(?crit le 15 juin 2005)
Les dix exigences d’ATTAC
Pour le Conseil europ ?en des 16 et 17 juin
La victoire du « non » lors du r ?f ?rendum du 29 mai traduit la volont ? des citoyens fran ?ais d’une remise ? plat totale de la construction europ ?enne. (...)
Une occasion leur est donn ?e lors du Conseil europ ?en qui se tiendra ? Bruxelles les 16 et 17 juin. Ce Conseil devra donner des signes tangibles que le message du peuple fran ?ais a ?t ? entendu.
Attac-France propose dix mesures imm ?diates qui permettraient au Conseil europ ?en de d ?montrer une volont ? de concilier la construction europ ?enne avec les attentes exprim ?es par les peuples europ ?ens.
1.- Retirer toutes les directives europ ?ennes de lib ?ralisation en cours (notamment les directives Bolkestein, sur le temps de travail, sur les aides publiques aux entreprises, sur les transports ferroviaires...).
2.- R ?union d’urgence de l’Eurogroupe pour exiger une modification substantielle de la politique mon ?taire par la baisse des taux d’int ?r ?t et la recherche d’une parit ? de change entre le dollar et l’euro plus favorable ? ce dernier.
3.- Nouvel assouplissement du pacte de stabilit ?.
4.- Augmentation substantielle du budget europ ?en et des fonds structurels ? destination des pays nouveaux entrants, seul moyen de les aider dans leur d ?veloppement au lieu d’encourager le dumping social et fiscal et les d ?localisations.
5.- Organisation d’une relance ?conomique europ ?enne, y compris par l’emprunt, fond ?e sur des investissements dans les infrastructures publiques contribuant ? am ?liorer l’environnement, les transports ferroviaires, l’ ?ducation, la sant ?..., et visant ? la cr ?ation d’emplois.
6.- Accroissement de l’aide publique au d ?veloppement ? 0,7 % du PIB des Etats membres de l’Union, implication plus forte dans les objectifs du mill ?naire et annulation de la dette des pays pauvres.
7.- Moratoire sur les n ?gociations de l’Accord g ?n ?ral sur le commerce des services (AGCS).
8.- Mise en place de groupes ad hoc visant ? pr ?parer des mesures pour mettre fin aux paradis fiscaux et pour promouvoir les taxes globales.
9.- Retrait imm ?diat d’Irak des troupes de pays membres de l’Union.
10.- Remise ? plat de l’ « agenda » de Lisbonne (Conseil europ ?en des 23 et 24 mars 2000) et de l’agenda social 2005-2010. [1]
[1] L’AGENDA DE LISBONNE
Il a ?t ? d ?cid ? ? Lisbonne de « moderniser les syst ?mes de s ?curit ? sociale et d’ ?ducation », et chacun sait ce que cela signifie dans le langage bruxellois ;
– d’acc ?l ?rer « les r ?formes structurelles pour renforcer la comp ?titivit ? et l’innovation et par l’ach ?vement du march ? int ?rieur » ;
– de « pleinement int ?grer et lib ?raliser les march ?s des t ?l ?communications » ;
– de « d ?finir une strat ?gie pour l’ ?limination des entraves aux services » (AGCS) ;
– d’ « acc ?l ?rer la lib ?ralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’ ?lectricit ?, les services postaux et les transports, l’espace a ?rien » ;
– de « faciliter la participation constructive de tous les investisseurs ? un march ? int ?gr ? en supprimant les obstacles ? l’investissement dans les fonds de pension » ;
– de « r ?duire la pression fiscale qui p ?se sur le travail, notamment sur le travail peu qualifi ? et faiblement r ?mun ?r ?, am ?liorer les effets d’incitation en faveur de l’emploi et de la formation des r ?gimes d’imposition et d’allocations ».
Echec ? Bruxelles
A Bruxelles, les 16-17 juin 2005, les Vingt-Cinq ne sont pas parvenus ? s’entendre sur le budget de l’Union ?largie pour la p ?riode 2007-2013, malgr ? la proposition des pays les plus pauvres de renoncer ? une partie de leur dotation financi ?re. Le Royaume-Uni a bloqu ? l’accord, en mettant en ?vidence que l’Union Europ ?enne consacre 40 % de son budget ? l’agriculture, soit sept fois plus que pour des d ?penses d’avenir sur la recherche, le d ?veloppement et l’ ?ducation.
ECRIT LE 14 DECEMBRE 2005 - REACH
Ecrit le 13 juin 2008
Consult ?e par r ?f ?rendum, l’Irlande a dit non.
* Le texte du trait ? de Lisbonne
*L’Irlande fera-t-elle d ?railler l’Europe ?
*Irlande : pr ?sentation g ?n ?rale
*Histoire de l’Union europ ?enne
Ecrit le 15 juin 2008
Ballade irlandaise
Y a comme qui direu une europe qui bouine. Mon Sarko cra ?yeu qu’il aveu inventeu le fil ? coupeu le beurre europ ?yen avec son traiteu de Lisbonne et v’la les irlandais qui ont profiteu le pu de l’Europe pour s’enrichir qui zont dit non. Comme nos paizans qui receveu les sous mais cracheu su la main qui leur donneu ? mangeu alors que tous ceux qui n’aveu rein que des emmerdes (nous) y sont pour. Y aveu rein ? comprendre !
Quand le peuple est consult ?, il r ?pond !
Le 12 juin, le peuple irlandais a rejet ? par r ?f ?rendum le trait ? de Lisbonne. Attac demande aux diff ?rents gouvernements europ ?ens de respecter sa d ?cision souveraine. Il serait catastrophique que les gouvernements europ ?ens tournent encore une fois le dos ? l’expression populaire. Ce r ?sultat, tout comme ceux du 29 mai 2005 en France et du 1er juin 2005 aux Pays-Bas, apporte la preuve que la construction europ ?enne actuelle manque totalement de l ?gitimit ? populaire.
Au sein de l’Union europ ?enne, les Irlandais sont les seuls ? avoir eu le droit de se prononcer par r ?f ?rendum. Les Fran ?ais en ont ?t ? priv ?s par la d ?cision du pr ?sident de la R ?publique de faire ratifier le trait ? de Lisbonne par voie parlementaire. Pourtant, de l’avis m ?me de ses r ?dacteurs, ce texte est la copie conforme de celui qui avait ?t ? rejet ? en 2005. Il renforce encore un peu plus l’orientation n ?olib ?rale de l’Union europ ?enne.
Le r ?sultat du r ?f ?rendum en Irlande doit ?tre l’occasion d’un grand d ?bat public sur la construction europ ?enne. Nous voulons une Europe d ?mocratique, r ?pondant aux exigences sociales, ?cologiques et de solidarit ? avec les pays du Sud. l’avenir de l’Europe ne peut pas se construire dans le dos des peuples mais dans le respect de leurs aspirations et de leur volont ?.
De son c ?t ? John Monks, secr ?taire g ?n ?ral de la Conf ?d ?ration europ ?enne des syndicats (CES) a d ?clar ? :
« Le vote des Irlandais est un revers pour l’Europe et souligne le besoin urgent d’introduire un volet plus social et plus populaire dans les politiques europ ?ennes. Depuis beaucoup trop longtemps, l’Europe n’accorde que peu d’importance aux attentes et aux droits des travailleurs et des autres citoyens qui se sentent menac ?s par la mondialisation et la rapidit ? des changements. Ce message lanc ? par l’Irlande tout comme celui lanc ? par la France et par les Pays-Bas il y a quelque temps, doit ?tre pris en compte de fa ?on urgente ».
Revue de presse internationale
« L’Union europ ?enne est ? nouveau entr ?e en soins intensifs. » C’est le constat du quotidien suisse Le Temps, apr ?s l’ ?chec du r ?f ?rendum irlandais sur le trait ? de Lisbonne, que les ?lecteurs ont rejet ? ? 53,4 %, jeudi 12 juin.
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont une semaine pour tenter de trouver une solution ? la crise, note leFinancial Times. Les leaders des 27 doivent en effet se rencontrer le 16 juin pour pr ?parer le sommet des 19 et 20 juin ? Bruxelles. Une question dominera l’ensemble des discussions : et maintenant, que faut-il faire ?
Pour le premier ministre irlandais, Brian Cowen, il n’y a « aucune solution ?vidente », rapporte The Irish Examiner. Il ne veut pas que l’Irlande soit mise au ban de l’Europe ? cause de ce r ?f ?rendum.
Ce n’est pas l’avis de tous. « Bien s ?r, il faut analyser s ?rieusement ce vote, a d ?clar ? le ministre de l’int ?rieur allemand aujournal Welt. Mais quelques millions d’Irlandais ne peuvent pas d ?cider au nom de 495 millions d’Europ ?ens. » Une opinion d ?fendue aussi en Belgique par Le Soir.
Quant ? El Pais, il ?voque l« ?ventualit ? d’un deuxi ?me r ?f ?rendum en Irlande. »Mais, note le quotidien espagnol, une autre victoire du ’non« serait encore plus humiliante. »

