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Mée-disances du 23 mai 2018

Ecrit le 23 mai 2018

 Cadres non grévistes

Le Point.fr du 18/05 : La SNCF va payer des heures supplémentaires à des cadres ayant accepté de participer à l’information des voyageurs pendant les jours de grève. La compagnie a ainsi décidé de récompenser ces agents qui bénéficient d’un forfait jour et ne touchent normalement aucun bonus de ce type.

Parallèlement, ce vendredi, le tribunal de Bobigny en Seine-Saint-Denis a rendu sa décision sur le paiement des jours de repos des cheminots entre deux jours de grève. C’est non ! Une décision attendue alors que débute le même jour le 10e épisode de grève en pointillé.

Les services comptables de la SNCF ont reçu pour consigne de procéder à des retenues supplémentaires sur les bulletins de paye des grévistes au mois de mai. Pour la compagnie, les jours de repos entre deux périodes de grèves sont assimilés à des jours de grève. Et si un cheminot décide de cesser le travail plus de sept jours dans le mois, ses jours de repos ne sont plus rémunérés.

Pour la SNCF, la grève en pointillé ne constitue qu’un seul mouvement, même si 18 préavis ont été déposés entre les mois d’avril et juin. L’Unsa et la CFDT qui contestent cette mesure ont assigné la SNCF en justice. Les deux syndicats affirment s’appuyer sur des avis de l’inspection du travail qui vont dans leur sens.

 Faisons table rase

L’Express du 18/05 : L’adage n’a jamais semblé si vrai pour Marion Maréchal - Le Pen, qui désormais se fait simplement appeler Marion Maréchal sur les réseaux sociaux, écartant du même coup le nom de famille parfois encombrant de son grand-père, Jean-Marie Le Pen, créateur du Front National, et de sa tante, Marine Le Pen, actuelle présidente du parti d’extrême-droite. 

Dorénavant, l’ancienne députée du Vaucluse, qui s’est temporairement retiré de la vie politique il y a quelques mois, ne portera plus que le patronyme de son père, Samuel Maréchal. 

Un proche de Marion Maréchal-Le Pen estime que « n’étant plus une femme politique, elle fait valoir son droit à une sorte d’anonymat en revenant à son nom d’état civil. Elle veut marquer la différence entre la personne publique et le monde professionnel. »  

Ce dernier ajoute également que le patronyme « Le Pen » n’est pas un handicap dans sa nouvelle vie professionnelle. Plus tard en 2018, une académie de sciences politiques, dirigée par la nièce de Jean-Marie Le Pen devrait ouvrir ses portes à Lyon. 
Ndlr : Maréchal, nous voilà !

 Excès de vitesse

FranceInfo du 17/05 : Depuis 2015, Malik Kessaci n’a pas quitté sa cellule. Pourtant, condamné à sept ans de prison pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un crime », il a été flashé une dizaine de fois à Perpignan ou Fréjus.

Cette situation ubuesque démarre le 10 juin 2015. Ce jour-là, Malik Kessaci est arrêté au volant de sa Citroën DS4. « On lui reprochait d’avoir monté une association de malfaiteurs pour éliminer des rivaux à Gardanne, pour des histoires de machines à sous », explique son avocat. Son véhicule est saisi et remis à la section de recherche de la gendarmerie de Marseille, qui l’utilise comme voiture banalisée. « A partir de cet instant, ils ne vont pas arrêter de multiplier les infractions [des excès de vitesse] et mon client va commencer à recevoir les avis de contravention ».

Malik Kessaci est condamné en juin 2017. Pourtant, les contraventions continuent de tomber. En trois ans, la mère du détenu en a dénombré « plus de 10 ». « Comme je ne payais pas, ils nous ont prélevé à la source 1 093 euros », peste-t-elle.

 Dividendes

L’Obs du 14/05 : Les groupes du CAC 40 ont redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices depuis le début de la crise, au détriment des investissements et des salariés, indique un rapport publié ce lundi 14 mai par les ONG Oxfam et Basic.

« La France est le pays au monde où les entreprises cotées en Bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires », assure le rapport intitulé « CAC 40 : des profits sans partage », réalisé par Oxfam et le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne (Basic).

Selon cette étude, les groupes français ont « reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividende (depuis 2009) », soit deux fois plus que dans les années 2000, « ne laissant que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés ».

« Les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes, qui choisissent délibérément une course aux résultats de court terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l’investissement », a dénoncé la porte-parole d’Oxfam France.

Le sidérurgiste ArcelorMittal, l’énergéticien Engie et le leader mondial de la gestion de l’eau Veolia sont, dans l’ordre, ceux ayant les taux les plus élevés de redistribution des bénéfices en dividendes aux actionnaires.

Oxfam et Basic appellent le gouvernement « à reprendre la main sur cette économie déboussolée avec des mesures de régulation ambitieuses », « en préservant la capacité d’investissement et en interdisant que la part des bénéfices reversée aux actionnaires dépasse celle qui est reversée aux salariés ».

 Montagne d’or

L’Express.fr du 11/05 : le député européen EELV Yannick Jadot a dénoncé le projet Montagne d’or en Guyane, le qualifiant de « catastrophe », évoquant « des centaines d’hectares voués à la disparition » et « une aberration économique ».

Ce projet est porté par l’entreprise russe du magnat de l’acier Alexei Mordachov, et la société minière Columbus gold, de Vancouver. Ce consortium prévoit d’exploiter une mine de 8km2 dans la forêt tropicale guyanaise, afin d’en extraire de l’or. Elle serait établie au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, à 50km de toute habitation. 

La mine nécessite de creuser une fosse équivalente à 32 stades de football, et les deux entreprises utiliseraient un procédé de récupération de l’or par cyanuration en circuit fermé. Le complexe créé permettra d’extraire des pépites d’or, puis de les séparer de leurs minerais. « L’objectif est d’extraire 85 tonnes d’or de réserves déjà définies sur le gisement, soit une production d’or d’environ 6,7 tonnes d’or par an, sur douze ans », selon le site consacré à la Montagne d’or. 

Le projet fait polémique en Guyane. Emmanuel Macron et les élus locaux supportent son installation, mais les ONG et les populations autochtones craignent des conséquences environnementales désastreuses.
 
D’après l’ONG WWF, qui a publié un rapport sur le sujet en septembre 2017, la Montagne d’or est « envisagée en pleine Amazonie, près de deux réserves biologiques intégrales ». « Selon l’opérateur, pour extraire l’or, 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 142 millions de litres de fuel seront nécessaires pour les 12 ans de durée de vie du projet », précise WWF, pour qui il semble impossible que ces produits n’aient pas d’impacts graves sur l’environnement.