Ecrit le 4 septembre 2013
Conte agricole ... comme ...
Il ?tait une fois un gar ?on et une fille. Ils venaient de racheter une auberge dans un petit village de campagne. Mais, comme ils poss ?daient moins de louis d’or que d’espoir, ils avaient emprunt ? ? la banque de la grand’ville.
Au milieu de cette auberge, avant, coulait une source magique ? : il suffisait d’entrer une formule de quatre chiffres dans un bo ?tier noir pour que la source donne des louis d’or aux clients, leur permettant d’acheter boisson et nourriture aux jeunes gens, et ? ceux-ci de pouvoir rembourser la banque.
Mais celle-ci ?tait en fait une sorci ?re, qui buvait le sang de ses victimes apr ?s les avoir s ?duites. Trouvait-elle que les jeunes gens et leurs clients ne donneraient pas assez de sang ?? Toujours est-il qu’elle d ?cida soudain de tarir la source magique, au grand d ?sespoir des jeunes gens qui craignaient de perdre des clients et d’avoir du mal ? rembourser.
c’est alors qu’un lutin, pris de piti ? pour eux et furieux de ne plus pouvoir venir ? la source, leur conseilla de lancer une p ?tition de clients mena ?ant de quitter la banque. Ceux-ci s’y pr ?par ?rent avec enthousiasme, car ils aimaient bien les jeunes gens et trouvaient pratique cette source leur ?vitant d’aller loin chercher des louis d’or. Les serviteurs de la sorci ?re, impressionn ?s, promirent de refaire couler la source magique. Soulag ?s, les jeunes gens annonc ?rent la bonne nouvelle aux clients, qui burent ? leur sant ? et ? celle de la sorci ?re, finalement peut- ?tre pas aussi m ?chante qu’on le disait.
Malheureusement, la sorci ?re d ?couvrit la d ?sob ?issance. Elle entra dans une col ?re terrible, et jeta un sort sur la source. Heureusement, les jeunes gens et leurs amis tinrent bon et commenc ?rent ? remplir la p ?tition. Les serviteurs locaux de la sorci ?re prirent peur, car ils seraient eux aussi priv ?s de louis d’or si les clients fermaient leurs comptes. Il faut dire que le chef de ces serviteurs ?tait un personnage humain. c’est lui qui r ?ussit ? faire fl ?chir la m ?chante sorci ?re et r ?alimenter la source aux louis d’or. Les habitants du petit village s’ ?cri ?rent alors ? : « ?Tout est bien qui finit bien ? », ils burent dans l’auberge ? la mauvaise sant ? de la sorci ?re, les jeunes gens v ?curent heureux et eurent beaucoup de clients.
(Celui qui a trouv ? ce conte dans un vieux coffre : mais pas de banque : en a tir ? une moralit ?? : une banque reste une banque, une sorci ?re reste une sorci ?re, mais on peut conjurer leurs mal ?fices si on sait r ?sister et ?tre solidaires. Et il observe ceci ? : cette fa ?on de faire, non, de d ?faire, rel ?ve d’une politique g ?n ?rale pratiqu ?e par les princes de ce monde, qu’ils soient patrons ou politiciens. Politique qui veut tout concentrer dans des m ?gapoles et leurs satellites ? : services, commerces, ?tablissements hospitaliers ou scolaires, etc. Cela aussi bien pour la rentabilit ? financi ?re que le prestige et : mais on ne le dit pas : l’anonymisation des masses humaines, rendues de ce fait plus fragiles, plus ?go ?stes et plus manipulables. Vivre ? la campagne, si ?a continue, ne sera plus le fait que de tr ?s riches ayant les moyens de se d ?placer et de tr ?s pauvres n’ayant plus que les moyens de crever dans l’isolement.)
sign ? : Le lutin

