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Mée-disances du 14 février 2018

Ecrit le 14 février 2018

 Une demi-femme

De France-Info : « Tu as un cancer, tu t’en vas ». L’ablation du sein suite à un cancer reste taboue en Algérie. Des centaines de femmes ayant subi une mastectomie sont rejetées par leur mari. Une double souffrance pour ces malades qui doivent lutter contre le cancer et le regard des autres. « Le cancer ? C’est rien comparé au fait d’être rejetée après 18 ans de mariage », témoigne une femme abandonnée après une ablation du sein. Pour son mari, elle était devenue une « noss mara » (demi-femme). Ses trois enfants l’ont soutenue face à leur père.

« Je veux une femme entière, pas un trois-quarts de femme », a dit un homme à sa fiancée dès qu’elle lui a annoncé sa maladie et l’ablation du sein qu’elle venait de subir en urgence. L’accès à la reconstruction mammaire existe, mais il est difficile. Les hôpitaux publics où l’opération est gratuite sont surchargés et dans le secteur privé, l’intervention est très chère.

 Virus porno

De CNETFRance du 1er février : La société russe de cybersécurité Kaspersky Lab a découvert qu’au moins 1,2 million d’utilisateurs de téléphone Android sont tombés sur des logiciels malveillants cachés dans du porno en 2017, explique-t-elle dans un rapport publié mercredi 31 janvier 2018. Cela représente 25,4% des 4,9 millions de personnes ayant rencontré des malwares avec leur téléphone Android l’année dernière.

En 2017, un groupe de pirates informatiques a employé de fausses applications pornographiques pour dévaliser 892 000 dollars à plus d’un million de personnes et 90 000 robots ont spammé Twitter avec du porno menant à un site frauduleux.

La majorité des programmes malveillants repérés était de type « clicker ». Ces logiciels ouvrent des pages Internet et cliquent sur des publicités à l’insu de la victime, ce qui permet aux pirates d’empocher une petite somme à chaque publicité cliquée, tout en vidant la batterie et en consommant les données mobiles du terminal ciblé. Dans l’un des cas cités par Kaspersky, le malware a utilisé 100Mo de données et vidé complètement la batterie de la victime en une nuit.

D’autres programmes sympas s’infiltrent via de fausses applications pornographiques et modifient le code PIN du mobile ciblé jusqu’à ce que la victime paye les pirates. On les appelle des ransomwares parce qu’ils exigent une rançon.
« Le plus effrayant avec les ransomwares mobiles, c’est qu’ils changent au hasard le code PIN de l’appareil. Donc même si l’utilisateur arrive à l’effacer, le téléphone restera bloqué », écrit Kaspersky sur son blog.
Conclusion : ne cliquez pas sur n’importe quoi !

 Même à l’arrêt

De Phonandroid du 02/02 : Dès que votre voiture est à l’arrêt, vous dégainez votre téléphone pour passer un coup de fil à votre cher et tendre, ou pour jeter un rapide coup d’oeil à votre fil d’actualité. Attention, même si le moteur de votre voiture est coupé, vous risquez une amende. Comme le signale un nouveau jugement de la Cour de Cassation, arrêter le moteur de votre voiture avant de téléphoner ne suffit pas à éviter d’être verbalisé. Vous écoperez d’une amende de 135€ si vous êtes surpris avec votre smartphone au volant et vous perdrez même 3 points de permis pour 3 ans.

En effet, une voiture dont le moteur est arrêté peut toujours être considérée comme en circulation. Si votre voiture est arrêtée sur une bande circulation et que vous sortez votre mobile, vous risquez d’être verbalisé. Pour éviter de commettre une infraction, la Cour de cassation estime que vous devez obligatoirement garer votre véhicule sur un emplacement prévu à cet effet, comme une place de parking. Seule exception à cette décision, qui fera jurisprudence pour les jugements à venir, c’est le cas où un automobiliste en panne se sert de son téléphone pour avertir les secours ou les autorités.

 Un retard d’une minute

Le Point 02/02 : On connaît le proverbe « la ponctualité est la politesse des rois ». En retard d’une minute, l’actuel ministre anglais du Développement international, Lord Michael Bates, a présenté sa démission à la Chambre des Lords, la Chambre haute du Parlement britannique. En l’espèce, l’homme politique n’a pas pu répondre à une question qui lui était adressée sur les inégalités de revenus, et c’est un autre Lord qui a dû prendre la parole à sa place. Michael Bates s’est dit « honteux » de son « impolitesse » et a présenté ses « excuses les plus sincères ».

 Des excuses, c’est tout !

Le Placide du 02/02 : LACTALIS : L’institut Pasteur a confirmé que la bactérie trouvée dans l’usine de lait infantile Lactalis à Craon – à l’origine de deux épidémies de salmonellose chez des nourrissons en 2005 et 2017 – en a également contaminé 25 autres entre 2006 et 2016.

« Ce sont des cas sporadiques de salmonellose chez des nourrissons, 25 sur dix ans, pour lesquels nous avons pu confirmer qu’il s’agissait de la même souche » de salmonelle qu’en 2005 et 2017, a expliqué le directeur du Centre national de référence salmonelles à Pasteur, François-Xavier Weill. Le PDG de Lactalis avait admis dans un entretien aux Echos « ne pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé » entre 2005 et 2017, puisque la salmonelle de sérotype Agona « responsable des problèmes » est « la même que celle de 2005 ».

L’épidémie de 2005 avait touché 146 nourrissons, tandis que celle de 2017 en a affecté 37 en France, ainsi qu’un autre en Espagne, et un autre probable en Grèce. Le bilan dépasse donc 200 enfants malades à cause d’une souche unique. Mais le PDG Emmanuel Besnier s’excuse auprès des familles.

 A la tienne, Etienne !

De la Conf 26/01 : C’est avec une immense colère que la Confédération paysanne a découvert le montage financier décrit dans le magazine « l’ebdo » qui a permis à Lactalis de cacher 2 milliards d’euros au Luxembourg.

Alors que les paysans qui livrent cet ogre laitier ne s’en sortent pas, la société écran luxembourgeoise « Nethuns » aurait permis d’engranger près de 2 milliards d’euros de bénéfices, par un mécanisme complexe de factures internes. De ces 2 milliards, la moitié aurait été redistribuée à des bénéficiaires cachés, l’autre moitié en plus-value nette d’impôts à BSA, la holding belge de la famille Besnier.

Alors que le combat pour le revenu des paysans fait rage en France, de telles révélations sont édifiantes et éclairantes ! Lactalis, champion de l’opacité, doit des explications aux paysans.

Nous demandons à Emmanuel Macron de mettre ses discours en actes et de demander des comptes au géant lavallois ! Il faut que le parquet financier ouvre une enquête.

La Confédération appelle dès à présent les producteurs et productrices de lait à faire monter la pression pour que toute la lumière soit faite sur ce détournement du fruit du travail des paysans ! (communiqué)