Ecrit le 22 mars 2022
Le non-recours aux droits concerne trois millions de personnes, en France,
Dans la r ?gion de Ch ?teaubriant,
- 15 ?% de la population vit sous le seuil de pauvret ? (taux sup ?rieur ? la moyenne d ?partementale qui est de 10%)
- 42 ?% des personnes de plus de 60 ans vivent seules.
- Plus d’un tiers des d ?c ?s, avant 65 ans, sont consid ?r ?s comme ?vitables.
- La p ?nurie de m ?decins se fait plus criante ?
et voil ? qu’arrive Le MarSOINS.
C’est un concept d’innovation sociale pour
lutter contre les in ?galit ?s dans le domaine de la sant ?. d’anciens camions de la m ?decine du travail ont ?t ? r ?am ?nag ?s pour sillonner les routes, pour s’installer dans les quartiers, sur les places de march ?, aupr ?s de structures sociales, d’associations... Ils proposent des actions de pr ?vention en sant ?, gratuites et ouvertes ? tous sans discrimination.
Le MarSOINS a pour objectif d’orienter et d’informer les publics gr ?ce ? des d ?pistages ou bilans sp ?cifiques dans diff ?rents domaines ? : dentaire, auditif, optique, bilans sant ?, sant ? sexuelle... Mieux vaut pr ?venir que gu ?rir : le MarSOINS c’est de la pr ?vention et de l’orientation !
Depuis 2017, le MarSOINS explore les routes de la Loire-Atlantique et plus particuli ?rement celles de la r ?gion de Saint-Nazaire. « ?m ?langeant des actions dans des quartiers prioritaires, dans des zones rurales, sur des places de village ou sur des march ?s, nous avons d ?j ?? r ?alis ? plus de 4 500 d ?pistages en 5 ans ? ? ». Plus de 50 % des personnes rencontr ?es ont ?t ? orient ?es vers des professionnels de sant ? pour une consultation urgente ou non urgente.
En 2019 l’association a souhait ? cr ?er une nouvelle unit ? mobile de pr ?vention dans un nouveau territoire. Gr ?ce ?? un soutien de la Fondation Mutualia Grand Ouest , elle a men ? une ?tude de faisabilit ? pendant un an pour cr ?er un second camion. Le Secours Catholique, partenaire historique de l’association, a permis, via sa fondation, d’acheter un nouveau camion, pour le Finist ?re, cette fois.
En parall ?le, c’est une rencontre avec les professionnels de sant ? du territoire et son organisation autour d’une CPTS (Communaut ? professionnelle de territoire de sant ?) et de son pr ?sident Elias Amiouni, qui a permis d’envisager sereinement la mise en place d’un nouveau camion. Celui-ci va parcourir notre beau territoire pour mettre en place des actions de pr ?vention en partenariat avec les professionnels de sant ?, du social et du m ?dico-social. Plusieurs professionnels ont d ?j ?? rejoint l’aventure (m ?decins g ?n ?ralistes, infirmi ?res, dentistes, ...). l’association est toujours ? la recherche de volontaires (professionnels de sant ?, b ?n ?voles pour accueillir les b ?n ?ficiaires, chauffeurs titulaires du permis poids lourd, ... souhaitant s’investir dans une cause importante comme celle de la r ?duction des in ?galit ?s d’acc ?s aux soins.
Statistiques ? : les deux premiers camions concernent Saint-Nazaire et le Finist ?re.
D’octobre 2020 ? mai 2021, il y a eu ? :
– 121 actions
– 2628 d ?pistages
– ?ge moyen des b ?n ?ficiaires ? : 40 ans
– orientation vers un professionnel de sant ?? : 45 ?% ce qui montre bien qu’il y avait des besoins
La moyenne d’ ?ge est tr ?s diverse ? : 34 ans sur St Nazaire et 57 ans dans la Finist ?re. Nul doute que dans notre territoire la moyenne sera ?lev ?e ?!
Contacts ? :
Clotilde RIESENBERGER
coordinatrice du MarSOINS Ch ?teaubriant-Derval, 6 place de l’Eglise - 44110 Chateaubriant - 07 57 09 80 38 |
clotilde@avossoins.fr
Ma ?na HOUSSIER
responsable des antennes MarSOINS
06 59 84 32 10 | maina@avossoins.fr
Un pognon de dingues
La revue Pratiques n ?96 a publi ? un dossier s’inspirant de la d ?claration malencontreuse du chef de l’Etat qui « s’inqui ?tait » du co ?t, selon lui exorbitant, des aides sociales. Or, dans le contexte de paup ?risation de la population, sur fond d’enrichissement des mieux nantis, les soignants subissent depuis des lustres un appauvrissement des moyens au lit du malade (personnel en sous-effectifs, mal pay ?, mal trait ?) assorti d’un transfert de ces moyens vers certains dispositifs et les m ?tiers parasites qui vont avec (les cabinets de conseil). Les comp ?tences de ceux dont c’est le m ?tier sont mises au rancart (encadrement, formation, r ?flexion ? partir du r ?el du terrain). L’innovation virtuelle est largement prioris ?e alors qu’elle ne produit que peu de progr ?s, surtout pas budg ?taires, mais entra ?ne une r ?gression de la qualit ? des pratiques et leur d ?shumanisation.
« En m ?me temps et quoi qu’il en co ?te », les d ?penses entra ?n ?es par les m ?tiers inutiles (codeurs, consultants, milices des Pass sanitaires), le recours ? des mercenaires (m ?decins urgentistes vacataires pay ?s ? prix d’or, int ?rimaires ?ternellement de passage) semblent ne poser aucun probl ?me. Pourtant, nous vivons un contexte in ?dit de fuite des m ?decins et infirmi ?res qui refusent de faire de l’abattage ou qui sont ?puis ?s physiquement ou moralement.
Le service public est en train d’ ?tre liquid ? sous nos yeux au b ?n ?fice du priv ? lucratif avec toutes les d ?rives qui en d ?coulent, tri des patients rentables, acc ?s impossible pour certains pour des raisons financi ?res et de disparition des m ?decins traitants dans certains territoires. Les « restes ? charge » pour la population, le co ?t des compl ?mentaires sant ?, les d ?passements d’honoraires qui ont perdu le tact et la mesure, les consultations ?clair ? un seul motif nuisent ? l’instauration d’une relation de confiance.
Y’aurait pas un probl ?me ?

