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Le député Ducoin et les prisons

Ecrit le 12 décembre 2007

 Le député Du Coin sur la réserve

« Chaque député de la majorité comme de l’opposition se voit attribuer chaque année une subvention dont le montant varie en fonction de son ancienneté et de la hiérarchie qu’il occupe au sein du Parlement.

Cette subvention peut être scindée en plusieurs aides, et doit servir à financer des investissements portés par une Collectivité locale ou une association ». C’est ce que dit le député UMP Guy Tessier qui publie, sur son blog, le montant qu’il a eu en 2007 (300 000 €) et la répartition qu’il propose.

voir

Au vu de cette information, La Mée a interrogé Michel Hunault par lettre électronique le 16 novembre dernier. Pas de réponse ni pour 2007, ni pour les années précédentes. Ce serait pourtant bigrement intéressant !

D’après ce que nous avons pu deviner, 50 000 € auraient été attribués au « pôle social » de la commune de Derval, sous l’appelation « Ministère de l’Intérieur ». C’est bien mais pourquoi ne pas le dire ?

Avis aux associations, si vous avez des besoins n’hésitez pas à faire appel aux fonds spéciaux du Député.

[note du 16 décembre 2007 : toujours pas de réponse !]


Ecrit le 12 décembre 2007

 En Vendée, le député Ducoin joue à l’humaniste

« La prison c’est pas automatique ». A l’initiative   de bénévoles intervenant dans les prisons, un débat sur ce thème était organisé à La Roche sur Yon le jeudi 29 novembre. Le seul politique invité : Michel Hunault dont l’intervention sur le respect des droits de l’homme, le devoir d’humanisme envers les personnes incarcérées a été saluée par l’assistance. Son discours sur les peines alternatives à la prison pouvait laisser penser que, vu l’état des prisons françaises et la surpopulation carcérale, lui aussi les préférait à des condamnations à la prison.

Mais deux questions venant du public ont permis de montrer son vrai visage.

A l’une rappelant que l’état des prisons françaises est dramatique et qu’en ce domaine, la France est condamnée par les instances européennes, et notamment, par un commissaire européen, M Gil Roblès, le député Ducoin a répondu que les prisons des autres pays européens ne sont pas en meilleure situation et que de toute façon, M Roblès n’est plus commissaire européen. (1)

A l’autre remarquant qu’au delà du beau discours sur l’humanisme et les peines alternatives à la prison, il était élu à l’Assemblée Nationale et faisait un autre choix, il répliqua qu’il n’était pas venu pour un débat politique.

L’intervenant, en effet, citait les propos tenus le 17/07/2007, du haut de la tribune de l’Assemblée : « j’approuve le refus du Président de la République le 14 juillet dernier, de faire, selon l’usage de la fête nationale, remettre en liberté 5000 personnes… » et encore concernant les peines planchers [dont les observateurs autorisés s’accordent à dire qu’elles conduiront rapidement 10000 personnes supplémentaires dans les prisons] « Madame la Ministre, je vous apporte le soutien du Nouveau Centre… Ce texte vise à plus de fermeté contre la récidive (…) on ne luttera efficacement contre la récidive que si les décisions de justice sont exécutées, et le sont rapidement…et sur les 100 000 peines de prison prononcées, plus d’un tiers ne sont jamais exécutées »

Sans pouvoir nier ces propos, le député a donc répliqué qu’il n’était pas là pour faire de la politique ( tiens donc encore ! ), qu’il était l’auteur d’une charte européenne des prisons, membre de la commission d’Outreau, ami de Balladur…et que son contradicteur n’en avait sûrement pas fait autant pour la justice. Bref, il a essayé de noyer le poisson, mais l’auditoire a pu relativiser les propos qu’il avait tenus précédemment. En témoignaient les échanges des participants entre eux après le débat.


NOTES:

P.-S.
Traitements inhumains et dégradants

(1) Une nouvelle fois, le Comité de prévention de la torture (CPT) du Conseil de l’Europe stigmatise les prisons françaises. Dans son rapport, qui fait suite à des visites à l’automne 2006, le CPT s’inquiète principalement des conditions de santé, du placement à l’isolement, de la surpopulation carcérale. Le rapport que Le Monde a pu consulter sera rendu public en même temps que les réponses françaises, quand le gouvernement, qui prépare une loi pénitentiaire, donnera son accord.

Source : Le monde du 6 décembre 2007