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Mée-disances du 22 mars 2017

 Trump vénère Jackson

L’Obs.fr du 16/03  : Quand Donald Trump a commencé à parler d’Andrew Jackson, puis accroché son portrait dans le Bureau ovale, beaucoup se sont dit qu’il entendait simplement bénéficier de l’aura d’une personnalité populiste et longtemps populaire. Kennedy et Reagan se sont eux aussi inclinés sur la tombe de cet ancien général d’armée qui, le premier, a été élu à la Maison-Blanche au suffrage universel (à l’époque, ouvert à tous les hommes blancs) et qui, le premier, a dénoncé la corruption à Washington.
Au lendemain de l’élection de D.Trump, son conseiller spécial, Steve Bannon, a déclaré : « A l’instar du populisme de Jackson, nous allons bâtir un mouvement politique entièrement nouveau. » De fait, Andrew Jackson, président de 1829 à 1837, a été l’un des créateurs du parti démocrate qui, à l’époque, était un mouvement raciste…
Andrew Jackson est d’abord l’incarnation, le héros, des suprématistes blancs – et c’est bien ce Jackson-là que Trump et ses acolytes vénèrent. En 1830, il a fait voter une loi dite « Indian Removal Act » qui a abouti au nettoyage ethnique de la nation cherokee, déplacée de force à l’ouest du Mississipi. Cette déportation massive, baptisée « la piste des larmes », a coûté la vie à des milliers de femmes et d’enfants.
Propriétaire d’une plantation de coton, Jackson était un fervent esclavagiste. C’est la raison pour laquelle Barack Obama a ordonné que son portrait sur les billets de 20 dollars soit remplacé par celui de l’ex-esclave devenue ardente militante abolitionniste, Harriet Tubman. Trump a dénoncé ce changement qui devrait avoir lieu en 2020 et on ne sait s’il va l’annuler. S’il le fait, ce serait une déclaration de guerre à la communauté afro-américaine.

 Fillon s’entraîne

Lexpress.fr du 16/03 : François Fillon préparera le week-end prochain le premier grand débat de la présidentielle, le 20 mars sur TF1. Et il a décidé de s’entraîner avec des doublures de ses concurrents comme il l’avait fait lors de la primaire de la droite, où ses performances télévisées avaient été saluées : il demandera à ses proches de jouer ses adversaires. 
A l’automne, son directeur de campagne, Patrick Stefanini, était ainsi devenu, le temps d’une répétition, Alain Juppé _ dont il fut longtemps un très proche collaborateur. Et c’est le député du Loiret, Serge Grouard, chargé du projet, qui avait endossé le rôle de Nicolas Sarkozy. 
Pour préparer le débat de lundi, le casting est en passe d’être établi. La députée des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer se mettra à la place de Marine Le Pen. L’ancien ministre Luc Chatel, désormais porte-parole du candidat et président de ses comités de soutien, jouera Emmanuel Macron. Serge Grouard passera de Nicolas Sarkozy... à Jean-Luc Mélenchon. Et François Fillon tentera d’être le Fillon de l’automne, qui avait su maîtriser l’exercice et en tirer un grand bénéfice politique. 
Contacté par L’Express, son entourage a commencé par confirmer certains noms, avant de démentir en bloc, soucieux de ne pas dévoiler les secrets de la préparation de Fillon pour ces rendez-vous décisifs. De Mitterrand à Sarkozy, les grands responsables ont toujours demandé à leurs proches de se glisser dans la peau de l’adversaire avant une confrontation télévisée, afin de préparer au mieux l’exercice. Fillon a eu envie de faire comme eux. 

 Employé au noir

Lexpress.fr du 15/03 : Jean-Marie Le Pen aurait congédié son chauffeur alors que celui-ci souffrait d’insuffisance rénale. C’est une triste anecdote qui s’ajoute à la réputation contrastée du Front national. Dans le livre Marine est au courant de tout... paru ce mercredi, les journalistes Mathias Destal et Marine Turchi révèlent que Jean-Pierre Zablot, chauffeur de Jean-Marie Le Pen pendant 17 ans sans jamais être déclaré, aurait déposé plainte contre le Front national. La raison de son initiative   ? Il reproche au FN   de l’avoir employé au noir pour un travail qu’il assimile à de « l’esclavage moderne ». À la suite de sa plainte, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire fin janvier.

Après Fillon, Merkel reçoit Macron.

 Sexisme au travail

L’Obs du 12/03 : L’ histoire se déroule en 2017, en Amérique. Suite à une méprise, Martin Scheinder signe un de ses mails professionnels du nom de sa collègue, Nicole. A sa grande surprise, il reçoit alors une réponse « très impolie et dédaigneuse » d’un client, d’ordinaire très courtois. « C’était avec Nicole qu’il était impoli, pas avec moi », réalise rapidement Martin. 
Surpris par cette mésaventure, il demande à sa collègue si elle est souvent confrontée à ce type de réactions. « Pas tout le temps, mais beaucoup », admet-elle. Tous deux décident alors de poursuivre l’expérience, en échangeant leurs noms dans ces emails. Ils partagent la même adresse email professionnelle, mais leur simple signature - Martin ou Nicole - suscite des réactions très différentes. Ainsi, Martin prend conscience que lorsqu’il signe Nicole, « les clients faciles deviennent condescendants ». « L’un d’eux m’a même demandé si j’étais célibataire », s’émeut-il.
Il s’aperçoit aussi que son boss est plus sévère avec Nicole, et le justifie en disant qu’elle « est plus lente avec les clients ». Au terme de son expérience, Martin aboutit à ce terrible constat : « la raison pour laquelle elle prenait du temps avec les clients, c’est parce qu’elle devait les convaincre de la respecter. Je n’étais pas meilleur pour ce travail, j’avais seulement cet avantage invisible ». 
De son coté, Nicole, signant Martin, a réalisé la semaine la plus productive de sa carrière. Pourtant, leur patron est resté dubitatif devant cette courte expérience, jugeant qu’il y avait « un millier de raisons pour lesquelles les clients pouvaient réagir différemment ».
Pour Nicole, ce déni est « un refus de croire que le sexisme existe, même lorsque les preuves sont criantes et qu’un employé masculin le lui dit ». Elle a donc préféré quitter cette entreprise et travaille désormais à son compte. 

 Propos négationnistes

L’Obs du 16/03 : dans un documentaire tourné pendant deux mois en caméra cachée dans la fédération FN   des Alpes-Maritimes on entend Benoît Loeuillet, ex-dirigeant identitaire et désormais patron du parti d’extrême droite à Nice, tenir des propos négationnistes alors qu’il présente plusieurs livres qu’il vend, dont des livres d’Adolf Hitler ou de Robert Faurisson. Ce responsable frontiste dit d’abord qu’il « ne sait pas trop quoi penser de la thèse révisionniste. C’est compliqué ». Avant de lâcher : « Bon, après, je pense qu’il n’y a pas eu autant de morts. Il n’y a pas eu 6 millions. Il n’y a pas eu de morts de masse comme ça a été dit. »
Et de citer comme « preuve » le rapport « Leuchter », un Américain qui a écrit à la fin des années 1980 un document devenu une « référence pour négationnistes ». Ce discours vient sérieusement écorner l’entreprise de « dédiabolisation » menée par Marine Le Pen. Le conseiller régional FN   sera « convoqué très prochainement devant les instances disciplinaires du mouvement en vue de son exclusion », s’est empressé de réagir le parti, de nouveau confronté à ses vieux démons antisémites...

 Les Gays avec Fillon !

Le Canard enchaîné du 15/03  : alors même que le candidat de la droite assure vouloir réécrire la loi Taubira sur le mariage pour tous, son QG de campagne confirme que le banquier Benoît-Olivier Boureau est chargé de la création d’un nouveau groupe « les Gays avec Fillon ».
Le soutien de l’électorat homosexuel est loin d’être acquis. La montée en puissance dans la campagne de Sens Commun, émanation politique de la Manif pour tous, n’a pas arrangé les choses.
Catherine Michaud, l’actuelle présidente de Gay Lib (désormais ralliée à l’UDI) se dit « consternée » : « comment peut-on imaginer que des gens de la communauté aillent soutenir un candidat qui veut discriminer nos familles, les droits et la protection de nos enfants ? » Et d’ironiser : « Pourquoi pas un collectif des banquiers avec Mélanchon ? »