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Accueil > Conseil Municipal Châteaubriant > Conseil Municipal- du 15 mars 2014 au 15 mars 2020 > CM 2014-2015 > Sept points pour se la couler douce

Sept points pour se la couler douce

Ecrit le 4 juin 2014.

Beau projet de la municipalité, présenté ce 28 mai au Conseil Municipal de Châteaubriant : une coulée verte dans la ville (voir plus loin). Le conseil municipal démarre par une minute de silence en la mémoire de Jean-Pascal Guyon, conseiller municipal élu fin mars 2014 et décédé brutalement le 18 mai. Catherine Gallais, qui le remplace, exprime son émotion de devenir conseillère municipale dans ces circonstances.
A part cela, il n’y pas eu un mot, même de compassion, à l’adresse des salariés des ABRFi, tous liquidés ... Déjà oubliés ?

Première délibération : quand il pleut beaucoup, il y a des problèmes de gestion des eaux pluviales au bas de la rue des Déportés Résistants. Une canalisation d’évacuation vers la Chère sera réalisée sur le terrain d’une personne, avec son accord. Elle fera 95 m et coûtera 19 500 €. Notons qu’elle passera par une parcelle de terre bordée d’une magnifique haie de pâlis ! Cette parcelle, si elle avait été achetée par la ville, aurait fait une promenade formidable !

Deuxième délibération : création d’une promenade paysagère urbaine.

C’est une excellente idée : il s’agit de relier l’espace naturel de Chécheux (où il y a deux retenues d’eau en amont de la Chère) à la voie verte Châteaubriant-Rougé, par des ’’circulations douces’’. Suivez le guide :

  • 1 – Le plan d’eau en amont de la Chère. L’espace deviendra un ’’parc naturel urbain ’’ avec possibilité de promenade autour des deux bassins et création de points d’observation pédagogique de la biodiversité. Ce sera la première étape.
  • 2 – La petite rue des Lilas, la fontaine et le jardin de Rencontres  
  • 3 – La rue du Duc d’Aumale, entre ses grands arbres, l’étang de la Torche et la haute stature du Château où les piétons et les cyclistes seront prioritaires sur les voitures. Ce sera la deuxième étape.
  • 4 – L’entrée de la Rue Tournebride/ Rue de Rigale
  • 5 – La rue Basse et le jardin des Remparts qui traverse l’ilôt.
  • 6 – Le jardin du Pont Saint Jean
  • 7 – Le Parc de Radevormald ’’avec des transitions qualitatives côté Bd Victor Hugo et côté Rue de Paluel’’ . Ce sera le troisième étape

Enfin la quatrième étape portera sur la rue de Paluel, vers les rives naturelles de la Chère.

Pour cela la municipalité lance une consultation visant à choisir un ’’bureau d’études programmiste’’.

Coulée verte- dessin de Moon - 06 87 32 77 47

Pour ’’la voie citoyenne’’, ce projet est une excellente chose mais pourquoi, déjà, choisir un programmiste ? ’’D’une part cette délibération pourrait être fondue dans celle qui concerne le plan de circulation » - « D’autre part, en autorisant déjà le maire à signer le marché, on se prive d’une formidable occasion d’associer les habitants sur la façon dont ils imaginent et de s’appuyer sur les compétences d’associations de protection de la nature. On pourrait aussi faire appel aux associations et à des personnes ressources sur le plan du patrimoine historique »

Troisième délibération : un plan global de déplacement. Il est décidé de faire appel à un bureau d’études. ’’La voie citoyenne’’ souhaite la mise en place d’une commission extra-municipale.

Frelons asiatiques : un nid découvert à Châteaubriant en 2012, et huit nids en 2013. Pour les détruire, il en coûte de 80 à 400 € en fonction de la nécessité, ou non, d’utiliser une nacelle. Pour 2014, la municipalité financera la destruction d’une trentaine de nids soit 4500 € environ.

Inquiétudes financières

Compte Administratif : beaucoup de chiffres et une éternelle auto-satisfaction de la municipalité. Mais Maxime Lelièvre note que des chiffres ne sont pas donnés : ni la capacité d’autofinancement brut, ni le fonds de roulement. Bernard Gaudin estime, lui, que les documents fournis sont plus complets qu’auparavant (donc point positif). Mais que ’’l’année 2013 est particulière puisqu’elle intègre plusieurs cessions d’actifs pour un montant total de 2,400 millions (vente de terrains Borderie nord, vente de Gastine, vente de terrain à Khun, et à un cabinet vétérinaire) dont 1,600 millions ont été encaissés en 2013. Compte tenu de cet apport de trésorerie, on pouvait espérer une amélioration plus nette des différents ratios notamment de l’endettement. Malgré cet apport de recettes exceptionnelles, la collectivité a emprunté 1,100 million alors qu’on était en 2013 sur une année relativement sage en termes d’investissements puisque les travaux du dojo ont été décalés à 2014. On se retrouve finalement avec un résultat à reporter qui est certes en amélioration mais seulement de 200 000 euros ».

Bernard Gaudin a retracé l’évolution sur 7 ans :

« On se rend compte que sur ces 7 années :

  • - les dépenses réelles de fonctionnement ont évolué régulièrement à la hausse + 1 287 000 €
  • - les recettes réelles de fonctionnement (en retirant de ces recettes les produits des cessions d’immobilisations, compte 775, de façon à comparer ce qui comparable d’une année sur l’autre) ont augmenté mais beaucoup moins vite que les dépenses soit une hausse + 541 900 euros.
  • - Ceci se traduit par une évolution à la baisse de l’autofinancement. Et d’autant plus quand on observe l’évolution de l’autofinancement net, c’est à dire le solde (recettes-dépenses) duquel on va retirer le capital remboursé sur les annuités d’emprunts. L’autofinancement net (corrigé des cessions d’immobilisations) passe de 471 800 euros en 2007 à - 363 300 euros en 2013. On est là aussi sur une baisse régulière de l’autofinancement net ».

Finalement, ce sont les cessions de terrains qui viennent corriger l’autofinancement net et le ramener dans le positif. « Sur la période 2007 2013 les cessions d’immobilisations ont représenté pratiquement 6 millions d’euros. Pour avoir une vision globale, nous demandons le bilan détaillé de tous les actifs et, pour compléter, l’évolution de la trésorerie sur une année. Pas dans 6 ans ».

Il n’a pas eu de réponse à ses questions.