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Au château, le grand Logis, magnifique.

Ecrit le 01 février 2017

Le Département, propriétaire du château de Châteaubriant, et par ailleurs du château de Clisson et du Domaine de la Garenne Lemot, assure la conservation et la restauration de ce patrimoine, mais aussi sa valorisation, sa vie, en s’appuyant sur Grand Patrimoine de Loire-Atlantique et le savoir-faire de ses équipes pluridisciplinaires.

Catherine Touchefeu, vice-présidente du Département déléguée à la culture et au patrimoine, rappelle à cette occasion que « Ie Département mène une politique culturelle forte sur les sites départementaux dont il est propriétaire, orientée vers la diversité d’offres de découvertes et adaptée aux divers publics. Il s‘agit d’une ambition importante : offrir la culture pour tous et partout. »

Le Département a engagé depuis 2012 les travaux relatifs à la restauration de la partie médiévale du château de Châteaubriant. Dernière phase de travaux commencés en 2006.

Pour mener à bien ces travaux de restauration, le Département s’est entouré d’une équipe de maîtrise d‘œuvre composée de l’architecte en chef des monuments historiques. Pascal Prunet, d’un économiste de la construction, le Cabinet Huet, d’un vérificateur l’entreprise Saboureau Ingénierie, d’un bureau d’études « bois » Diagno-Styl, d’un bureau d’études « électricité » AREA Études La Baule et d’un bureau d‘études « structure » IDES.

Le Département a engagé 5,9 M€ pour ces travaux de restauration de grande envergure et a bénéficié des soutiens de I’Etat à hauteur de 866 534 € et de la Région Pays de la Loire pour 457 500 €.

  Restauration du donjon

Le donjon a été construit à partir des XIIe et XIIIe siècles en lieu et place d’un premier château probablement en bois édifié vers 1050 sur un promontoire rocheux à la confluence de deux cours d’eau, la Chère et le Rollard. Lieu d’habitation et de défense, pièce maîtresse du château entre basse-cour et haute-cour, le donjon constitue le dernier refuge de la garnison en cas d’attaque du château ou de siège.

Au cours du XVIe siècle, d’importants travaux sont entrepris par Louise de Châteaubriant : une grande tour d’escalier est aménagée en même temps qu’un deuxième étage. A la fin du XVe siècle, le donjon est rehaussé à nouveau pour atteindre 40 mètres de haut.

En 1720, la couverture et la charpente s‘effondrent suite à une tempête. Le donjon ne mesure plus que 28 mètres de haut. En 1938, il menace de s’écrouler et est alors étayé pendant plusieurs années.

Les travaux engagés en août 2012, indispensables pour la sauvegarde du site, visaient à restaurer le donjon dans son aspect de ruine actuel. Une étude archéologique de grande ampleur a permis d’adapter au mieux la restauration des maçonneries et la mise en place d’un plancher panoramique. Après des siècles de délaissement, cet espace est devenu de nouveau accessible au public via des visites guidées.

Achevés en février 2014, les travaux ont été :
– Consolidation et restauration des maçonneries. L’objectif était de conserver au maximum les pierres existantes et particulièrement les pierres moulurées. Seules les pierres irréparables ont été remplacées.
– Mise hors d’eau du bâtiment par la pose d’un plancher en bois au niveau supérieur du donjon et installation d’un parapet pour sécuriser l’accueil du public
– Restauration de l‘escalier droit et des escaliers à vis
– Couverture au sommet des escaliers à vis pour assurer la mise hors d’eau des deux escaliers
– Rénovation des baies dans leur état XIVe

 Restauration du châtelet

L’entrée de la haute-cour est gardée par le châtelet dont le système défensif comprend quatre tours. Trois sont encore visibles, celle de droite, en partie détruite, est percée d‘archères, Pour défendre cette entrée, une herse, d’imposants mâchicoulis et de larges fossés sont aménagés au cours du XlVe siècle. Ce logis, avec fenêtres à coussièges et lavabos, pouvait servir à la fois de défense et de logis pour une garnison.

Les travaux engagés entre août 2014 et février 2015 :
– Restauration du bâti tout en conservant l’état de ruine existant,
– Suppression des remblais constituant des sources importantes d’humidité,
– Consolidation des maçonneries,
– Coupe d‘arbres qui fragilisaient les maçonneries,
– Restauration du chemin de ronde dans le prolongement du grand logis.

 Le Grand Logis

A la fin du XIVe siècle, le grand logis ne présente que deux niveaux. C’est au lendemain du siège de Châteaubriant (du 15 au 23 avril 1488) que le grand logis passe de deux à quatre étages sur la partie nord pour devenir une imposante résidence seigneuriale. Une extension est également réalisée au sud. Les ouvertures sont reprises dans le style gothique flamboyant typique de la fin du Moyen Age. La grande cheminée et le petit four à pain de la salle du rez-de-chaussée laissent à penser qu’une cuisine y était aménagée. Les étages sont divisés en deux espaces, la partie la plus ancienne servait probablement de chambre. la partie la plus récente de garde-robe. Après la construction du château neuf (partie Renaissance). ces espaces sont peu à peu désertés.

Dans les années 2000, après trois siècles d’abandon et d’usages divers, le grand logis présentait un aspect bien éloigné de son ancienne noblesse. Les travaux engagés entre 2014 et novembre 2016 :
– Suppression des modifications antérieures qui n’avaient pas de réelle valeur historique,
– Retour à l’état du XVe siècle : restitution des fenêtres au rez-de-chaussée, des meneaux et traverses, des lucarnes, des intérieurs et bouchement des baies XIXe ou XXe siècle
Aménagement des cheminements entre le châtelet, la chapelle et le Grand logis : éclairage et pentes douces pour les personnes à mobilité réduite.

 Fouilles archéologiques

L’intervention d’archéologues en amont et tout au long d’un chantier Monument Historique est indispensable pour proposer une valorisation architecturale adaptée à l’histoire du monument. Au château départemental de Châteaubriant :

– 2012 : relevé ortho-photographique de l’ensemble du donjon pour conserver une trace de son état avant restauration et pour servir de support à l’archéologue chargé de l’étude du bâti. Ces relevés peuvent permettre des restitutions numériques 3D.
– De 2012 à 2016 : étude du bâti qui a consisté à étudier les élévations de l’ensemble de la construction (donjon, châtelet et grand logis) pour découvrir d’anciennes structures telles que des ouvertures ou des zones de passages rebouchées, des niveaux de planchers disparus...
– 2013 : phase de fouilles pour décaisser le sol du rez-de chaussée de la tour pour retrouver un niveau de sol ancien.
– 2015-2016 : surveillance du creusement des réseaux pour les branchements des fluides (sanitaires, électricité)
– 2016 : fouille partielle de la « salle basse » entre le petit logis et le donjon.

 Le programme des visites et ateliers

Grand logis et donjon

Le grand logis ouvre ses portes après une période de fouilles archéologiques et de travaux pour de nouvelles visites guidées. Les visiteurs découvrent son histoire, son architecture ainsi que le donjon et un panorama sur la ville de Châteaubriant.

Visites à partir de février tous les samedis et dimanche à 14h30 i durée 1h
Réservation conseillée 02.40.28.2020 i tarif plein 3 € / réduit 2 € / gratuit moins de 14 ans

Le carré de fouilles

Le temps d’un atelier, les enfants se glissent dans la peau d’un véritable archéologue et découvrent les techniques de fouilles pour déterrer leurs propres vestiges du Moyen Age. Une activité à partager en famille à partir de 6 ans.

Prochaines dates pendant les vacances scolaires, les mercredis 15 et 22 février, 12 et 19 avril à 15h30

Tarif : 3€/ participant. Les enfants doivent être accompagnés d’une personne majeure.