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Mée-disances du 8 avril 2015

Écrit le 8 avril 2015

  Hausse chez McDo

 
L’Express.fr du 02/04 : La chaîne de fast food prévoit de porter à 10 dollars le salaire horaire dans les restaurants qu’elle gère en direct. Au total, 90.000 employés dans 1500 restaurants bénéficieront de cette hausse de 10 %. Mais les 660 000 salariés des restaurants franchisés (95% des employés) ne sont pas concernés.
 
« Les franchisés prennent leurs propres décisions pour ce qui est des salaires », justifie la direction de McDonald’s. « Ces annonces concernent 5% des salariés de McDonald’s (...) C’est encore trop peu », répond Kendall Fells, à la tête du mouve-ment de protestation. Ce dernier exige que les employés soient rémunérés à hauteur de 15 dollars de l’heure. 
 
La chaîne de restauration rapide a annoncé un autre geste en faveur de ses salariés. Elle va augmenter les congés payés des personnels disposant d’au moins une année d’ancienneté. La loi ne garantit pas de durée minimale des congés payés aux États-Unis. 
 
Au-delà de McDonald’s, les grandes entreprises américaines sont sous le feu de critiques leur demandant d’augmenter les bas salaires. Car malgré la reprise économique, les inégalités sociales se creusent. Le chômage représente 5,7% de la population active. Mais le salaire minimum fédéral est bloqué à 7,25 dollars de l’heure. 

 Les élections tournent mâle

 
Libération.fr du 02/04 : Ce jeudi soir, elles sont 10 présidentes sur 101 conseils. À l’issue du « troisième tour », celui de l’élection des président(e)s des conseils départementaux, les femmes sont écartées du poste dans 91 départements. Les mandatures se suivent et se ressemblent donc. Un comble, alors que pour la première fois les assemblées départementales sont paritaires.
 
« On peut partager les places, sans partager le pouvoir », se désole Réjane Sénac, présidente de la commission parité au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. […]
 
Qu’est-ce qui plombe les femmes ? Leur inexpérience, de l’avis des responsables de partis. « Il est rare de devenir présidente ou président quand on vient d’être élu(e) », avance Christophe Borgel, chargé des élections au PS. [...]

La sous-représentation féminine se retrouve à la tête d’autres exécutifs (mairies, régions) issus de scrutins imposant la parité depuis déjà plusieurs mandats. Dans les villes de plus de 1 000 habitants, les conseils municipaux élus en 2014 sont féminins à 48,2%, mais seules 12,9% de femmes sont maires. Et une seule, Marie-Guite Dufay en Franche-Comté, est présidente de région sur les 22 que compte la métropole. […]
La loi ne peut pas tout face aux réflexes machistes. Le législateur a d’ailleurs revu plusieurs fois sa copie. En imposant par exemple la parité au sein des vice-présidences des conseils régionaux et départementaux. Ce qui n’empêche pas les élus masculins d’hériter en général des dossiers les plus stratégiques. Dans les Pyrénées-Atlantiques, le futur président prévoit ainsi de confier aux hommes les finances et l’aménagement du territoire, aux femmes les ressources humaines et le social. « Nous sommes un pays de loi phallique, les hommes considèrent illégitime que les femmes exercent le pouvoir, c’est profondément ancré dans l’imaginaire collectif », regrette la députée PS Sandrine Mazetier. […]. Il fallait une loi, il faudra une révolution culturelle.

 Couloir de la mort

 20 Minutes.fr du 03/04 : Après 30 ans passés dans le couloir de la mort en Alabama, Anthony Ray Hinton a renoué avec la liberté. L’ancien condamné est la 152e personne condamnée à mort depuis 1973 et innocenté. Suite à une décision de la juge Laura Petro de la cour de district du comté de Jefferson, toutes les charges retenues contre lui ont été abandonnées.
 
En 1985, deux responsables de deux fast-foods de la région de Birmingham avaient été tués par balle au cours de hold-up. La police n’avait relevé aucun indice. Et le 25 juillet 1985, le patron d’un restaurant de la même région, à Bessemer, avait été légèrement blessé par balle lors d’un vol. Anthony Hinton, noir âgé de 29 ans à l’époque, avait été arrêté et reconnu par le patron. L’homme travaillait au moment des faits à 25 km de là dans un entrepôt. Son superviseur et ses collègues de travail avaient témoigné en sa faveur et un détecteur de mensonge l’avait exonéré.
 
L’accusation, menée par un procureur connu pour « ses préjugés raciaux » s’appuyait sur la découverte, chez la mère de l’accusé, d’une arme qui, pour les experts appointés par l’État, avait servi aux attaques. Pourtant, la police n’avait relevé aucun indice sur les lieux du crime. Faute de moyens, la défense n’avait pu présenter d’expert crédible et l’accusé avait été condamné à mort. L’an dernier, la Cour Suprême des États-Unis avait annulé la condamnation et la juge Petro avait ordonné un nouveau procès. En 2002, des experts, dont un ancien responsable du FBI, avaient témoigné du fait que l’arme saisie ne pouvait pas avoir tiré les balles des meurtres.

 Windsor en grève

 
Le Point du 31/03 : Pour la première fois depuis le début du règne d’Elizabeth II, les employés du château de Windsor protestent contre leurs conditions de travail. À la fin avril, les 120 guides, personnel de restauration, de nettoyage et de gardien-nage de la résidence de week-end de la reine devraient débrayer à l’appel des syndicats de la fonction publique. Ils protestent contre des rémunérations inférieures au revenu minimum. Chez Windsor Inc., le salaire moyen s’élève à 14 000 livres (19 282 euros). Les employés sont très mal lotis comparé aux normes de la fonction publique d’outre-Manche. […]
 
Le fonctionnement du château de Windsor est financé par la « Liste civile », qui lui est allouée chaque année par l’État pour couvrir les dépenses courantes, notamment les frais de personnel. Mais en cette période d’austérité gouvernementale, l’heure est plus que jamais à la réduction des dépenses de fonctionnement.
 
Elizabeth II est d’autant plus affectée par ce mouvement de grève que Windsor est son château favori. Construit par Guillaume le Conquérant sur la seule colline surplombant la Tamise, le plus ancien et le plus grand château du royaume a donné le nom à la dynastie en 1917 pour faire oublier à la population les origines allemandes de la lignée. La souveraine y a passé toute la guerre en compagnie de ses parents et de sa sœur. Enfin, c’est là qu’est né en 1348 l’ordre de la Jarretière, l’honneur le plus prestigieux du royaume dont la légendaire devise proclame : « Honni soit qui mal y pense. »

 Les jetons de Bernadette

 
Lexpress.fr du 31/03 : Bernadette Chirac, administratrice du groupe de luxe LVMH, a touché 37 500 euros de jetons de présence l’an dernier. Depuis sa nomination à ce poste en avril 2010, l’ex-première dame a empoché au total 190 250 euros. À cette somme s’ajoutent également 500 actions de la société, détenues à titre individuel, d’une valeur de 82 000 euros au cours de ce jour. 
Toutefois, Bernadette Chirac est moins bien lotie que Hubert Védrine. L’ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin a, pour sa part, touché 45 000 euros en 2014. Administrateur de LVMH depuis 2004, il a encaissé au total 195 500 euros ces cinq dernières années et lui aussi détient 500 actions de la société à titre individuel. Nouvelle venue depuis avril 2014, Marie-Laure Sauty de Chalon, PDG du site internet AuFeminin.com, a obtenu pour sa première année au Conseil de LVMH la somme de 33 750 euros, soit moins que Bernadette Chirac et Hubert Védrine. 

Qui a dit que la politique ne payait pas ?