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Mée-Disances du 15 février 2017

Ecrit le 15 février 2017

 Un « accident grave et réel »

Le Point.fr du 09/02 : les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont rendu leurs premières constatations dans l’affaire du viol présumé de Théo, 22 ans, lors de son interpellation par trois policiers à Aulnay-sous-Bois, le 2 février dernier. L’IGPN déplore ainsi un « accident grave et réel » mais écarte « toute idée de viol délibéré » en raison, d’après la police des polices, d’absence d’élément intentionnel.
Après avoir visionné les images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont mis en évidence que Théo ne s’est pas laissé menotter. S’ensuit alors une bagarre avec trois fonctionnaires de police. En tentant de le maîtriser, l’un d’entre eux utilise alors une matraque pour le mettre à genoux.
L’enquête reste entre les mains de la juge d’instruction, qui n’a toujours pas eu accès aux images de vidéosurveillance de l’interpellation de Théo. Les quatre policiers ont été mis en examen pour violences volontaires en réunion et l’un d’entre eux est également accusé de viol. Ils ont tous été suspendus par une décision du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux. […]
Théo dit avoir été victime le 2 février d’un viol avec une matraque télescopique lors d’une interpellation violente aux 3 000, une cité d’Aulnay-sous-Bois. Toujours hospitalisé en raison de graves blessures dans la zone rectale, il s’est vu prescrire 60 jours d’incapacité totale de travail. Mardi, François Hollande s’est rendu au chevet de Théo à l’hôpital, d’où le jeune homme a appelé les jeunes de son quartier à ne « pas faire la guerre » et à « rester unis ».

 Donald prend des pilules

Le Point.fr du 06/02 : Chez les Mérovingiens, une longue chevelure était synonyme d’une grande virilité et de puissance royale. Le nouveau président des États-Unis ferait tout pour conserver sa fameuse crinière jaunâtre qui intrigue le monde depuis plus d’un an. Selon son médecin personnel, Donald Trump irait jusqu’à prendre des pilules pour favoriser la pousse de ses cheveux. Il s’agirait de la finastéride, un médicament utilisé normalement pour le traitement de la prostate, mais bien connu pour agir efficacement contre la calvitie masculine... « Il a tous ses cheveux », confirme le docteur Bornstein qui suit l’élu républicain depuis les années 1980, démentant tout port de perruque, comme l’avaient suggéré un temps ses détracteurs.
Donald Trump a fait de sa chevelure sa fierté, son totem, sa marque de fabrique : selon lui, sa coupe est peut-être ringarde, mais elle tranche avec celles de l’élite, tout comme son discours... « Mes cheveux ne sont peut-être pas très beaux, avait-il déclaré, mais ce sont les miens ! » Devenue un vrai sujet de campagne, les Américains n’ont manqué aucun détail capillaire sur la coupe de leur futur président : l’utilisation quotidienne de spray pour donner du volume aux cheveux, ce fameux casque voulu pour masquer son crâne, la coloration « jaune poussin » afin d’obtenir ces reflets dorés qui évoquent celle du lion dominant, pas toujours réussis du reste... Le Dr Bornstein omet cependant de préciser que la prise de finastéride n’est pas anodine, car elle peut provoquer des troubles de la libido et de l’érection chez certains patients...
Pour l’instant, aucun tweet vengeur ou ironique de la part de Donald Trump vis-à-vis de son médecin de famille.

 Chef de cabinet

Le Point.fr du10/02 : Il faut bien continuer à travailler et à gérer sa circonscription... Malgré la tempête médiatique qui secoue son ancienne collaboratrice Penelope Fillon, Marc Joulaud vient de publier une offre d’emploi. L’annonce est publiée par La Gazette des communes....
Le maire du fief de François Fillon détaille les tâches dévolues à ce poste. L’heureux(se) élu(e) devra ainsi « gérer les représentations du maire-président par les élus de la ville et de la communauté de communes », « suivre les dossiers prioritaires, en lien avec le directeur général des services, avec les adjoints et vice-présidents », ou également « gérer le protocole et organiser les événements (matinée nouveaux arrivants, fête du personnel, visite de quartiers, cérémonie des vœux, réceptions…) ». On est donc très loin d’un emploi fictif... Qualités exigées, entre autres : « grande disponibilité et parfaite discrétion ».
Pour rappel, Marc Joulaud, longtemps suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, siégea au Palais-Bourbon de 2002 à 2012 lorsque celui-ci fut ministre de Jacques Chirac, puis sénateur et enfin Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Joulaud employa Penelope Fillon de juillet 2002 à août 2007, pendant soixante-deux mois, contre une rémunération nette moyenne de 6 009,07 euros, selon les documents mis en ligne sur le site du candidat à la présidentielle.

 Tourisme  

Latribune.fr du 10/02 : Sur l’ensemble de 2016, la fréquentation touristique en France accuse un recul de 1,3%. Même si elle a perdu près de 3 millions de visiteurs, la France reste la première destination touristique mondiale. Le regain de fréquentation de fin d’année donne de bons espoirs aux professionnels.
Le nombre de visiteurs étrangers en France (y compris l’outremer) s’est inscrit entre 82,5 et 83 millions l’an passé, soit moins que le record de 85 millions atteint un an plus tôt, annonce le ministre des Affaires étrangères. Il souligne que, malgré l’impact des attentats islamistes de novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et du 14 juillet dernier à Nice, la France fait preuve de résilience avec un total qui l’« assure du maintien de son rang comme première destination touristique mondiale. » […]
L’Insee a fait état cette semaine d’un net rebond (+3,9%) de la fréquentation touristique, calculée en nuitées, au quatrième trimestre en France tout en soulignant qu’elle était surtout le fait de la clientèle française et, dans une moindre mesure, de la clientèle étrangère. Mais sur l’ensemble de 2016, elle accuse un recul de 1,3%.

 Il a osé le dire

Marianne.fr du 09/02 : ce jeudi 9 février, sur France 5 Le thème de l’émission C dans l’air invitait pourtant à toutes les précautions : il s’agissait d’interroger les relations entre la police et la population de certaines banlieues, en réaction à l’affaire dite Théo, victime d’un viol, le 2 février, au cours d’un contrôle d’identité de la Brigade spécialisée de terrain... Las, Luc Poignant, policier et chargé de communication au sein du syndicat Unité-SGP Police-FO n’a absolument pas pesé ses mots.
Tout commence lorsque la présentatrice Caroline Roux se fait un instant la porte-parole de certains jeunes de banlieues qui nourrissent un sentiment de persécution de la part de la police, jusqu’à ne plus respecter les forces de l’ordre. Elle évoque un témoignage diffusé plus tôt dans l’émission : « Il y a cette fille qui disait : ’on se fait contrôler, on se fait traiter de bamboula, on se fait cracher dessus’, peut-être que cette jeune fille affabule »... Puis elle se tourne vers Luc Poignant. Le policier semble affligé. Il confirme les relations délétères parfois entretenues par la police et les jeunes dans ces quartiers : « J’ai la même (version)... Je veux rester poli, mais j’ai la même. »
Puis l’agent de police tente d’expliquer que la responsabilité de cette situation est partagée entre les deux camps. Jusqu’à prononcer ces mots : « Parce que les mots ’bamboula’, ça ne doit pas se dire et ... ça reste encore à peu près convenable ».
L’insulte bamboula, convenable ? Caroline Roux le stoppe immédiatement : « Non », coupe-t-elle. Le policier hausse les épaules. « Bah, enculé de flic, c’est pas convenable non plus », explique-t-il en mettant les deux insultes sur le même plan... et en omettant le caractère raciste de l’injure « bamboula ».
Caroline Roux conclut ce moment sidérant : « Dans les deux sens, ça n’est pas convenable, pardon ».