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Conseil Municipal à Châteaubriant

Ecrit le 28 février 2018

Conseil Municipal à Châteaubriant ce 20 février 2018, le précédent remontait au 19 décembre 2017.

Serge Moreau, éducateur sportif, entraîneur dans plusieurs clubs de la région, membre du comité directeur du football et du comité du Tennis de Loire-Atlantique, fut l’instigateur de la manifestation Eclats de Sportifs, puis président de l’Office Municipal des Sports et artisan de l’obtention du label « Ville la plus sportive des Pays de Loire ». Le Conseil Municipal décide de donner son nom à la salle, située rue César Franck et siège social de l’Office Municipal des Sports.

 Débat d’orientation budgétaire

Le document établi par la municipalité fait le point sur l’exécution du budget 2017, sur les dotations de l’État et les orientations à donner au budget principal en 2018.

La position de la municipalité étant largement relayée par les documents qu’elle publie, reprenons les arguments critiques de la minorité.

Le groupe Châteaubriant au cœur exprime son accord sur le maintien des subventions aux associations mais se montre critique sur le lotissement de la Borderie. Il interroge le maire sur l’hébergementdes associations, en prenant l’exemple du départ du théâtre Messidor. Le maire explique que cette association devait partir compte-tenu des travaux à effectuer dans les bâtiments annexes de l’école où elle était hébergée. Mais il ne répond pas sur la question générale. En effet, à Châteaubriant, certaines associations sont « bienvues » et pas d’autres, et il n’y a surtout pas une « maison des associations ».

Pour le groupe La Voie Citoyenne, l’impression qui se dégage à la lecture des documents c’est une forte dégradation des capacités d’autofinancement.
2017 : 483 633 €
2018 : 938 205 €
Réponse du maire : c’est parce qu’on ne s’est pas contentés de tenir le budget. Nous avons fait davantage, par exemple avec l’achat du Triportech.

Le groupe La Voie Citoyenne estime aussi qu’en 2018 il n’y aura rien de nouveau : ce sera la continuation des projets engagés les années précédentes.

Nous verrons le détail de ces projets lors du vote du budget avant la fin mars 2018

 Mobilités douces

Dans le cadre des aides du Département dédiées aux territoires, l’axe « Mobilités est privilégié par le Département. C’est pourquoi la ville de Châteaubriant demande une aide financière pour son projet d’aménagement d’une partie de la Rue des 27 Otages, entre la Rue de la Renaissance et le carrefour de Chécheux. Le coût de cette tranche est évalué à 100 000 €. La ville sollicite une subvention de 44 000 €.

Par ailleurs le Département a lancé la mise en œuvre d’une liaison cyclable entre la voie verte Carquefou-St Mars la Jaille, Châteaubriant et le Maine et Loire et a consulté la ville à ce sujet, aboutissant à un tracé concernant La Meilleraye, Moisdon, Issé, St Vincent des Landes, Louisfert, St Aubin des Châteaux et Châteaubriant. Dans cette dernière commune il passerait notamment à proximité du château, emprunterait la rue des 27 Otages et rejoindrait l’ancienne voie ferrée (direction Soudan). L’ensemble des travaux d’infrastructure et de marquage hors agglomération, et toute la signalisation directionnelle, seront pris en charge par le Département. Le Conseil Municipal donne son accord.

Nelly Boucherie, pour La Voie Citoyenne, signale une petite erreur de tracé et dit :
« Nous sommes d’accord avec le projet du Département sur le plan cyclable ; nous avons toujours défendu les déplacements doux. Sur l’aménagement prévu rue des 27 otages, vous proposez une piste cyclable dans un sens mais pas dans l’autre. Etant donné la circulation assez importante à cette entrée de ville, il nous paraît nécessaire d’avoir une piste cyclable sécurisée dans les deux sens et de travailler ce projet en collaboration avec l’association castelbriantaise des usagers du vélo. Elle réunit 160 adhérents ; elle a fait un travail considérable en diagnostiquant l’ensemble des points à améliorer sur notre commune (voir son site), il nous paraît indispensable qu’elle soit associée enamont à tous les travaux d’aménagement de la ville concernant les déplacements ».

C.Ciron répond que la rue n’est pas assez large, d’autant plus qu’il y aura un aménagement paysager à faire. Pour une fois, toute une discussion s’engage autour du vélo. Comme dit Bernard Gaudin, «  c’est la différence entre nous, il y a ceux qui font du vélo, et les autres  ». Nelly réclame, comme le permet le code de la route, une circulation dans les deux sens, même dans les rues à sens unique. Le maire ne veut pas. Quant à instaurer une concertation avec l’association Véli-Vélo, pas question. « Elle sera associée comme les autres », c’est-à-dire ni plus ni moins, sans reconnaître son expertise en ce domaine !

 Chaufferie et château

Il est question d’une climatisation dans la salle fitness du Centre Bretagne. « Est-ce bien raisonnable, étant donné que ce bâ-timent est une passoire thermique et une passoire pour l’eau ? » dit la voie citoyenne. Et puis sur une question de Mme Gallais, la discussion dérape sur l’éclairage extérieur du château que le Département (ah le vilain !) n’éclaire pas la nuit, ce qui met à mal l’attractivité de la ville. On parle de pollution lumineuse, de plan globalement d’éclairement de la ville, de trame noire dont le maire n’a jamais entendu parler (ndlr : renvoyons-le à un article de la Gazette des Communes en mai 2015). La Voie Citoyenne ne se bat pas pour cet éclairage, on lui renvoie que, bien entendu, elle n’aime pas Châteaubriant et que tout ça n’est pas une question d’économies et d’éclairement. Bref que le Conseil Départemental met vraiment de la mauvaise volonté. Suite à une question C.Ciron reconnaît cependant que le Conseil Départemental a fait des belles choses à l’intérieur du château.

 Aide au vélo

La ville de Châteaubriant auttribuera une aide de 100 € par foyer fiscal pour achat d’un vélo neuf à assistance électrique effectué dans un commerce castelbriantais. La Voie Citoyenne est favorable, mais elle fait trois remarques.

1 - Cette aide est jumelle de celle de l’Etat. Selon nous, dans un souci d’équité, elle aurait du être conditionnée à un critère de ressources, qui aurait pu être comme pour l’Etat la production d’un avis de non imposition.
2 - Cette délibération aurait pu être présentée au conseil communautaire en cohérence avec le PCAET, auquel l’exposé de la délibération fait référence. Ce qui est bon pour les habitants de Châteaubriant l’est en tout logique également pour les habitants des autres communes. De plus, un des bénéfices secondaires de cette décision, c’est le soutien aux vendeurs de cycles locaux. Il existe de tels commerces dans d’autres communes de l’intercommunalité, qui pourraient eux aussi bénéficier de ce soutien.
3 - Enfin, une évaluation de ce dispositif s’impose ; vous y faites référence, mais en qualifiant les questionnaires d’évaluation d’« éventuels ». La commission Plan Global de Déplacement, les associations d’usagers du vélo devraient dès maintenant être réunies pour réfléchir aux critères d’évaluation.

 Caméras

Et revoilà les caméras de vidéo-machin. Vidéo-protection, dit la municipalité. Vidéo surveillance dit La Voie citoyenne en affirmant que les 21 caméras actuelles ne protègent rien.

« il n’y a aucune étude sérieuse qui prouve l’efficacité de la vidéo protection ou vidéo surveillance en terme de réduction des faits délictueux pas plus d’ailleurs qu’en terme d’élucidation de ces mêmes faits. Comme l’indiquait le journal La Croix dans un article publié quelque temps après l’attentat meurtrier de Nice, « il semble que le principal résultat de la vidéo surveillance consiste à permettre aux élus de montrer qu’ils agissent énergiquement ». Ajoutons que les caméras ne font que déplacer les lieux de la délinquance et que, par ailleurs, la plupart des agressions ont lieu dans la sphère privée.