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Mée-disances du 15 mars 2017

Ecrit le 15 mars 2017

 American dream

HuffPost du 06/03 : Ben Carson, récemment nommé ministre du Logement, a cru bon d’illustrer la force des Américains dans leur poursuite de l’American dream en choisissant pour exemple... la vie des esclaves... qu’il a comparés à des immigrés. « C’est ça l’Amérique. Une terre de rêves et d’opportunités. Il y a d’autres immigrés qui sont venus ici dans la cale des négriers, ils travaillaient encore plus longtemps, plus dur, pour moins que ça. Mais ils rêvaient aussi qu’un jour, leurs fils, filles, petits-fils, petites-filles, pourraient trouver prospérité et bonheur sur cette terre », a-t-il déclaré.

Si ce genre de déclaration s’inscrit dans la droite ligne de ses sorties polémiques précédentes (il a affirmé que l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ouvrait la voie à la zoophilie et la pédophilie ou encore a justifié son soutien au port d’armes en expliquant que cela permettrait aux Américains de ne jamais connaître le sort des juifs sous l’Allemagne nazie), inutile de préciser que ses propos ont déclenché un torrent de commentaires sur les réseaux sociaux. […]
Carson a finalement fait marche arrière en déclarant que « l’histoire des immigrés et des esclaves est totalement différente. Les esclaves ont été arrachés à leur famille. Les immigrés ont choisi de venir aux États-Unis. Ces deux expériences ne devraient jamais être mêlées ni oubliées ».
Ce n’est pas la première fois que Carson déclenche un tollé sur le sujet de l’esclavage. En 2013, il avait affirmé que la réforme du système de santé surnommée Obamacare était « la pire chose qui soit arrivée à ce pays depuis l’esclavage, car cela nous asservit tous à l’État ».

 Complément de rémunération

Le huffingtonpost.fr du 07/03 : « Ce n’est pas politiquement correct, mais je le dis ». Hervé Mariton, député LR de la Drôme, a affirmé qu’il était nécessaire d’augmenter la rémunération des parlementaires pour éviter les abus de type « Penelope Gate ».
Des propos qui font écho à ceux tenus par Patrick Stefanini, qui affirmait que l’emploi par les députés de membres de leur famille comme attaché parlementaire revenait à des « compléments de rémunération ». […]
Gagnant « 5000 euros net », le député concède que c’est « un salaire confortable » mais soutient que les parlementaires français sont « parmi les moins bien payés d’Europe ». Une affirmation pour le moins inexacte !
Par ailleurs, les députés ont pu pendant de nombreuses années se reverser « les crédits non utilisés destinés à rémunérer leurs collaborateurs, mais dans la limite de 6000 euros par an », explique Public Sénat. Cet argent était directement versé sur l’indemnité représentative de frais de mandat du député et donc finissait sur son compte personnel sans plus de contrôle. Cette pratique a pris fin en 2012.
D’autres systèmes opaques (voire illégaux) ont pu avoir cours, notamment au Sénat. François Fillon aurait touché lorsqu’il était sénateur des sommes indues en marge d’un système de « détournement » mis en place au Sénat via une association, l’Union républicaine du Sénat.

Fillon n’a pas déclaré un prêt de 50 000€ de Ladreit de Lacharrière.
Ben quoi, j’ai bien le droit d’avoir mes pauvres !

 Sarkozy soutient Fillon

Marianne.fr du 10/03 : En pleine affaire Fillon, certains s’interrogent sur le rôle de Nicolas Sarkozy qui, de ses bureaux de Miromesnil, a consulté et conseillé de nombreux pontes de la droite française. Si l’ancien président s’est officiellement inquiété dans ses communiqués de l’avenir de sa famille politique, il n’a pourtant pas fini de plaisanter en privé sur la psychologie de son ancien Premier ministre.
Invité à une soirée le 4 mars, Nicolas Sarkozy fanfaronnait : « Je le connais bien, François, j’ai bossé avec lui pendant des années. Son problème, c’est que ce n’est pas un mâle alpha. Ce n’est pas un numéro un. Bien sûr, tu peux très bien vivre sans être un mâle alpha, mais tu ne deviens jamais un numéro un… ».
Ça, c’était deux jours avant que Fillon ne réussisse à, finalement, rester le candidat de LR, avec le soutien de son camp et un paquet de retournements de veste.

 Un lycée solidaire d’un élève migrant

Ibrahima Kaba est détenu depuis plusieurs semaines au centre de rétention administrative du Canet. Au retour des vacances scolaires, cet élève de 19 ans n’a pas franchi les portes de son établissement, le lycée Saint-Exupéry à Marseille. Le 22 février, le jeune homme, demandeur d’asile, a été arrêté par la police à la sortie du foyer d’urgence marseillais où il vivait depuis décembre 2016.
L’histoire d’Ibrahima est celle d’un migrant, né en Guinée. Son père décède quand il est enfant. Sa mère meurt il y a quelques années, emportée par l’épidémie d’Ebola. Livré à lui-même, analpha-bète, Ibrahima apprend tout seul à lire et écrire. Maltraité par la famille qui l’a hébergé après le décès de ses parents, il quitte son pays avec un ami. Ils traversent le désert à bord d’un pick-up. Puis ils embarquent dans une pirogue, après avoir payé un passeur. Direction : l’Italie. Ibrahima perd la trace de son compagnon de voyage. Il arrive sur le territoire français en septembre 2016, après des mois de voyage. Sans famille, il ne connaît personne à Marseille.
« Une des premières choses qu’il ait faite en arrivant en France, c’est sonner au portail », rapporte une conseillère principale d’éducation du lycée. En janvier, il est admis dans une classe spécialisée, destinée aux jeunes nouvellement arrivés en France. A 19 ans, Ibrahima intègre pour la première fois une classe.
Le jeune Guinéen dépose une demande d’asile le 3 octobre. Le hic : à son arrivée en Italie, une autre demande avait déjà été faite. Or, la loi européenne prévoit que le droit d’asile relève du premier pays européen ayant enregistré la demande. Le tribunal administratif, le tribunal de grande instance puis la cour d’appel confirment cette décision : Ibrahima doit retourner en Italie. Lundi dernier, le jeune homme est conduit à l’aéroport. Touché par des problèmes techniques, l’avion qui l’attendait n’a jamais décollé, retardant l’expulsion. 
Le personnel et les élèves du lycée Saint-Exupéry se mobilisent. Avec le soutien de Réseau Éducation sans frontières, un premier rassemblement a eu lieu devant l’établissement. Un second rassemblement est prévu devant le centre de rétention administrative du Canet. Objectif : « que le préfet lui accorde à titre exceptionnel » le traitement de sa demande d’asile par la France. Une option toutefois peu probable, la préfecture expliquant « appliquer la procédure ».

 Business is business

Latribune.fr du 09/03 : L’entreprise franco-suisse Lafarge-Holcim veut être un des grands gagnants du programme d’investissements de 1.000 milliards de dollars promis par Donald Trump pour rénover les infrastructures américaines.
« Nous sommes aux Etats-Unis pour servir nos clients et répondre à leurs besoins. Nous ne sommes pas une organisation politique », justifie le PDG Eric Olsen, qui se dit prêt à vendre du ciment pour le mur entre les États-Unis et le Mexique. Le géant né en 2015 de la fusion entre les cimentiers français Lafarge et suisse Holcim se distingue ainsi de son rival irlandais CRH qui a fait savoir qu’il ne fournirait pas de matériaux pour la construction du mur du président Trump, au cœur d’une crise diplomatique avec le Mexique.
Eric Olsen promet de futures créations d’emplois aux États-Unis, un geste susceptible d’attirer les faveurs de l’administration Trump. « Je ne peux pas donner de chiffre exact mais ce sera important », avance-t-il. [...]
Olsen refuse par ailleurs de s’exprimer sur le financement « indirect » que Lafarge a reconnu avoir fourni à des groupes rebelles en Syrie en 2013 et 2014 pour maintenir en activité une de ses usines.