Ecrit le 11 septembre 2019
f ?minicides
En 2018, 149 personnes sont d ?c ?d ?es sous les coups de leur partenaire ou de leur ex-partenaire de vie (contre 151 en 2017 et 157 en 2016). Parmi ces victimes, on d ?nombre 121 femmes (contre 130 en 2017), et 28 hommes (contre 21 en 2017). Ainsi, un d ?c ?s criminel survient au sein du couple tous les deux jours et demi et une femme d ?c ?de sous les coups de son partenaire ou de son ex-partenaire tous les trois jours. Avec 102 f ?minicides d ?j ?? en 2019 tous les records sont battus.
l’auteur des faits est le plus souvent un homme (79,2 % des cas), ayant fait usage d’une arme (67,8 % des cas). Les faits sont, les plus souvent, commis au sein d’un domicile qu’il soit celui du couple ou de l’un des deux membres (83,2 % des cas).
Les r ?sultats de cette ?tude d ?montrent que les efforts des pouvoirs publics pour combattre ces violences intrafamiliales inacceptables doivent se maintenir et s’accentuer. c’est dans cette perspective que les forces de l’ordre ont mis en œuvre des dispositifs destin ?s ? pr ?venir ces violences et ? favoriser une meilleure prise en charge des victimes.
Depuis le 27 novembre 2018, ?le portail de signalement des violences sexuelles et sexistes facilitent les d ?marches des victimes aupr ?s de policiers et de gendarmes sp ?cifiquement form ?s. Son accessibilit ? 7Jours/7 24H/24 permet aux victimes de lib ?rer leur parole et d’ ?tre orient ?es vers des structures de soutien, ou vers les services de police ou unit ?s de gendarmerie pour recueillir leur plainte. Depuis sa mise en place, 3 400 ?changes ont ?t ? r ?alis ?s avec des victimes et 1 000 dossiers ont ?t ? transmis pour enqu ?te aux services de police et de gendarmerie concern ?s.
Mais il reste beaucoup ? faire. Un Grenelle des violences conjugales a ?t ? lanc ?? : le gouvernement re ?oit 80 responsables associatifs, acteurs de terrain, magistrats, policiers pour cette concertation qui d ?bute le 3 septembre et qui doit durer jusqu’au 25 novembre. Pourquoi le 03/09/2019 ?? ? cause du 3919, num ?ro national d’ ?coute sur les violences faites aux femmes.
En Loire-Atlantique en 2018 ? :
« ? 2 f ?minicides sont ? d ?plorer sur le territoire. » ? Pr ?s de 1000 appels ont ?t ? pass ?s depuis la Loire-Atlantique ? la plateforme t ?l ?phonique 3919.
" ? 1071 faits de violences conjugales ont ?t ? constat ?s en 2018 par les services de gendarmerie et 1 299 par la police.
En Loire-Atlantique trois groupes de travail ont ?t ? lanc ?s. Pour la Ligue des Droits de l’Homme, la gravit ? de la situation exige que ce Grenelle soit autre chose qu’une grande messe ou encore un effet de communication. Comme en t ?moignent les r ?sultats obtenus dans diff ?rents pays europ ?ens, il existe des solutions efficaces qui doivent faire l’objet de mesures imm ?diates : la pr ?vention et la sensibilisation, l’augmentation drastique des places d’h ?bergement d’urgence, la formation de tous les personnels en contact avec des victimes de violences sexistes : ? commencer par les policiers charg ?s de recueillir les plaintes ou de porter secours :, le soutien aux associations d’ ?coute et d’accompagnement partout sur le territoire.
Ces mesures d’urgence absolue n ?cessitent une volont ? politique qui ne saurait faire l’impasse sur une r ?elle volont ? budg ?taire pour r ?pondre ? l’urgence de la situation. Cette m ?me exigence s’ ?tait d ?j ?? exprim ?e, mais en vain, lors du d ?bat sur la loi sur les violences sexuelles et sexistes de juillet 2018.
Les violences masculines contre les femmes ne sont pas une fatalit ?. Apr ?s #MeToo, les pouvoirs publics doivent se donner les moyens d’ ?tre ? la hauteur des enjeux. c’est une question de survie pour beaucoup de femmes.

