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Les voix de la Forge

Ecrit le 5 juillet 2017

Ils sont jeunes, sauf le gars en chapeau sur la photo, à droite. Ils aiment le fer, et l’acier, ils savent choisir le charbon de bois, manier le marteau et les tenailles, ils savent faire chanter l’enclume, marteler avec force ou avec précision : ce sont les nouveaux forgerons du monde rural, ils ont entendu les Voix de la Forge et répondu à son appel. Leurs mains ne sont pas blanches, elles sont un peu calleuses mais puissantes et chaleureuses.

Ce vendredi 30 juin, six forgerons (quatre sur la photo) se sont retrouvés autour de Bernard Bresnu, l’homme au chapeau, l’ancêtre expérimenté. ils ont tous 9-10 ans de métier, ils se connaissent, ils ont des expériences à échanger. Leur souci aujourd’hui est double : transmettre et installer.

Transmettre … le métier : ces six gars écoutent ce que leur dit « le maître » : comment transmettre son savoir, comment apprendre à réemployer les aciers anciens, à les forger, à les tremper. Ils ont le savoir-faire, ils apprennent le savoir-montrer.

Les 1-2 juillet, ils ont expérimenté cet enseignement dispensé à ceux qui se sont inscrits : couvreur, tailleur de pierre, étudiant en ferronnerie, venus là pour rebattre leurs outils, et même pour fabriquer les outils dont ils ont besoin.

Le métier de forgeron revient au goût du jour, pour les clients qui veulent un balcon pas comme les autres, mais surtout pour les monuments historiques, verrous, clenches, marquises, grilles, huis, garde-corps, sur-mesure et sans soudure. Guillaume et Fabrice par exemple ont travaillé à la restauration des ferronneries du passage Pommeraye à Nantes.

L’association Les Voix de la Forge a maintenant acquis une professionnalisation et une notoriété. voir le site lesvoixdelaforge.org
Tél 06 74 18 59 73.

Le souci reste l’installation. Les artisans ferronniers cherchent des locaux proches de leur habitation, loin des voisins. Et surtout pas dans une zone industrielle ou artisanale, entourée de grilles, fermée à 18h ou même 22 h, fermée le Week-end. « Notre métier ne s’accommode pas des horaires rigides. Il nous faut pouvoir rencontrer les clients, travailler à notre rythme » dit Guillaume. Mais il semble que les élus ne comprennent pas !