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Mée-disances du 24 janvier 2017

Ecrit le 24 janvier 2018

Bien payés

L’express.fr du 18/01 : Près de 600 hauts fonctionnaires perçoivent une rémunération supérieure à celle du président de la République. Ces grands commis de l’État touchent plus de 150 000 euros annuels, soit le traitement accordé en 2012 au président de la République et au Premier ministre par François Hollande. 

Ce chiffre masque de fortes disparités. L’ambassadeur de France en Afghanistan touche 29 000 euros nets par mois. Les représentants de l’État au Yemen, en Irak ou à Washington - postes à fort enjeu diplomatique - empochent de 20 000 à 21 000 euros mensuels. Le mieux payé est le gouverneur de la Banque de France, avec 350 845 € bruts annuels.

Un document interne révèle que 150 cadres du ministère de l’Économie et des finances empochaient en 2015 un salaire supérieur aux fameux 150 000 euros annuels. Le TPG d’Île-de-France a ainsi touché 255 579 € nets en 2015, soit 21 298 nets mensuels. 104 administrateurs généraux des Finances publiques, un corps fort prospère, figurent dans ce palmarès. 

Des rémunérations trop élevées et non justifiées par une masse de travail particulière. Dans un référé rendu public en décembre dernier, la Cour des comptes a épinglé les salaires des hauts fonctionnaires à Bercy. « La cohérence de la politique de rémunération est mise à mal par le niveau élevé et difficile à justifier de la rémunération des administrateurs généraux des finances publiques, qui pose des problèmes d’équité et de cohérence avec celui du reste de l’administration », soulignaient les magistrats. 

La Cour des comptes regrettait enfin « la persistance de pratiques indemnitaires irrégulières, notamment des dispositifs de rémunération sans base juridique ». Dans sa réponse, le ministre des Comptes et de l’action public Gérald Darmanin s’est engagé « à procéder sans délai aux régularisations nécessaires et à poursuivre la réduction des écarts de rémunérations ». 

Cocolizt

Courrier international du 16/01 : Cocoliztli. Les Aztèques ont appelé ainsi les épidémies qui ont sévèrement touché le Mexique de 1545 à 1550, puis en 1576 contribuant vraisemblablement à la disparition de l’empire aztèque. “Mais l’identification de l’agent pathogène responsable de ce carnage a été particulièrement difficile pour les scientifiques, car les maladies infectieuses ne laissent que très peu de traces archéologiques”.

L’analyse de l’ADN prélevé dans les dents de dix personnes décédées durant la première vague a permis d’identifier un type de salmonelle, Salmonella enterica, qui provoque une fièvre mortelle. L’étude menée par une équipe internationale a été publiée le 15 janvier dans la revue Nature Ecology & Evolution. L’utilisation d’un nouvel algorithme baptisé Malt a permis d’analyser de très petits fragments d’ADN et de les comparer à une base de données des génomes de tous les agents pathogènes connus.

En revanche, “l’étude n’identifie pas la source de la bactérie, laquelle fascine autant les biologistes que les archéologues”. Elle permettrait en effet de connaître son origine géographique, et ainsi de savoir si elle a été importée par les Européens ou s’il s’agit d’une souche mexicaine qui aurait proliféré à la faveur de sécheresses sévères.
Ndlr : Lactalis ne serait pas en cause !

Tweet again

Le JDD.fr du 18/01 : Profane en matière de réseaux sociaux, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a dû apprendre à gérer les tweets intempestifs d’un « champion du monde » de la discipline : Donald Trump. C’est Condoleezza Rice, ancienne chef de la diplomatie américaine qui lui a posé la question : « Votre patron adore les réseaux sociaux, comment gérez-vous cette pression constante ? », a demandé l’ex-secrétaire d’Etat de George W. Bush. « C’est un champion du monde en réseaux sociaux. Pas moi ! », a répondu Rex Tillerson. « Je n’ai pas de compte sur les réseaux sociaux, je n’en ai jamais eu et je ne veux pas en avoir », a-t-il ajouté.

« Ce système n’est pas si mauvais », assure toutefois Rex Tillerson. Il se passe en effet « entre cinq minutes et une heure » entre le mini-message en question et le moment où « quelqu’un vient me dire ’hé, le président vient de tweeter ça’ : »j’ai déjà les premières réactions et ça me permet de commencer à réfléchir à comment on doit prendre ça", explique-t-il.

Selon lui, Twitter peut être « un super outil quand il est bien utilisé », et a permis au milliardaire républicain de « court-circuiter les moyens de communication traditionnels » pour toucher directement « les Américains, mais aussi nos amis et alliés ou nos adversaires dans le monde entier ».

Mais les choses se compliquent légèrement pour le chef de la diplomatie quand le président américain apostrophe sur Twitter, par exemple, la Première ministre britannique Theresa May, dont le pays est l’allié historique des Etats-Unis, ou multiplie les sobriquets pour s’adresser au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Obole digitale

Liberation.fr du18/01 : Pas de monnaie dans les poches pour la messe ? L’Église catholique a trouvé la parade en développant la possibilité de verser son obole via un téléphone mobile et en testant un « panier connecté » dans une paroisse de Paris, l’église Saint-François de Molitor (XVIe arrondissement).

L’objet garde un « design traditionnel » - une corbeille tressée d’osier - qui « permet à chacun de garder ses repères », souligne l’archevêché. Mais ce panier renferme en fait un terminal qui permettra au fidèle, muni d’une carte bancaire, de payer sans contact deux, trois, cinq ou dix euros. « Le constat est simple », fait valoir le diocèse : « Toute une génération utilise de moins en moins billets et pièces ». Et ‘regrette’ ensuite de ne pouvoir participer à la quête. Les quêtes sont une ressource indispensable à l’Église, la deuxième derrière le denier : 23% des plus de 600 millions d’euros collectés par les diocèses en 2016 l’ont été par cette voie.

A Paris, un fidèle donne à la quête en moyenne près de 100 euros par an. Depuis octobre 2016, huit paroisses permettent de le faire via une application pour téléphone mobile baptisée « La Quête ». Elles seront rejointes par huit nouvelles églises dimanche. Cette appli est désormais présente dans une trentaine de diocèses et touche plus de 5 000 clochers regroupés dans environ 450 paroisses, selon la start-up qui l’a développée, Obole Digitale. « On augmente les ressources des paroisses avec des dons deux à cinq fois supérieurs à ceux en espèces », se réjouit un cofondateur de la société.

Si une guerre survient

Le Figaro.fr du 18/01 : tel est le nom du livret destiné à informer la population suédoise sur la meilleure conduite à tenir en cas de « crises et catastrophes en temps de paix, mais aussi d’attaques menées sur la société et la Suède ». Il sera distribué à 4,7 millions de foyers en mai. Une démarche inédite depuis la Guerre froide alors que la Russie accroît son activité militaire en Mer baltique.

Ce livret contient « tout ce dont la société a besoin pour être préparée à un conflit, pas seulement militaire », a expliqué Christina Andersson, à la tête du projet mené par le ministère suédois de la Défense. Sont ainsi proposés des conseils en cas de catastrophe naturelle, de terrorisme, ou encore d’attaque informatique. Il fournit ainsi des informations sur les moyens de se protéger et de s’assurer de disposer de denrées de base. Les premiers ouvrages de ce type avaient été édités dans les années 40, pendant la Seconde Guerre mondiale.