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Echos 2002-07

page 1786 -
(écrit le 18 juin 2002)

Choc anesthésique :
Votez bien !

Le jeudi 6 juin 2002, trois jours avant les élections législatives, le député sortant Michel Hunault tenait une réunion publique à Rougé, salle de l’Herminette.

Le même jour, un anesthésiste de la région recevait en consultation une dame de 93 ans pour une visite préparatoire à une opération. A-t-il été question de remboursement de soins ? Elle ne sait plus. Elle sait seulement que le praticien est parti dans un discours bien senti, expliquant que si les élections se passaient mal, « vous allez voir beaucoup de monde dans la rue en septembre prochain », expliquant aussi que si on supprimait le RMI et les allocations-chômage, eh bien il y aurait moins de chômeurs. « tenez, moi, quand je suis arrivé il y a 20 ans, j’avais un jardinier et une femme de ménage. Mais quand ils ont obtenu le RMI, je ne les ai plus eus » (faut croire que leur salaire de jardinier et femme de ménage était bien faible). La diatribe a bien duré une demi-heure. La dame âgée était en quelque sorte « captive » dans le cabinet médical. « pour qui dois-je voter alors ? » a-t-elle demandé innocemment. « Ah, je ne vous le dirai pas, mais venez donc ce soir à Rougé et dimanche, votez bien ».

D’autres clients de ce même anesthésiste ont sûrement subi ce bourrage de crâne.

La vieille dame, elle, pas folle, a voté à gauche.


écrit le 18 juin 2002

Monsieur Hircule et l’Office Municipal des Sports

Qu’y a-t-il de commun entre la politique et les mathématiques ? Juste .... tique ! Et ça a tiqué en effet, ce mercredi 12 juin 2002 à la réunion du Comité Directeur de l’Office Municipal des Sports. A l’ordre du jour, les subventions. Le Président Alain Pilette lit des chiffres :

Office Municipal des sports :
- Subventions de fonctionnement aux associations
2001 : 37 995,33 €
2002 : 44 648,87 €

- Subventions de fonctionnement aux associations sportives scolaires :
2001 : 7608,12 €
2002 : 7760,28 €

On n’y aurait vu que du feu si quelqu’un ne s’était avisé de calculer des pourcentages : + 17,5 % d’augmentation pour les subventions aux associations sportives adultes et seulement 2 % pour les autres.

D’une petite voix ...

Les associations sportives scolaires, qui n’ont aucune autre ressource que les subventions municipales, sont montées au créneau, calmement mais fermement. « Qui a décidé cela ? » . Réponse du Président : « ce sont les directives municipales ». Eh bien justement, le maire était là, s’excusant d’ailleurs d’être là à la place de son adjoint aux sports. Il a parlé tout bas au Président Pilette, il a parlé un peu moins bas à la salle, mais de si peu que celle-ci a dû faire silence pour l’entendre. Et il a dit : « Faites des propositions ».

Les sportifs présents (sauf quelques inconditionnels de la mairie) ont dit que le bureau de l’Office Municipal des Sports avait été mis devant le fait accompli, que le principe d’égalité entre les associations n’était pas respecté alors qu’il l’avait été pendant 12 ans, à la satisfaction générale. Il y a eu alors un vote dans l’assemblée : acceptait-on pour cette année les directives de la mairie ? Ou bien remettait-on tout le monde au même pourcentage d’augmentation ? Le vote a été massif sur cette dernière proposition (au moins 75 % des présents). Si bien que l’augmentation accordée par la mairie va être partagée à égalité soit : + 14,9 % pour tout le monde !

Reste à savoir si cela est conforme à la délibération municipale votée le 23 mars dernier . Faudra-t-il prendre une nouvelle délibération ? En tout cas, le maire a donné son accord à cette nouvelle répartition.

Comme quoi, il ne faut pas hésiter à se battre ... et alors le maire ... hircule !


(écrit le 18 juin 2002)

Référendum

Au moment où les Français sont dits « dépolitisés », et alors que de nombreux commentateurs espèrent désormais l’expérimentation concrète de nouveaux modes de participation politique, un événement original est passé presque inaperçu : pour la première fois en France, un référendum d’initiative   citoyenne (associative), a eu lieu, en marge du 1er tour des législatives, dans un quartier-test de Nantes. Plusieurs centaines de personnes se sont déplacées, soit exactement 11,62 % des votants aux législatives.

Passons sur la chronique assez clochemerlesque des agissements de la préfecture et de la mairie de Nantes, pour contrarier à tout prix la bonne tenue de ce référendum, les résultats définitifs sont étonnants. Indépendamment des questions qui concernent uniquement Nantes, relevons que 70 % se sont prononcés pour l’élection au suffrage universel direct des dirigeants de la Communauté urbaine de Nantes (l’équivalent de nos communautés de communes) — 50 % se sont prononcés pour le droit de vote des étrangers résidant en France — 82 % pour que les partis politiques dont les dirigeants ont été condamnés pour incitation à la haine raciste soient privés des financements publics — 84 % pour que le Président de la République ne soit pas protégé par une immunité judiciaire. — 86 % pour la transparence automatisée (accessible en temps réel aux citoyens, par minitel et par internet) de toutes les opérations financières et comptables des collectivités locales et des administrations publiques — 77 % pour que les autorités françaises mettent en place une taxe spéciale sur la spéculation financière internationale — 65 % pour l’annulation définitive de la dette des pays du tiers-monde — 96 % pour que la France adopte des lois plus répressives contre le commerce bancaire avec les pays « paradis fiscaux » .


(écrit le 25 juin 2002)

Fête de la Musique

La Fête de la Musique n’a-t-elle pas perdu son sens original de fête populaire ? Elle est devenue un spectacle comme les autres, financé par la Ville, et, qui plus est, au service des commerçants. D’ici peu de temps on dira même que ce sont les commerçants qui offrent à leurs clients cette soirée musicale !

La fête de la musique, édition 2002, comportait de nombreux groupes intéressants, et le nombreux public n’a pas boudé son plaisir. Certains groupes assuraient des prestations gratuites. Les autres non. Parmi les contrats signés, signalons :

Tam Tam Productions 1524,50 €
Môssieur B 366,00 €
Sambahia 1219,59 €
Utopya 381,12 €
Blue Badgers Company 731,76 €
Olio Production 1600,00 €
René Roland 520,00 €

Total 6342,97 € soit 41 607,16 F auxquels il faut rajouter notamment le prix des affiches réalisées en quadrichromie.

Mais ne vous inquiétez pas : le coût des productions artistiques a été basculé sur la communauté de communes ! C’est ce qu’on vous dira pour vous rassurer. En réalité, cette somme sera déduite de la part du gâteau « taxe professionnelle » que percevra la ville en fin d’exercice budgétaire.

A part ça, des groupes comme Sagarnaga, Méli-Mélo  , le groupe de Rap   de la Ville aux Roses, dans des genres très différents, ont su mettre une ambiance du diable . « J’irai planter un oranger, là où la chanson n’en mettra jamais ... il a fleuri, et il a donné les fruits sucrés de la liberté ».

La porte de derrière

La plaquette de la saison culturelle de la ville a été tirée à 18 000 exemplaires et est parvenue dans les 5700 boites à lettres des habitants de Châteaubriant, et dans 3000 boites à lettres de la Communauté de Communes du Castelbriantais. (Coût non communiqué). En comparant avec la plaquette de la saison précédente, réalisée par la même équipe municipale, on constate que celle de cette année fait moins de pages (36 pages au lieu de 40), mais occupe plus de place : 14400 cm2 au lieu de 12600 cm2, sans pour autant que les textes soient écrits plus gros ! !

Notons le « style » nouveau de l’éditorial : « Le Théâtre de Verre   est devenu un espace de rencontres   auquel chaque spectateur, après la représentation, doit sortir .... » (...) « Ainsi pourra-t-il transmettre sa satisfaction à ses connaissances ». A propos, rappelons la mémoire de ce Président de la République Française, Félix Faure, qui mourut subitement à l’Elysée dans des conditions qui défrayèrent la chronique galante parisienne. On prête à ses gardes du corps cet échange de propos : « Le Président a-t-il encore sa connaissance ? » - « Non, elle est sortie par la porte de derrière » . A part ça, il est rigolo de voir la nouvelle municipalité célébrer le Théâtre de Verre   après l’avoir tant décrié les années précédentes. C’est le changement !

Equilibre

La programmation culturelle 2002-2003 se situe dans la lignée des précédentes, avec des spectacles connus et des découvertes de nouveaux talents. Le théâtre tient l’équilibre entre le classique (2 pièces) et le contemporain (2 pièces aussi). En musique sera présenté, pour la première fois, un opéra (Carmen) très flamboyant - et en jazz le Trio Rosenberg pour le 50e anniversaire de la mort de Django Reinhardt.Un effort est fait du côté de la danse « néo-classique » et les Arts du Cirque sont bien présents.

En octobre prochain aura lieu une exposition sur Victor Hugo pour le 200e anniversaire de sa naissance, et une conférence de Christian Bouvet. Un spectacle autour de Victor Hugo, est programmé pour la fin de l’année avec le Théâtre Messidor.

Rap   et reggae

En ce qui concerne la musique spécifiquement « jeune », une enquête a, paraît-il, été menée dans les lycées et collèges et les quelque 2500 réponses réclament du rap   et du reggae. On nous annonce « beaucoup de choses » en matière de festivals pour la jeunesse en 2003. Par ailleurs « Les Poubelles boys » devraient pouvoir répondre aux goûts des jeunes, dit-on.

Frédéric Pithois

Comme nous l’avons déjà annoncé, Michel Courbet a signé un contrat avec la Communauté de Communes du Castelbriantais en ce qui concerne la coordination culturelle. Le directeur du Théâtre de Verre   sera désormais Prédéric Pithois, 35 ans, qui a organisé de nombreux concerts rock dans le passé, s’est occupé du Théâtre de Chinon et était, jusqu’à ces derniers temps, directeur-adjoint de la Culture, du Tourisme  , et du Patrimoine à Bourges (là où a lieu un festival renommé) .

Ouvrez, ouvrez La cage aux oiseaux ...

Petit car conduit par un chauffeur : les journalistes ont eu droit à une balade en mini-car ce mardi 18 juin 2002 pour voir les différents chantiers de la ville

Première station : la volière du Parc de Radevormwald, montée par les Services Techniques « sur les conseils éclairés » de l’association des amateurs d’oiseaux exotiques. Elle est bien jolie ma foi et les oiseaux séduiront les promeneurs. Une deuxième volière est prévue. Une barrière de protection sera installée autour pour que les visiteurs n’approchent pas trop près, que les petits doigts ne soient pas pincés et que les enfants ne donnent pas n’importe quoi aux oiseaux. (ndlr : au budget 2004 l’association des amateurs d’oiseaux exotiques se verra doter de quelque 3000 € pour l’entretien de la volière)

Deuxième station : le carrefour de la Ville en Bois . Au passage, dans la rue du 8 mai, question a été posée sur le bâtiment commercial en construction. Réponse du premier adjoint et du directeur des services techniques « On ne sait pas ce qu’il va y avoir là ». (ndlr : ce sera le magasin Aldi)

Et un, et deux ! Revenons donc au carrefour de la Ville en Bois. Le maire avait dit, à un conseil municipal, qu’un seul rond point serait nécessaire. En fait il en faut deux, pour tenir compte, non pas des 20 000 véhicules/ jour qui passent là, mais de l’incidence de la route d’Issé. Le coût des travaux se monte à 357 832 € (soit 2 347 224,51 F) sur lesquels le Conseil Général participe à hauteur de 600 000 F. La municipalité espère que la Communauté Européenne pourra apporter une aide (ah bon ? C’est pas du rêve ?), sinon il restera environ 1 747 224,00 F à la charge de la ville. C’est pas donné !

Intermarché  : quelques petites infos glanées au passage : le garage Renault qui se situe dans le carrefour va déménager et s’installer en face du nouveau Mac Do. A la place du garage sera reconstruit l’Intermarché qui bénéficiera ainsi d’une excellente vitrine commerciale dans le carrefour.

L’ancien bâtiment, situé plus loin et occupé autrefois par les Etablissements PROVOST, sert actuellement d’entrepôt notamment pour HUARD et Malgogne qui ont été priés de dégager rapidement. Pour faire quoi ? Les élus ne savent pas. (note du 22 février 2004 : une surface commerciale, SOREPRIM, est en construction)

Troisième station  : le square réalisé à la Ville aux Roses à l’emplacement de ce qui était le magasin Unico (autrement appelé Bâtiment Foucault du nom de l’ancien propriétaire). Pour l’instant quelques bancs ont été mis, un aménagement paysager est prévu. Au centre : « un boulodrome ». La destruction du bâtiment redonne de l’espace au quartier HLM. Coût de l’opération : 43 176 € soit 283 220,00 F

Quatrième station : le Parking Pasteur qui a été redessiné pour 880 000,00 F. On y trouve 7 ou 8 places de plus que ce qu’il y avait avant l’implantation du Théâtre de Verre   et un cheminement piéton a été matérialisé au sol par des petits bonshommes. « Cette réalisation fait suite à un plan proposé par l’ancienne municipalité », a reconnu le Directeur des Services Techniques.

Question a été posée par La Mée sur les toilettes place Charles de Gaulle. Réponse : « cela se fera plus tard » - et sur la destruction et le réaménagement de l’ancien Office de Tourisme  , « plus tard aussi en 2003 sans doute ». Le Directeur des Services Techniques a reconnu que la grille en fer forgé qui doit être installée sera en partie sur un terrain privé. Les élus n’étaient pas au courant. Il y aura une négociation à mener ...

Cinquième station : l’ancienne tour de la Porte Neuve qui a été dégagée par la destruction (longtemps espérée) d’un petit bâtiment commercial inutilisé. Cela fait suite à un projet de l’ancienne municipalité. C’est bien joli, en attendant un aménagement plus conséquent (notamment pour cacher les gouttières en zinc).

Des fleurs ont été installées dans des éléments en pierre venant d’un ancien pressoir à cidre, récupérés (coup de chance !) dans un dépôt de gravas. Sous ce terre-plein, à 6 ou 7 mètres de profondeur, passe la rivière le Rollard. La mettre à découvert semble poser des problèmes puisqu’elle est couverte de larges plaques de schiste et traverse des caves privées.

Sixième station : le trompe l’œil de la Place St Nicolas. Il a été mis en place quelques jours avant les élections législatives (l’artiste a même travaillé le dimanche) pour montrer qu’il y aura, là, la médiathèque   « bientôt ». Concrètement le début des travaux n’est pas prévu avant 2004. La mise en service n’est pas pour tout de suite. Bientôt, bientôt.... En attendant, rêvons qu’il se fait quelque chose.

Voilà, c’est tout pour « la ville en chantiers ». C’est un peu maigre mais ça a le mérite de se voir. A part ça, le stationnement est toujours aussi anarchique dans la Rue Aristide Briand, ça aussi ça se voit mais les policiers municipaux ne le voient pas . Ah, si !, quand même, l’autre jour on a vu un agent verbaliser dans la rue !

Acétylène

Nouvelle brève : Les ABRF ont signalé qu’ils faisaient un stockage d’acétylène (450 kg), gaz incolore, inflammable et toxique que l’on stocke généralement en solution dans l’acétone.

Enfin un habitant de Ruffigné est autorisé à s’approvisionner en viande et abats saisis à l’abattoir VIOL.

Boule de gomme

Ou bien les élus ne sont pas au courant ou bien ils n’ont pas voulu le dire : le bâtiment de la rue du 8 mai, d’une surface de vente de 769,60 m2 était prévu pour faire un commerce alimentaire du type « discount », sous l’enseigne Aldi Marché. Il a été refusé à l’unanimité des élus et des consommateurs le 30 avril 2002. M. Flatet était à cette réunion. Il n’en a pas informé le 1er adjoint ? En tout cas, la construction du bâtiment se poursuit et on ne sait pas ce qu’il y aura dedans. Mystère ... et boule de gomme.
(ndlr : finalement ce sera bien Aldi)


(écrit le 3 juillet 2002)

Braderie de médailles

Le 22 juin, c’était le 2e jour des journées commerciales de Châteaubriant . Ce matin-là, un dirigeant du Karaté-Club qui quitte ses fonctions après 20 ans de bons et loyaux services, était invité à la mairie pour (il ne le savait pas) se voir remettre la médaille de la ville. Stupéfaction de l’homme qui n’a pu se retenir de dire « Mais ! ... je l’ai déjà ! ». Eh bien oui, mais à Châteaubriant, c’était le jour de la braderie !

Le 26 juin 2002, deux collégiens, jeunes « Conseillers Municipaux », en poste depuis le 27 février 2002, ont annoncé qu’ils quittaient Châteaubriant parce que leurs parents changent de résidence. Eh bien ils ont reçu, des mains de l’adjointe Mlle Bombray ... devinez quoi ? La médaille de la ville !

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