment personne. Nous avons pensé que les gens étaient au travail. Mais, en fin de journée il n’y a pas grand monde non plus ».

Ayant appris, par hasard, qu’il y avait un Conseil Municipal, ils sont allés voir. Leur étonnement : « les élus lisent les délibérations mais ne les expliquent pas, c’est donc difficile à suivre pour le public. Et puis il y a des personnes dans le couloir qui ne voient rien. Il y en a même une qui croyait que le maire était absent » Leur intérêt : les questions soulevées par La Voie Citoyenne et les réponses que cela a suscité.

Bref, un stage fort intéressant et un regard neuf (et jeune !) porté sur la ville.