Ecrit le 26 septembre 2018
En 2015, 1,4 million de personnes ?g ?es de 53 ? 69 ans r ?sidant en France m ?tropolitaine, soit 11 % des personnes de cette tranche d’ ?ge, ne per ?oivent ni revenu d’activit ? ni pension de retraite, qu’elle soit de droit direct ou de r ?version, selon une ?tude de la DREES, le service statistique des minist ?res sociaux.
R ?sum ?? :
Ces seniors n’ayant ni emploi ni retraite (NER) sont en majorit ? des femmes. Ils sont en moins bonne sant ? et moins dipl ?m ?s que les autres seniors. Ils sont aussi plus ?loign ?s du march ? du travail que les personnes de 25 ? 52 ans sans emploi.
Avec un niveau de vie m ?dian de 1 270 euros par mois, le taux de pauvret ? des seniors NER atteint 32 %, contre 7 % pour les seniors en emploi ou ? la retraite.
Des disparit ?s apparaissent n ?anmoins ? : ceux dont le conjoint travaille ou est ? la retraite pr ?sentent un taux de pauvret ? plus faible que ceux vivant seuls ou dont le conjoint est ?galement NER.
La composition du revenu disponible des m ?nages dans lesquels vivent les seniors NER varie notablement s’ils sont en situation de handicap ou pas, selon la pr ?sence ou non d’un conjoint et selon son statut d’activit ?.
La redistribution r ?alis ?e par le syst ?me sociofiscal r ?duit le nombre de seniors NER pauvres de 30 %, comme pour les autres seniors. En l’absence de ces transferts sociaux et fiscaux, presque un senior sans emploi ni retraite sur deux serait pauvre.
En 2015, le taux d’emploi des personnes de 55 ? 59 ans s’ ?l ?ve ? 69 %, contre 80 % pour celles de 50 ? 54 ans et de 25 ? 49 ans.
Aussi, en fin de carri ?re, de nombreuses personnes transitent par des situations o ? elles ne sont ni en emploi ni ? la retraite (NER comme on dit). Ces situations hors de l’emploi et hors de la retraite autour de 60 ans constituent potentiellement des poches de pauvret ?, dans lesquelles se trouvent des seniors qui, tout en ne pouvant ou ne souhaitant pas encore b ?n ?ficier d’une pension de retraite, ne peuvent plus travailler ou ne parviennent plus ? retrouver un emploi. Ils ne per ?oivent alors que des minima sociaux, des allocations ch ?mage ou des pensions d’invalidit ?.
Des seniors en moins bonne sant ? et moins dipl ?m ?s que les autres
Les femmes sont surrepr ?sent ?es dans cette cat ?gorie de seniors n’ayant ni emploi ni retraite : elles sont deux sur trois dans ce cas, contre une sur deux chez les seniors en g ?n ?ral.
Les seniors NER sont en moins bonne sant ?. 29 % se d ?clarent en mauvais ou tr ?s mauvais ?tat de sant ? et 30 % ont une reconnaissance administrative de handicap, contre, dans les deux cas, 11 % de l’ensemble des seniors.
Les seniors NER sont ?galement en moins
bonne sant ? que les personnes de 25 ? 52 ans qui ne per ?oivent pas de revenus d’activit ? ou de pension de retraite.
Les seniors NER se d ?clarent plus souvent
en mauvaise sant ? ou ont plus fr ?quem- ment un handicap que les autres seniors.
Parmi les seniors NER, les taux de pauvret ? sont particuli ?rement ?lev ?s pour certaines configurations familiales. Environ 55 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvret ?, lorsqu’ils sont seuls ou que leur conjoint est ?galement NER. Le taux de pauvret ? est tr ?s ?lev ? pour ceux qui vivent seuls et ne sont pas en situation de handicap (71,8 %). c’est l’un des taux les plus hauts relev ?s dans l’observation de la pauvret ? en g ?n ?ral.
Redistribution
En revanche, l’effet de la redistribution est beaucoup plus important pour les seniors qui vivent seuls et sont en situation de handicap : les transferts sociaux et fiscaux abaissent leur taux de pauvret ? de 36,3 points, le faisant passer de 84,1 % ? 47,8 %. Cette forte baisse est notamment due ? l’aAH (Allocation Adulte Handicap ?) qui repr ?sente 26 % de leur revenu disponible.

