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Restau - bilan 2000

Ecrit le 25 avril 2001

Restau du cœur, rue Amand Franco

Une vaste salle claire (autrefois occupée par la CANA et mise gracieusement à disposition), un coin enfants, un coin lecture, un accueil chaleureux avec des petites tables, des bancs colorés, du café, des petits gâteaux et des galettes une fois par semaine : c’est le Restau du Cœur de Châteaubriant, aménagé dans la Rue Amand Franco, et dont le responsable est Monsieur Daniel MARTIN.

Au fond de la pièce est installée la chaîne de distribution de la nourriture : le pointage, les ampoules EDF, les surgelés (poisson, viande), les protides (œufs, thon, sardines), les produits laitiers (lait, yaourts, fromage), les produits d’hygiène, les produits pour bébés, les desserts, la boulangerie (pain, brioches) et tous les accompagnements (pâtes, semoule, riz, légumes et fruits).

La livraison de produits alimentaires se fait à partir de Nantes : le lundi pour les surgelés, le jeudi pour les autres produits. Une fois sur deux, les bénévoles castelbriantais doivent aller chercher les produits à Nantes. Il leur faut ensuite décharger les camionnettes et mettre en rayon.

En complément, des bénévoles font le tour des grandes surfaces et des boulangeries dès 6 heures du matin les jours de collecte. Il leur faut ensuite trier les produits qui leur ont été donnés, et surtout les préparer, éliminer les feuilles flétries, mettre de côté les fruits abîmés. « Nous tenons à avoir un étal de bonne qualité de présentation et de fraîcheur » dit D.Martin.

Pas n’importe qui

N’importe qui ne peut pas bénéficier du Restau du Cœur : celui-ci est réservé à des personnes de faibles ressources selon un barème pré-établi (mais dont on ne nous a pas communiqué pas le montant). Les personnes qui viennent s’inscrire doivent présenter un justificatif de leurs ressources et de leurs charges, des justificatifs officiels sont demandés, parfois même des relevés bancaires sur 3 mois. « Nous prenons en compte les arriérés de paiement de cantine ou d’EDF, mais pas les charges liées à une voiture ». Il est tenu compte aussi de la composition de la famille et notamment du nombre d’enfants. Dans les cas sociaux très graves, il peut y avoir double dotation. Dans les cas se situant à peine au-dessus du barème, il y a demi-dotation (c’est-à-dire que les personnes ne peuvent venir qu’une fois par semaine au lieu de deux).

« Nous cherchons à être le plus juste possible. A Châteaubriant il court énormément de rumeurs à ce sujet. Mais que les gens qui parlent à tort et à travers viennent nous voir, nous n’avons rien à cacher ! » dit D. Martin.

Chaque bénéficiaire du Restau du cœur est alors muni d’une carte de pointage qui indique ce à quoi il a droit. Tous les produits correspondent à un nombre de « points », les bénéficiaires font alors « leur marché », prennent ce qu’ils aiment, dans la limite fixée.

Ampoules

L’EDF participe à sa façon au Restau du Cœur en donnant des ampoules à moindre consommation ... mais en échange d’autres ampoules : toujours le souci de ne pas générer un trafic parallèle

Générosité

On n’insistera jamais assez sur le travail considérable des bénévoles, pour la distribution bien sûr, mais surtout le travail de collecte, manutention et préparation.

Tous les dons sont les bienvenus : les boulangeries et les grandes surfaces de la ville participent volontiers. Il arrive aussi que des particuliers fassent des dons de produits frais : par exemple 160 biftecks, ou 160 saucisses, ou toute la farine de blé-noir nécessaire pour la saison (mine de rien : 250 galettes de blé noir ont été servies tous les vendredi midi, c’est un gros travail, mais c’est aussi un élément important de l’accueil)

Des associations font régulièrement des dons, comme l’Amicale Laïque de Châteaubriant, l’ARCEL   de St Aubin des Châteaux, le Lions’club et le Rotary. La CANA a mis le local à disposition, l’ancienne municipalité a donné un bon coup de main pour l’aménager, et pour fabriquer les chariots roulants qui soulagent le travail de manutention. Espérons que la nouvelle municipalité saura poursuivre la démarche. On peut seulement constater qu’à la réunion de clôture du 6 avril 2001, les élus, toutes communes confondues, ne se sont pas précipités pour s’informer de la situation des plus pauvres de leurs concitoyens.