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Islam contre Islam

Le numéro 64 de « Manière de voir 64 », de juillet-août 2002 s’intitule ISLAM CONTRE ISLAM (en vente dans les kiosques : 6,85 euros)Après l’éditorial « Plus qu’une religion » d’Ignacio Ramonet la revue aborde les thèmes suivants :

1 - AMNÉSIE DE L’OCCIDENT

La reconquête de l’Espagne, la chute de Grenade en 1492 ont marqué un tournant en Europe. Pour les vainqueurs, il ne s’agissait pas seulement d’une victoire politique, mais aussi religieuse et culturelle. La parfaire signifiait éradiquer de la mémoire toute une histoire commune, dans laquelle Orient et Occident, islam, judaïsme et chrétienté appartenaient au même monde. Cinq siècles plus tard, cette rupture fondée sur l’amnésie fonctionne encore et nourrit haine et xénophobie.

2. - DE MULTIPLES VISAGES

Unifié, cohérent, disposant d’un projet global ettotalitaire selon certains propagandistes, l’islamismeprésente dans la réalité mille et un visages. De l’Iran auxPhilippines, du Maroc au Sénégal, il existe de multiplesmanières de vivre sa religion, de comprendre le mondemoderne, d’interpréter la loi musulmane. Certaines, trèsconservatrices, enferment la communauté dans une lecture appauvrissante et de haine de l’Occident. D’autres, plus ouvertes, cherchent à répondre aux défis posés aux sociétés musulmanes.

3. - DE L’EUROPE AUX ÉTATS-UNIS

Désormais, des millions de musulmans sont durablementinstallés dans le nouveau comme dans l’ancien monde. Cette présence de plus en plus visible se heurte à de nombreux obstacles, différents de chaque côté de l’Atlantique, à l’hostilité et à l’ignorance d’une partie des responsables politiques et des opinions publiques. Elle offre pourtant une chance sans précédent de créer des ponts entre Nord et Sud. Et d’accélérer la nécessaire réforme de l’Islam.

4. - NÉCESSAIRE RENOUVELLEMENT

Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent, qui prônent une réforme de l’islam. Elles appellent à une nouvelle lecture des textes fondamentaux pour prendre en compte les réalités du monde, les aspirations des populations à plus de justice et de démocratie, la volonté des femmes de voir leurs droits respectés. Elles se situent à l’intérieur même de la référence islamique, ce qui les rend plus audibles par les peuples musulmans, très attachés à leur religion et à leur culture.Revue « Manière de voir » n° 64—juillet août 2002---


Ecrit le 14 mai 2003 :

Les jeunes vierges promises aux musulmans fidèles

Les mots, cela peut avoir du sens, ou être interprété à contre-sens. Un simple accent peut changer les choses. On le sait en français par exemple avec les mots : réglement et règlement, pécheur et pêcheur.Un chercheur Christoph Luxenberg s’est demandé en quelle langue exactement était rédigé le Coran. En arabe, évidemment. Mais quel arabe ? La difficulté vient du fait que les plus anciens manuscrits connus ne comportent que l’écriture des consonnes. C’est plus tard que furent inventés les systèmes de points pour noter les voyelles et permettre ainsi de distinguer des termes s’écrivant de manière identique mais se prononçant différemment. Ces hésitations sont bien connues, mais le savant a fait un pas de plus en tentant de lire à partir du vocabulaire arabo-syriaque certains des passages obscurs du Coran.

Les résultats sont étonnants. Ainsi, dans la sourate de Marie (XIX, 24), Jésus, à peine né, s’adresse à sa mère pour la consoler. Au lieu de "Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a mis à tes pieds un ruisseau", texte habituel mais énigmatique, la lecture arabo-syriaque conduit à comprendre : "Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime" . Ce qui est plus cohérent.Plus étonnante encore est la transformation, en raisins, des fameuses beautés célestes que le Coran promet aux musulmans fidèles dans le palais d’Allah : au lieu de "vierges aux grands yeux", il faudrait lire "fruits blancs comme le cristal".

Comme dit Roger Pol Droit dans Le Monde du 6 mai : « Si l’on songe à l’emprise imaginaire de ces épouses célestes, pour lesquelles les kamikazes islamistes d’aujourd’hui protègent leurs parties génitales, on mesure le chambardement. Et si Luxenberg avait raison, le Coran n’aurait été d’abord qu’un lectionnaire (sens du terme en syriaque), une sorte de manuel destiné à expliquer la Bible, et non à la remplacer ! »Si ces hypothèses se confirment, imagine-t-on les conséquences ? Les érudits, décidément, ne sont pas inoffensifs.