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NOTES:
Prostitution, rapport du 4 juillet 2002
Environ 90% des prostitu ?es d’Europe du sud-est sont victimes du trafic d’ ?tres humains qui s’est d ?velopp ? de mani ?re alarmante au cours des derni ?res ann ?es et dont les jeunes filles de 18 ans sont la cible privil ?gi ?e, selon un rapport d’organisations internationales publi ? vendredi 4 juillet 2002 ? Sarajevo.
Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), quelque 120.000 femmes et jeunes filles sont victimes chaque ann ?e du trafic d’ ?tres humains ? destination de l’Union europ ?enne, principalement via les Balkans, alors qu’environ 10.000 femmes, principalement de Moldavie, Roumanie et Ukraine, travaillent dans l’industrie du sexe en Bosnie. Le rapport attire ?galement l’attention sur « un nombre croissant d’enfants de moins de 18 ans (...) victimes de trafic ? des fins d’exploitations sexuelles et pour le travail forc ? ».
Le rapport examine le trafic d’ ?tres humains, contr ?l ? par certains des r ?seaux criminels les plus importants au monde, dans huit pays : Albanie, Bulgarie, Bosnie-Herz ?govine, Croatie, Yougoslavie, Mac ?doine, Moldavie et Roumanie. L’instabilit ?, les faibles lois et la pauvret ? dans ces pays figurent notamment parmi les causes de l’augmentation du trafic d’ ?tres humains .
Selon les estimations des organisations non-gouvernementales (ONG), « plus de 2.000 enfants albanais ont ?t ? victimes de trafics vers la Gr ?ce » alors que « 80% de la totalit ? des personnes victimes de trafic depuis l’albanie sont des adolescentes de moins de 18 ans ». En outre, entre 10% et 30 % des prostitu ?es dans la r ?gion seraient mineures.
Il n’y a pas de preuve de trafic de gar ?ons pour la prostitution, malgr ? l’existence de rapports anecdotiques portant sur leur trafic vers l’Europe occidentale pour la prostitution masculine et la transplantation d’organes.
Selon le rapport, le trafic d’ ?tres humains est consid ?r ? dans les pays d’Europe du sud-est comme un probl ?me d’immigration et non comme une violation des droits de l’Homme, ce que d ?plore le rapport, les victimes ?tant trait ?es comme des criminelles. Seules 35 % des victimes sont reconnues en tant que telles tandis que seules 7 % ont b ?n ?fici ? d’une assistance et d’un soutien ? long terme, pr ?cise le rapport.
Par ailleurs, la corruption des douaniers, qui coop ?rent avec les trafiquants, rel ?ve, selon le rapport, d’un « lieu commun plut ?t que d’une exception ». Le rapport reconna ?t certains progr ?s effectu ?s par les gouvernements locaux pour traiter le probl ?me, mais ne s’en satisfait pas et recommande aux gouvernements la mise en application de lois contre les trafiquants ou l’adoption d’une nouvelle l ?gislation anti-trafic.

