Ecrit le 21 mars 2012
Surveillance DPI en Syrie
En Syrie, c’est du mat ?riel am ?ricain qui permet au r ?gime de M.?Bachar Al-Assad de censurer Internet et de r ?cup ?rer comme bon lui semble les identifiants et mots de passe des citoyens, afin d’acc ?der ? leurs messageries ?lectroniques. Un outil particuli ?rement efficace pour reconstituer les interactions d’un opposant avec des appuis int ?rieurs ou ext ?rieurs.
Les technologies employ ?es portent le doux nom de Deep Packet Inspection (DPI, en fran ?ais « ?inspection en profondeur des paquets ? »). Lorsqu’on envoie un courriel, des dizaines de machines se relaient pour l’acheminer. Se contentant de consulter l’adresse de destination, elles n’en regardent pas le contenu et le transmettent directement au voisin. De proche en proche, le courrier parvient ? bon port.
Avec le DPI, c’est une autre vision de l’Internet qui se met en place. Les techniques de DPI permettent de lire le contenu des conversations, les modifier, les envoyer ? quelqu’un d’autre En Chine, les technologies de DPI sont au cœur du grand pare-feu qui permet au gouvernement de censurer les conversations et d’espionner les citoyens. En contradiction avec la notion de « ?neutralit ? du r ?seau ? », qui affirme que le r ?le du fournisseur d’acc ?s est de faire transiter sans discrimination toutes les donn ?es demand ?es.
(source ? : le monde diplomatique janvier 2012)
Ecrit le 21 mars 2012
Torture syst ?matique en Syrie
Cela fait maintenant un an que le peuple syrien s’est rebell ? contre Bachar Al-Assad et continue ? manifester malgr ? la r ?pression f ?roce qui a fait plus de 8500 morts.
Selon Amnesty International, « l’ampleur de la torture et des mauvais traitements en Syrie a atteint un niveau jamais vu pendant des ann ?es et rappelle l’ ?re sombre des ann ?es 1970 et 1980 ».
Trente-et-une m ?thodes de torture ou autres mauvais traitements sont utilis ?s par les forces de s ?curit ? syriennes et les milices (« chabbiha »). « Beaucoup de victimes ont dit avoir commenc ? ? ?tre battues lors de leur arrestation », puis les violences se sont intensifi ?es « ? leur arriv ?e dans le centre de d ?tention », leurs ge ?liers les frappant alors « avec des b ?tons, des crosses de fusil, des fouets, des poings, des c ?bles », a ajout ? Amnesty. L’imagination n’a pas de limite.
Dans une lettre ouverte publi ?e le 13 mars, pr ?s de cinquante personnalit ?s, anciens dirigeants politiques, Prix Nobel de la paix et intellectuels ont appel ? les membres du Conseil de s ?curit ? des Nations unies ? s’unir pour retirer au pr ?sident syrien son « permis de tuer ».
950 crat ?res
Apr ?s des semaines de bombardement, l’arm ?e du r ?gime de Bachar Al-Assad a pris le contr ?le du quartier rebelle de Baba Amro, ? Homs, le 1er mars. Pr ?s de 700 civils ont ?t ? tu ?s et on compte des milliers de bless ?s ? Homs. Une image satellite permet de compter 950 crat ?res de bombes. La Russie, la Chine et Cuba s’opposent ? toute intervention et m ?me ? toute enqu ?te internationale. Mais les Syriens manifestent encore et encore.

