Le canton de St Julien : le grand ?cart
On est toujours ? l’ ?cart de quelque chose.
La Bretagne est ? l’ ?cart de Paris
Ch ?teaubriant est ? l’ ?cart de Nantes.
St Julien est ? l’ ?cart de Ch ?teaubriant
« Les petites communes ne s’y retrouvent pas » dit Jean Poulain, maire d’Erbray et Conseiller G ?n ?ral du canton de St Julien de Vouvantes.
A l’ ?poque o ? les maires perdent leur pouvoir au profit de l’intercommunalit ?, Patrick Mareschjal, pr ?sident du Conseil G ?n ?ral est venu passer une journ ?e ? Erbray, pour d ?couvrir ce petit canton de 5 communes et 5 000 habitants. La rencontre a concern ? les maires et d’autres conseillers municipaux. « Je sais bien que le Nord du d ?partement m ?rite une attention particuli ?re. Nous organisons tous les mois les rencontres du d ?partement. La zone de Ch ?teaubriant arrivera vers la fin, je n’ai pas voulu attendre » a-t-il dit.
Patrick Mareschal a expliqu ? le sens des Contrats de Territoire. « Nous avons voulu favoriser un d ?veloppement ?quilibr ? du d ?partement en donnant davantage aux territoires les plus pauvres ». Les crit ?res de r ?partition ont pris en compte les caract ?ristiques g ?ographiques des intercom- munalit ?s, mais aussi leur « richesse » ? travers un indice de solidarit ?.
C’est ainsi que Nantes a re ?u une dotation de 44 ?/hab. tandis que Derval recevait 299 ?/habitant. Le Canton de St Julien, qui d ?pend de la Communaut ? de Communes du Castelbriantais, recevra 194 ?/habitant.
Ce qui n’est pas pris en compte dans les Contrats de Territoire, reste ? la charge des communes et peut b ?n ?ficier de subventions dans le cadre du FAC (fonds d’am ?nagement communal) :
« Nous sommes encore en phase de r ?flexion ? ce sujet, dit Patrick Mareschal, car il est ?vident que les investissements ? r ?aliser n’ont pas le m ?me co ?t : une commune avec un sous-sol granitique paiera davantage qu’une autre pour construire son r ?seau d’assainissement ».
Le FAC (fonds d’investissement commu-nal) concerne les b ?timents communaux : mairies, ?glises, presbyt ?res, salles polyvalentes et autres. « Nous avons d ?j ?? augment ? la dotation, et institu ? une bonification pour les communes de moins de 2500 habitants mais nous ne pouvons faire face ? toutes les demandes, nous avons donc choisi de faire attendre les communes qui ont ... les moyens de faire toutes seules si elles sont press ?es ».
Deux exemples hors canton :
– ? SION LES MINES a un projet d’ex tension du local technique du service voirie. co ?t 21 100 ? . La commune pouvait pr ?tendre ? une subvention de 28%. Elle b ?n ?ficiera d’une bonification de 20%, ce qui lui fera en tout une subvention de 10 100 ? (soit 48 % de sa d ?pense HT ).
– ? FERCE veut construire un local technique pour 116 071 ?. La commune aurait d ? b ?n ?ficier d’une subvention de 27 %. Gr ?ce ? une bonification de 30 %, elle recevra 66 160 ? soit 57 % de son investissement.
Toutes les communes du canton de St Julien de Vouvantes ont moins de 2500 habitants.
Pour les investissements communaux, il faut faire des choix : « On a mis beaucoup d’argent ? faire l’effacement des r ?seaux, ce n’ ?tait peut- ?tre pas une priorit ? » a dit P. Mareschal. « Oui mais cela a relook ? certains petits bourgs » a remarqu ? un ?lu de St Julien de Vouvantes. « Peut- ?tre, mais en cas de besoin, il faut faire passer les ?coles avant les fils ?lectriques » a r ?pondu Patrick Mareschal.
Probl ?mes
Les ?lus des cinq communes (St Julien, Erbray, La Chapelle Glain, Juign ?, Petit Auvern ?) ont expos ? ? Patrick Mareschal quelques-uns de leurs probl ?mes.
A Erbray, « nous avons eu 33 constructions neuves en 2005, et d ?j ?? 32 pour les 4 premiers mois de 2006. On sent la population qui monte de Nantes et demande des services comme ? la ville. Nous avons un groupe scolaire ? construire, pour r ?unir deux ?coles. Un centre de Loisirs est en pr ?vision, D’un point de vue financier ce sera lourd ». Le maire d’Erbray s’inqui ?te du lancement de deux lotissements priv ?s : « Des Nantais viennent investir ici. Cela va faire monter les prix »
A St Julien : « Nous avons une maison de retraite de 61 lits, mais il y a 25 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer . Il faudrait cr ?er une unit ? sp ?cialis ?e de 10 lits au moins ». A ce sujet Patrick Mareschal a expliqu ? que le nombre de places en maison de retraite, dans le pays de Ch ?teaubriant, est juste ? la moyenne et qu’il n’est pas envisageable d’en cr ?er d’autres. « Mais vous pouvez faire un nouveau b ?timent, qui accueillerait 10 personnes en grande d ?pendance et r ?duire ? 51 lits la Maison de Retraite actuelle »
Au Petit Auvern ? se pose la question de l’implantation d’un foyer occupationnel « L’Etoile du Berger », « Nous com-prenons bien que ce serait int ?ressant pour la commune en mati ?re d’emploi et d’animation. Mais la priorit ? n’est pas ? la cr ?ation de places nouvelles » a dit P. Mareschal, « L’Etat nous a transf ?r ? la comp ?tence »personnes handicap ?es« et il y a, en Loire-Atlantique, 11 000 dossiers en attente de d ?cision COTOREP ».
Le Petit Auvern ? a aussi un projet culturel autour de La Renaudi ?re, (ancienne maison de Sophie Tr ?buchet).
La For ?t de Juign ? s’ ?tend sur 1700 ha. « Elle est d ?laiss ?e depuis longtemps et la succession familiale est difficile. Le Conseil G ?n ?ral, dans le cadre des espaces naturels sensibles, peut, ? l’avenir, pr ?empter autour de la Blisi ?re, pour permettre l’acc ?s ? l’ ?tang et au monument comm ?moratif. Mais dans l’imm ?diat il souhaite plut ?t accompagner un projet de Tourisme de Nature ».
Les ?lus des cinq communes ont par ailleurs exprim ? une certaine d ?ception : « au sein de la CCC (Communaut ? de Communes du Castelbriantais), la r ?partition est mal faite ». « Les fonds du Contrat de Territoire profitent pour un bon tiers ? la ville-centre ».
Ils ont raison mais ... il y a trois explications :
- -1- la ville-centre repr ?sente plus du tiers de la population.
- -2- La solidarit ? n’est pas un mot en usage chez les ?lus castelbriantais
- -3- Le silence est une pratique trop fr ?quente des autres ?lus (sauf exceptions).
Les conseils communautaires, ? la CCC , se passent habituellement dans un ?tonnant climat de silence et de tensions. Personne ne moufte. Les ?lus n’ont pas encore compris que les r ?unions publiques sont destin ?es ? informer les citoyens et ... ? recueillir leur soutien.

