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Accueil > Thèmes généraux > humour > Au cul d’la tonne, chronique en gallo > Au cul d’la tonne : la guerreu des cult-tureux

Parler gallo

Au cul d’la tonne : la guerreu des cult-tureux

  Chronique en gallo, septembre 2006

Il y a quelque 25 ans, La Mée avait une chronique régulière en « parler gallo », caouserie d’actualiteu au cul d’la tonne (de cid’). L’herveu delouard de conq’reui s’est proposé de reprendre le flambeau. Qu’il soit le bienvenu !
Hervé Drouard a publié, en 1991, « le galopeu », éditions Odyssée, 6 rue A. Camus, 63000 CLERMONT FERRAND (si ça n’a pas changé d’adresse ! ).

  Ecoute maï ben que j’te caouse !

 La Honteu !

Eh ben, mes garçailles, v’là qu’les « partageux » veulent rev’nir au gallo (1) et rouvrir heine roubrik en patois d’guémeneu, la patri d’Ugène Cogret qui vieuzit et n’veu pu écrire heine miett de liborgnonnerie (1). Comme j’seu son cousin germain (par alliance), j’veu ben le remplaçeu au pié l’veu.

J’commence par un souvenir de keniauw (1). Ma méreu qu’avait pas lu le « cheval d’orgueil » de P.J.Hélias n’avait qu’un mot au bigo (1) : la honteu ;

Avoir la honteu, c’est quand on n’est pas à sa piace, qu’on fait pas c’qui faut quand y faut, qu’on dit pas en baissant les quinquets (1) : oui not’Monssieu, merci ben not’Monssieu !.

« Mon Herveu, tu t’feras galopeu ! Tu seu ben que l’monde ne peut supporteu queuqu’un qui n’fait pas ben ou qui kauwse com’un charretieu. Quand t’étais p’tit, t’en as pris des coups de cassiette (1) de ton tonton Victor quand t’étais en train de chapardeu ou des coups de silette (1)pasqu’eu tu restais à baïyeu ton nez (1) au lieu d’travailleu. Dans la vie faut pas s’faire remarqueu, faut fileu doux, fileu mou ! »

Dans ma caboche, j’entends teurjous égreneu ces chapelets de eu et galopeu « tu t’fras galopeu, mon gas » car ben sûr, tout ça est arriveu dans ma vie. J’m’seu fait galopeu de partout : du séminaire, de l’armeu, de l’égliseu et mêm’ ma fonmme a ben failli m’renvoyeu pasqueu .. j’avais peucheu .. com’tous les honmmes en couchant avec heine haut’.

Le herveu delouard de conq’reui


 La rentreuieulle

Ben mes garçailles, v’la la rentreu ! on n’va pas parleu des chouses qui fâchent, des guerreu qui finissent ou qui commencent : y en a tout le temps ! des émigreux qui se naïyent ou s’font tueu en grimpant sur les barbeleux, ou s’font j’teu de leur immeubleu comme à Cachan ; des terrrorrists qui s’font pinçeu avant ou après avaïlle fait sauteu des navions ou des wagonnneux de voyageous. Non ! vaut mieux kaouser des meilleures chouses qui sont arriveu c’téteu. Et d’abord de toutes les fêteu de solidariteu, de chançons, de fest noz qui font danseu tout le biau mond’, les rich’s conmme les pauv ‘s, les bertons comm’ les gallos.

Not’monssieu l’ preumieu ministr’ et ceuss des finances ont jureu q’c’était la repriseu, que tout le monde alleut travailleu bentout, queu yaurait des sous pou tout l’monde : les zéritieux, les jeûeunes, les familles qu’avaient des keniauw, les voyageous qu’allaient au boulot, les pêchous qu’avaient pu de pessons, les culterreux qu’avaient plus de pesticides que de terreu et pas d’yiaulle pou leur maïsseu. (2)

Et pi on a t’y pas vu la mère Sego qu’est jolie tout pien en cal’çon de bain. Un beau brin de fille quand même ! et qui veut dameu l’pion à tous les vieux beaux qui veueulent fair’ la course à l’Eulyseu. On va ben s’amuseu jusqu’au mois de mai : Sarko contre Sego avec pien de pizodes et de cul beurlette. (2)

Ben mes garçailles, v’la la rentreu ! et comme chaq’anneu, la Faïye de Béreu, sacrebleu !

Le Herveu Delouard de conq’reu

Ecrit le 6 septembre 2006

 Universiteu d’éteu

V’la ti pas que tout le biau mond’ veut son universiteu d’éteu ! quéqc’équ ‘ça encor ? Et queu j’te kaouse par çi et que j’te photografieu par là ! Tous les partis y passent : le Péesseu, les Verts, l’UdéeFeu, l’Udéerreu, la ligueue à B’sançenot ; d’mêm’ le Médefeu qui s’y colle ! Ya q’la Mée qu’a oublieu mais ça va v’nir.

Les partageux, eux, z’ont pleureu avec le Jospin, z’ont zieuteu la Ségolène pou voir si el’était aussi belle que sur les photos de l’éteu ; les Verts ont ouvert leurs portes à des copains et copines à Chichi : le Hulot et la p’tit’ Lepageu ; ça fricote teurjoux entre les politiciens d’la Républiqueu qui voudraient rivaliseu avec nos bons rois d’France sur le nomb’ de maîtresseu (et d’amants) nécessaires pou la réputation. Baïyerou (c’est lui qui veut qu’on prononc’ben Baïyerou), n’veut pas êt’ en rest’ : il invit’aussi le Rocard, le Hulot et cor’un auout’ que j’ai oublieu. Le Médefeu, lui, l’est pas content pasqueu le gouvernement veut donneu des sous aux pauv’s (pour une faïÿe et cét’y ben vraïlle !) et pas à yeux qu’ont tant de beusoins pou fair’travailleu les ouverieux sans les païyeu.

J’ai oublieu le Sarko qu’est ben embêteu avec les sans papieux et la doubleu peine. Le Pein’ (à jouir) et le vicont’ de Vendeuye y n’en peuvent pu de voir des émigreux pien les églises, pien les mosquées (tiens ! pourkaïye pas dans les synagogues ou les tempeux à Boudha ?)
Un coup de chapiyiauwe quant’ mêm’ pour la Finul au Liban et les champignons qu’arivent tous les ziyans pu vit’

Le Herveu Delouard de Conq’reu

 Ren qe deü galo duraunt la semaenn

Du 18 au 24 septembre 2006. Voir le programme


 Qu’est-ce que « le gallo » ?

Selon l’association bertaeyn-galeizz :
La Bretagne possède deux langues spécifiques : le breton qui est une langue celtique et le gallo qui est une langue romane. Le breton est parlé en Basse-Bretagne, c’est-à-dire dans la partie occidentale. La langue gallèse quant à elle est parlée en Haute-Bretagne, c’est-à-dire dans la partie orientale (Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine, Est des Côtes-d’Armor et du Morbihan). Le gallo, langue longtemps non reconnue et méprisée, est encore souvent désigné par le terme de « patois », mais connaît un regain d’intérêt depuis les années 70.


Ecrit le 13 septembre 2006 :

 Ça chaounnte et ça secoue !

Mon Sarko y nous avait ben promis des lendemains qui chaountent ; eh ben, il a embaucheu dans sa clique el rockou Djoni et el rapou Doc-l’hygiène (comme le sot du mêm’ nom ; chez nous on dit l’pot d’chamb). Mon cousin d’la grand’ville de Chateauberriant y dit qu’c’est de la comeudie musicale ou de l’opéra-pouf. A bouffer de rir’ oui !

Pendant ce temps là ma Sego est secoueu comme un prunieu qu’aurait des preinnes pas mûres ; et vantié ben que c’est l’Jospin qui secoue le plus fort vu qu’il a son honneur à vengeu. C’est pas tout pien joli. Mon cousin y dit qu’ça va mal finir, c’teu kakouphonie, qu’c’est une machine à perdre pis qu’les batteuses d’autefaïye à bouffeu les bras. Et qui c’est qui sera l’dindon ? C’est cor le pauv’monde qui compte les points au lieu de compteu les sous qu’il a pas !

Au moinsse, on ne kaouse pu du Liban, des palestiniens qu’on tire teurjous com’ des lapins, des sans papieux qu’on renvoie avec leurs keniauw, des vangélisses à Bouche qui croizadent partout pour la gloire des ricains et le règne de dieu qu’y disent ; le règne du fric, oui ! Ben l’ bonjour, mes pauv’garçailles !

Le herveu delouard de conq’reu


Ecrit le 20 septembre 2006

 Appateu

Comment mon Villepin (j’seu ben qu’c’est un nob’ mais j’arrive jainmai à me rappeleu comment qui s’appeule) comment donc y va faire voteu sa loué su l’mariage du gaz avec (l’iauye du canal de) Suez. Quand y a d’l’iauye dans l’gaz, c’est pas ben mais quand y aura pu ni gaz ni iauye faudra en v’nir à l’huile de colza.

Et là not vicont’de vaïzin a trouveu l’filon : la défenseu des paizans, de not bel’France ruraleu avequeu ses bel’familleux, ses clapieux pien de mèr’lapineux et ses poulaïyeux pien de cocoricos, ses écolieux qui saluent le drapiauye français, tous les matins com’ du temps du maréchal peutain.

Ceute semheine (pou vous, band’de bayïauye, c’sera la semheine deurnieure), y en a que pou le onze seuptemb’. Mêm’ mon Sarko a éteu chez les ricains pour arroseu tous les teurbalis que ça a déclencheu, la déclaration de guerreu d’Bouche aux terrorrisses.
Ma Seugo a éteu vexeu par ses jeueunes socialisses. Au lieu de tombeu amoureux com’les aut’s français, y lui cherch’ des poués dans ses biauyes cheveux. Alorsse al’est monteu sur ses ergots avec les jeueunes bertons. Heine seu pu qu’on prend pas les mouches avec du vinaigue !

Le herveu delouard de conq’reu

Vaïzin = voisin
Baïyauye = curieux qui baye aux corneilles
Teurbalis = les morts (sans doute de trébucher et trépasser)
Poués = poux


Ecrit le 27 septembre 2006

 La guerreu des cult-tureux

V’la ti pas asst’heur’ que les cul-terreux qu’étaient teurjous en lutteu contre les paqueux de Brusselles sont rempiaceux par une guerreu ent’heur les cul-tureux et aussi ent’heur les reuligions.

D’un coteu le grand Bouche et le petit Bouche (c’est Sarko qu’a éteu adoubieu l’aut’jour par son gran’freire ent’heur deux portes de la maison bianche) ; de l’hauout, l’Armadinedjab l’iranien. Et pou les cul-bénits qui portent une calotteu (pourkaï c’étidon qu’les prêchous mettent teurjous des calottes su leur tête ?), le graound Benneladenne qu’es teurjours cacheu mais qui kaouse souvent dans le poste et an’heu un p’tit gros nouveau benneladenne, eul pap  ’ qui monte sur ses ergots pour dire que not’reuligion est ben la meilleure, la pu gentille, qu’a jainmé tueu hein’ mouche ou bruleu person-ne alors que l’hauout, el’a teurjous attaqueu. Quand y a un tout bon et un tout meuchaount, c’est pu facile pour suiv’ eul film !

C’est pour ça qu’les gens sont perdus avec le péesseu. Il vient d’aligneu tous les candidats et donneu le mêm’ temps pour présenteu leur popotte. C’est cor’ ma Ségo qu’a gagneu mais c’éteu hein’ bel’ leuçon de démocratie !

Mon super-Chichi a bouffeu du lion et lui, jureu cracheu, y va pas se met’ à g’noux, ni deuvaount le grand Bouche, ni deuvaount le p’tit qui fait que lui marcheu su les pieux.
.... Jureu cracheu !

Le Herveu Delouard de conq’reu


NOTES:

(1)
- Liborgnonnerie = tout ce qui est écrit et qu’un -liborgnonnou s’amuse à lire
- Bigo = le bec
- Quinquets = les yeux
- Keniauw = enfant
- Cassiette = casquette
- Silette = une badine prise dans le fagot de bois
- Baïyeu son nez =regarder au lieu de travailler ou faire le curieux(bayer aux corneilles)

(2) Pas d’yiaulle pour leur maïsseu : pas d’eau pour le maïs

Pizodes et cul beurlettes : épisodes et culbutes.

Ecrit le 17 décembre 2003 :

La demande de permis de construire pour l’ensemble Cyber-centre, médiathèque, Maison de Département, a été déposée le 6 octobre 2003. Le délai d’instruction expire le 6 janvier 2004