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Un mal adolescent : l’auto-flagellation

Ecrit le 17 janvier 2018

Hannah Smith, 13 ans, en Angleterre : la jeune fille recevait des messages haineux et des conseils lui indiquant de « boire de l’eau de javel », lui souhaitant « d’attraper un cancer » ou de mourir. Elle en est morte, par suicide. L’enquête qui a été menée pour rechercher les auteurs de ces messages, a révélé l’horreur : 98% des messages postés provenaient en effet de la même adresse IP que celle de l’ordinateur d’Hannah. La jeune ado de 14 ans avait créé un faux profil et se répondait en s’injuriant sous ce nom anonyme.

Dans le passé, des adolescents se blessant volontairement avec des coupures, des égratignures ou des brûlures ont beaucoup attiré l’attention, non seulement à cause des dommages physiques et des troubles internes, mais aussi parce leur attitude était liée au suicide. Plus récemment, une nouvelle forme d’automutilation chez les jeunes a émergé et inquiètent un chercheur et un expert en intimidation de la Florida Atlantic University. «  C’est un comportement d’automutilation numérique, où les adolescents s’envoient ou partagent des choses méchantes sur eux-mêmes, anonymement, en ligne  ». Misères d’internet ...

La mort tragique d’Hannah a incité Sameer Hinduja, professeur à l’école de criminologie de l’université Atlantic de Floride, et Justin W. Patchin, professeur de criminologie à l’université Eau Claire du Wisconsin, à lancer une étude auprès de jeunes Américains pour mieux connaître cette pratique.

L’étude a porté sur un échantillon représentatif de 5 593 élèves âgés de 12 à 17 ans vivant aux États-Unis pour déterminer combien de jeunes ont participé à l’automutilation numérique, ainsi que leurs motivations pour un tel comportement.

Les résultats de l’étude montrent que près de 6% des adolescents ont publié anonymement quelque chose de méchant en ligne. Parmi ceux-ci, environ la moitié (51,3%) ont dit ne l’avoir fait qu’une seule fois, environ un tiers (35,5%) ont dit l’avoir fait quelquefois, tandis que 13,2% ont dit l’avoir fait souvent.

Les raisons avancées : la haine de soi ; quête d’attention ; symptômes dépressifs ; se sentir suicidaire ; être amusant ; et voir si quelqu’un réagirait.

Les garçons sont plus susceptibles de participer à ce comportement (7%) que les filles (5%). Leurs raisons, cependant, varient considérablement. Les garçons décrivent leur comportement comme une blague ou un moyen d’attirer l’attention tandis que les filles l’ont fait parce qu’elles étaient déprimées ou psychologiquement blessées. Cette constatation préoccupe les chercheurs qui craignent que ce comportement chez les filles aboutisse à un suicide tenté ou abouti.

Quoi qu’il en soit beaucoup de ceux qui avaient participé à l’automutilation numérique cherchaient une réponse. Blanche-Neige cherchait son image dans un miroir magique. Des adolescents aujourd’hui vérifient sur internet qu’ils sont bien aussi « nuls » qu’ils le pensent !

 Se brutaliser en ligne

L’âge et la race des jeunes ayant répondu au questionnaire n’entrent pas en ligne de compte en ce qui concerne l’ « automutilation numérique » : d’autres facteurs interviennent. Les adolescents qui ont déclaré avoir consommé de la drogue, s’être laissé entraîner à une déviance ou qui ont eu des symptômes dépressifs voire des comportements autodestructeurs significatifs sont tous des « automutilés numériques ». Ceux qui ont été victimes de harcèlement sont trois fois plus susceptibles de s’automutiler en ligne. Pire encore, les victimes de la cyber-intimidation sont près de 12 fois plus susceptibles de se livrer eux-mêmes à la cyber-intimidation que ceux qui n’en étaient pas victimes.

« Nous devons nous abstenir de diaboliser ceux qui intimident et accepter le fait troublant que dans certains cas, l’agresseur et la cible peuvent être une seule et même personne. Leur propre comportement de cyber-intimidation peut indiquer un profond besoin de soutien social et clinique. » disent les chercheurs.

De leur côté, les chercheurs de l’université de Leiden, aux Pays-Bas, ont compilé 41 études regroupant plus de 300.000 enfants et adolescents. Ils ont constaté que la victimisation par les pairs était liée à une augmentation des idées suicidaires et des tentatives de suicide chez les adolescents, quels que soient leur âge et leur sexe. Selon les chercheurs, la cyber-intimidation entraîne bien plus souvent des idées suicidaires que l’intimidation traditionnelle.

En avril 2016, l’agence gouvernementale américaine des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) indiquait qu’après vingt ans de baisse, les suicides chez les moins de 18 ans américains étaient à nouveau en augmentation, depuis 2010.

En parallèle, des chercheurs psychologues de l’université de San Diego ont mené une vaste enquête portant sur 506 000 jeunes, de 13 à 18 ans, pour déterminer si l’usage d’Internet avait une incidence sur le mal-être des jeunes. L’étude tend à démontrer un lien entre l’utilisation accrue des écrans et des réseaux sociaux, dont la fréquentation a explosé entre 2010 et 2015, et les cas de dépression juvénile. D’après leurs observations, un adolescent qui passe plus de cinq heures par jour sur son smartphone présente 66% de risques supplémentaires d’avoir des pensées suicidaires que celui qui ne l’utilise qu’une heure par jour.

Par ailleurs, le taux de suicide chez les jeunes filles a augmenté de 65% entre 2010 et 2015 et doublé depuis la fin des années 90 alors que le nombre de suicides reste plus important chez les garçons.

Interrogé par le Chicago Tribune, Jean Twenge, professeur de psychologie à l’université d’Etat de San Diego et auteur principal de l’étude a déclaré : « vers 2012, les taux de dépression, les tentatives de suicide et le suicide lui-même ont soudainement augmenté chez les adolescents, en particulier chez les filles ». « L’augmentation s’est produite juste au moment où les smartphones sont devenus populaires. Nous avons constaté que les adolescents qui passaient plus de temps en ligne étaient plus susceptibles d’avoir au moins un problème lié au suicide, comme la dépression, les pensées suicidaires. » Si les garçons sont moins touchés, c’est qu’ils passent plus de temps à jouer sur Internet et utilisent moins les réseaux sociaux.


 Aimez-vous !

Se donner des coups de pieds au c.. ce n’est pas des plus pratiques ! Pensez-vous vraiment que l’auto-flagellation fonctionne à merveille ? Pensez-vous qu’il soit possible, sur le long terme, de créer des résultats satisfaisants avec cette méthode ? Aujourd’hui je tiens à faire l’éloge de toutes les imperfections qui construisent vos vies jour après jour et font de vous une personne unique ! «  Vos défauts mettent en valeur vos qualités ! Comme un relief qui se dessine au fur et à mesure de vos vies  » dit un praticien.

Bien sûr que vous avez le droit de vouloir changer votre vie, de corriger certaines de vos imperfections, mais vous allez devoir les aimer pour ce qu’elles sont c’est-à-dire des tremplins vers une vie meilleure. Lorsque vous faites l’éloge de vos imperfections, vous boostez votre estime de vous même et vous apprenez à vous aimer tel que vous êtes. Cela supprime la haine de soi, la colère et le jugement que vous pouvez ressentir contre vous-même.

Vous apprenez ainsi à aimer les imperfections des autres. Vous n’êtes plus celui qui juge ou qui critique sans cesse mais vous devenez une personne bienveillante pour les autres.

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