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Mée-disances du 11 octobre 2017

Ecrit le 11 octobre 2017

 Guns & Guitars

HuffPost du 04/10 : Sans que personne ne s’en inquiète, Stephen Paddock, comptable et gérant d’appartements à la retraite de 64 ans, avait réussi à accumuler un arsenal de 49 fusils et armes de poing. Un stock impressionnant, auquel s’ajou-tent des explosifs et des milliers de munitions, qui lui a servi à tirer pendant environ neuf minutes dimanche 1er octobre, depuis sa chambre au 32e étage du Mandalay Bay à Las Vegas, sur les 22.000 spectateurs d’un festival en plein air.

Si les raisons qui ont poussé cet habitué des hôtels-casinos à ouvrir le feu sur la foule -faisant 59 morts et plus de 500 blessés- restent pour le moment un mystère, la lumière commence à se faire sur la façon dont Paddock a acquis toute cette artillerie. Deux armureries du Nevada ont publié des communiqués assurant que Stephen Paddock avait acheté des armes dans leurs locaux au cours de cette année, mais de manière tout à fait légale.

L’un des magasins a expliqué que le tireur avait acquis un fusil et un fusil de chasse au printemps et que la procédure comprenant toutes les lois de l’État comme les lois fédérales avait été suivie, et que la vérification des antécédents par le FBI avait été effectuée.

Même déclaration du respect des règles pour le second magasin dont la devanture est pour le moins déconcertante : « Guns & Guitars », qui n’a pas voulu rendre publique la liste des armes achetées, fait à la fois office d’armurerie... et de magasin de musique spécialisé dans les guitares.

En 2013, le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives comptait près des 59.000 vendeurs d’armes enregistrés auprès de ses services. C’est quasiment deux fois plus que le nombre de bureaux de poste sur le territoire américain ou quatre fois plus que le nombre de Mc Donald’s en Amérique du Nord.

 Toilettes à l’école

L’Obs du 03/10 : Selon l’enquête du Conseil national d’évaluation du système scolaire publiée ce mardi 3 octobre, près de quatre collèges et lycées publics sur dix (39%) déclarent ne pas avoir suffisamment de sanitaires dans leurs locaux. Cette enquête, qui exploite 869 réponses, a été réalisée via un questionnaire en ligne adressée aux chefs d’établissement du second degré du 26 juin au 16 juillet.

Le nettoyage des sanitaires ne serait pas non plus réalisé de manière régulière tout au long de la journée : ainsi, la moitié des établissements (53%) le pratique une seule fois par jour. Dans 72% des établissements concernés par l’enquête, les chefs d’établissement ont été interpellés sur les dégradations dans les locaux, et 62% sur l’approvisionnement en produits hygiéniques (papier, savon...).

Dans une moindre mesure, un tiers des collèges et lycées déclarent avoir déjà été alertés sur la propreté des sanitaires et leur aménagement. Et 16% l’ont été sur des problèmes de sécurité.

« Les toilettes sont, dans les établissements scolaires, le lieu le plus sensible et le plus difficile à surveiller », confirme le secrétaire général du principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN. Les ministères successifs ont souvent plaidé pour des projets d’amélioration de l’état des sanitaires dans les établissements, ayant bien conscience qu’il s’agit d’un facteur déterminant pour le bien-être des élèves.

 Glyphosate tricheur

Une enquête du Monde du 4 octobre dévoile l’une des techniques utilisées par le géant de l’agrochimie pour contrebalancer la mauvaise publicité dont ses produits -et plus précisément le glyphosate- font actuellement l’objet. Des employés de l’entreprise écrivent l’étude qui doit être publiée. Le texte est ensuite signé par des scientifiques et des experts sans lien avec l’entreprise (mais grassement rémunérés par elle), afin d’éviter (en théorie) toute accusation de conflit d’intérêt. Cette pratique est bien sûr illégale, et considérée comme une grave fraude scientifique.

Pour Monsanto, l’objectif est simple : redorer l’image du glyphosate, considéra-blement ternie par les milliers de plaintes (3500 aux Etats-Unis) et surtout par l’étude du Centre de recherche sur le cancer de l’OMS, qui a classé la substance comme « cancérogène probable ».

Monsanto a ciblé aussi bien des médias grands publics que des revues scientifiques. Ainsi, le biologiste Henry Miller, favorable à l’utilisation des pesticides, pro-OGM et membre de la Hoover Institution rattachée à la prestigieuse université de Stanford, a signé plusieurs tribunes dans le magazine Forbes, dans lesquelles il conclut à la non-toxicité du glyphosate.

Problème : les courriels entre Monsanto et Henry Miller montrent qu’il n’en est pas l’auteur. Contacté par la firme au moment de la parution de l’étude du CIRC en mars 2015, le biologiste a en effet accepté d’écrire sur le sujet, « à condition de partir d’un brouillon de haute qualité »… La firme use du même procédé dans des revues scientifiques. En 2016, cinq thèses ont été publiées dans la revue Critical Reviews in Toxicology : toutes concluent que le glyphosate n’est pas cancérogène. Ces articles sont signés par plusieurs chercheurs, mandatés par Monsanto.

Mais avant que les experts n’apposent leur signature, les textes ont été revus et corrigés par des employés de Monsanto… Contactée par Le Monde, la firme américaine a nié toute manipulation, affirmant par exemple, dans le cas des publications dans le magazine Forbes, que « des scientifiques de Monsanto » avaient fourni « la version de travail initiale », ensuite éditée par Henry Miller. « Les points de vue et les opinions exprimées dans cette tribune sont les siens », précise Monsanto.

 Drapeau européen

HuffPost du 04/10 : Après la cravate, le drapeau européen. Mélenchon, dont le groupe Insoumis à l’Assemblée nationale a déposé un amendement demandant le retrait du drapeau européen dans l’hémicycle, a trouvé ses premiers soutiens. Le vice-président du FN   Louis Aliot dont le parti est en concurrence frontale avec la France insoumise pour incarner l’opposition la plus radicale à Emmanuel Macron a indiqué que son parti europhobe pourrait soutenir l’initiative  .

Les chances de faire adopter l’amendement étaient plus que faibles. Le député Modem du Finistère Erwan Balanant a regretté un « buzz » révélateur à ses yeux du « double discours de la France insoumise sur les questions européennes ». Son collègue LREM Sasha Houlié a ironisé sur Jean-Luc Mélenchon qui n’était pas « si dérangé par le drapeau de l’UE lorsqu’il recevait pendant près de huit ans ses fiches de paie au Parlement européen ». L’amendement a été rejeté.

 Cambrioleurs

Le Monde.fr du 05/10 : Alors que le président brésilien Michel Temer tente d’échapper pour la troisième fois à la justice pour une affaire de corruption, sur les réseaux sociaux une vidéo amateur montre deux cambrioleurs en pleine action dans les coffres d’une banque privée.

Déposant d’épaisses liasses de billets dans un sac à dos, ils fanfaronnent : « Regarde, frère ! Filme ! » Et son compère d’ajouter : « Hé, Temer, fils de p… ! Tu penses qu’il n’y a que toi qui voles, hein ?… Nous aussi on vole ! ».

La suite du « court-métrage », ponctuée de grossièretés diverses, vise à vanter les mérites d’un Brésil qui se lève tôt. Exposant, une grosse montre marquant 4 h 25 du matin, le voyou le plus gouailleur ironise : « Regarde, à l’aube, nous, on travaille dans une entreprise de construction. » Référence aux « travaux » entrepris pour braquer les coffres.

Et clin d’œil, sans doute, aux sociétés du bâtiment et des travaux publics impliquées dans « Lava Jato » (« lavage express »), l’enquête sur le plus grand scandale de détournement de fonds publics de l’histoire du pays.