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Cet article est ancien. Il ne reste en ligne que pour mémoire

Hang-Art à Saffré

Animations, février 2009 (2) : les joujouilles



Les joujouilles au Hang-Art

Voir ici http://www.hang-art.fr/Fiches_artistes/Expo_05/Fiche_Houssais.html

Hang-art Le Moulin Roty 44390 Saffré, expo 05 du 28 février au 13 avril 2009

Carol HOUSSAIS

Joujouilles, par Carol Hous

Carol Houssais a fabriqué sa première joujouille à l’âge de 7 ans. Elle a recommencé à la mort de sa mère et ne s’est plus arrêté. En 9 années, elle en a réalisé plus de 17000 ; elles font de 5 cm à plus d’un mètre et pèsent de 30 grs à 4 kgs. Pour l’expo 05 au hang-art, elle installera dans un cylindre de 3 mètres de diamètre et de 3 mètres de hauteur 1000 joujouilles blanches représentant chacune une vie de l’Ancêtre Houssais.

La création de Joujouille est ma tentative de réponse artistique à un choc subi à l’âge d’un an et demi, (l’assassinat de mon frère aîné, Gérard, sous mes yeux, qui eut pour répercussion ma mise à l’écart du giron maternel et mon placement à l’assistance publique de Nantes.)

Joujouille ne saurait mieux porter son nom, puisque dans la répétition homophonique de « jou », y est bien mise en évidence, inscrite même, la notion de jeu, deux fois, donc ce qui se joue et ce qui se re-joue, répétition donc, qui va vers le « ouille » expression enfantine, certes, pour exprimer la douleur, cette douleur x fois répétée qui va vers la jouissance, homophonie du mot également lisible dans joujouille : « jeu-joui » ou « je-jouis ».

« Carol Houssais dit sans ambages le corps et les masses humaines sous forme de poupées compressées qu’elle confectionne avec une technique qui n’appartient qu’à elle. Dire que l’œuvre est âpre et douloureuse, mais très vraie est bien peu…Violence et Amour…Elle est sans conteste de ceux dont la radicalité, bouleversera, traversera quiconque se préoccupe plus de sincérité que d’esthétisme. C’est une sorte d’Annette Messager spontex de derrière les miroirs déformants ».

Georges Rhétoré

Joujouilles, par Carol Hous

Christophe LE ROUX

« Mon travail issu d’une réflexion sur l’Expressionnisme a pour sujet invariablement l’humain, d’où une récurrence obsessionnelle du portrait.
Les techniques sont empruntées aux façons anciennes, avec des empâtements et glacis à l’huile… Derrière l’apparente simplicité du sujet s’énonce, en filigrane, une narration aux ressorts complexes.

Depuis peu, j’aborde une écriture plus impulsive, faussement imprécise en travaillant sur l’accumulation des couches et la transparence. Je recherche l’évocation des humus charnels, végétaux et minéraux afin de traduire mieux l’ébullition de la vie dans mes sujets. Je travaille aussi sur un détachement d’intention gestuelle et formelle afin de laisser le sujet s’exprimer avec plus de liberté, hors de mes notions démodées et personnelles d’esthétique.

Mes influences sont autant dans la littérature, le cinéma et la musique dont la portée poétique et narrative est grande. »

Serge PAILLARD

Artiste discret, Serge Paillard poursuit son chemin silencieux à l’écart des modes. Actuellement, il nous invite à voyager en Patatonie.

À l’automne 2002, il entame une série de dessins à l’encre noire consacrés aux pommes de terre qui telles des icônes rayonnent de milliers de points vibratoires. Ces dessins transportent le spectateur au pays des merveilles, sur un chemin de poésie, car Serge Paillard est un poète silencieux. Sous des dehors parfois drôles, souvent inattendus, il nous parle du mystère du dedans et ceci avec un grand raffinement

Christian PINAULT

Arpenteur de grèves, il glane sur l’estran les vestiges que la mer a déposés : débris d’épaves, bois tortueux sculptés par le ressac, simples planches riches de couleurs écaillées, galets, …

« Ce qui fait la singularité des œuvres de Christian Pinault, c’est le contraste entre leur facture brute et le raffinement qui en émane…Ses totems, ses masques, ses boites à secrets, ses personnages témoignent d’un ensauvagement toujours recherché, de son goût pour l’élémentaire et pour la simplicité… Ses assemblages, à l’aspect primitif, constituent un univers poétique dans lequel la dérision côtoie l’humour, et la fantaisie la plus débridée… Rébus et rebuts marins entremêlés. »

Joe Ryczko

SETCH

Setch, c’est la signature à deux mains de Sophie Gastaud et Christian Joliff. Ils se sont connus à Paris où ils poursuivaient des études d’architecture. Depuis, ils vivent et travaillent ensemble. Leur peinture est inspirée des signes premiers tels qu’ils les ont découverts dans la Vallée des Merveilles du massif du Mercantour. Tremplins de leur imaginaire, ils sont sans cesse réinventés, remodelés, métissés…

Fabrice THOMAS

« Mon travail découle d’une énorme curiosité à l’égard des images. Toutes les images. Et notre société d’aujourd’hui fournit à mon insatiable appétit un festin gargantuesque. Je n’invente pas, j’assemble, je combine, je goupille, je coordonne... Le sens vient petit à petit, les histoires se fomentent au fur et à mesure des associations d’idées... »
C’est un faux collagiste. De loin, on jurerait qu’étiquettes et photos sont venues se poser dans un grand vent. De près, on découvre la minutieuse technique qui reproduit logos, typos, photos... Fan de graphisme, Fabrice Thomas travaille au pinceau fin pour balader ceux qui regardent ses toiles, souvent des grands formats, où les esthétiques se battent pour former un tout irrésistible.

Isabelle Nivet

Jean TIRILLY

« L’art doit toujours un peu faire rire et un peu faire peur » disait Dubuffet.
C’est de cette ambiguïté que naît toute la tension qui fait la force des images de Jean Tirilly. Un art très mental, condensé de vie, où dans une écriture symbolique d’une grande cohérence, ce Villon de la peinture, grand poète d’une époque de mutation, nous offre, avec un minimum d’accessoires un bateau d’enfant pour dire la mer, un volant pour évoquer une voiture, de belles fables non verbales sur les péripéties actuelles de la condition humaine. La vérité est toujours amère comme un médicament, il faut l’envelopper de sucre pour la faire passer. C’est tout le jeu de l’art qui, spontanément, sait aller à l’essentiel et dissimuler le drame sous des abords chatoyants.

Laurent Danchin