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Echos 2003-02

page 1792 -
(écrit le 19 février 2003)

Parcs d’activités
Pas d’activité ?

Le magazine Plein Ouest de février-mars 2003 (en page 40) fait état de la dernière étude réalisée par les Chambres de Commerce et d’Industrie de Nantes et St Nazaire, d’où il ressort qu’il existe en Loire-Atlantique 428 parcs d’activité et 81 projets pour 24 communautés de communes.

« 81 projets c’est évidemment beaucoup, mais ils sont souvent mal répartis sur l’ensemble du département » analyse Gaëlle Baron, chargée de mission aménagement du territoire au sein des Chambres, « car ceux qui sont encore dans les cartons sont surtout concentrés autour des agglomérations nantaises et nazairiennes ».

« Cela pose un réel problème de déséquilibre départemental puisqu’on note peu ou pas de projets dans tout le Nord du département (...) autrement dit dans toutes les communes qui sont les plus éloignées de l’axe Ancenis / Nantes / St Nazaire »

La revue poursuit : « certains pôles d’équilibre comme Châteaubriant, Clisson, Legé ou Guérande, pourraient en souffrir. »- « S’ils veulent attirer ou même retenir des actifs, il faut bien qu’ils puissent offrir autre chose que les joies de la campagne et disposer d’un bassin d’emplois suffisamment important et diversifié » avertit Gaëlle Baron.

Ces réflexions ne peuvent manquer de nous interroger. Cela fait maintenant deux ans qu’une nouvelle municipalité est en place à Châteaubriant et elle n’a rien apporté de nouveau, à part une dizaine d’emplois à Arma Loire et autant à Thermicentre, sur 5 ans (ce qui fait pour chacune 2 emplois par an !). Les zones industrielles intercommunales n’ont attiré aucune entreprise nouvelle. Le programme de la municipalité en place disait pourtant, en mars 2001 :

- « Attirer des entreprises dans de nouveaux domaines et dans la sous-traitance d’entreprises existantes
- Favoriser l’installation d’entrepôts pour la Grande Distribution
- Créer des Ateliers-Relais avec des loyers attractifs
- Nouvelle zone industrielle en bordure de la future Rocade Sud »

La Rocade Sud est renvoyée aux Calendes, la zone industrielle aussi ?

Démarcher

De toutes façons il ne suffit pas d’avoir une zone industrielle, il faut avoir quelqu’un qui s’occupe de démarcher des entreprises potentielles. Il y avait quelqu’un autrefois. La municipalité s’est empressée ... de ne lui retirer tout dossier et aucun chargé de mission en affaires économiques n’a été recruté, ni pour la commune, ni pour la Communauté de Communes. Il est vrai que celle-ci a choisi des choses autrement plus importantes.

152 000 F du km

Par exemple 1 549 619 € (un peu plus de 10 millions de francs) pour les 13,863 km de chemin de fer à transformer en « voie verte » de Châteaubriant à Rougé. En supposant même qu’il y aura de très fortes subventions, il est prévu 320 759 € à la charge de la Communauté de Communes, ce qui fait 23 138 € du km ; ou, si vous préférez, 152 000, 00 F du kilomètre, On croit rêver. D’autant plus que c’est PLUS que ce qui était prévu le 9 juillet dernier !

Mais comme dit Gaëlle Baron : tant qu’on se limitera aux joies de la campagne, on n’ira pas loin !


Ecrit le 19 février 2003 :

Horodateurs : encore plus

Le stationnement payant, si décrié à ses débuts, est en train de prendre de l’extension en centre-ville : trois nouveaux horodateurs ont été installés : à côté et face à La Poste et à côté du Crédit Agricole. Mais les commerçants qui, naguère, défilèrent avec des poireaux à la main, réclament maintenant le stationnement payant sur toute la Place de la Motte et même dans la Rue Aristide Briand. Lors d’une commission de circulation qui a eu lieu le lundi 3 février 2003, le maire aurait donné son accord. Voyez-vous comme les temps changent !

La vitesse reste un problème en ville et les castelbriantais semblent incapables de se discipliner. Le maire aurait donc l’idée de mettre des « zones 30 à l’heure » en de nombreuses rues de la ville (par exemple rue Vieille Voie). Ce qui est tout-à-fait irréaliste car impossible à respecter, même par les voitures des Gendarmes. Cela aura au moins un « avantage » : la police aura toujours un bon prétexte pour verbaliser. S’il y a des vitesses excessives, qu’attend la police pour verbaliser puisqu’elle est dotée d’un instrument de contrôle des vitesses (qu’on ne voit guère dans les rues d’ailleurs) et de lunettes laser, formidables à ce qu’il paraît. Naguère, la DDE, relayée par le Directeur des Services Techniques, expliquait que les « zones 30 » doivent bénéficier d’un aménagement spécial pour que les automobilistes se rendent compte qu’ils sont dans une zone spéciale. Maintenant, on n’entend plus dire cela. Voyez-vous comme tout change


Ecrit le 19 février 2003

Personne !
L’Etat n’est pas à l’écoute

22 minutes, 13 secondes. Le combiné du téléphone coincé entre l’épaule et le cou (qui commence à prendre une crampe), les mains qui s’occupent comme elles peuvent, et une bande sonore qui passe et repasse : « Bonjour, vous avez demandé la sous-préfecture de Châteaubriant, nous allons donner suite à votre appel ».

22 minutes 13 secondes : le standard ne répond pas. De guerre lasse on raccroche. C’était peut-être important. Mais l’Etat n’est pas à l’écoute.

Renseignements pris, l’accueil téléphonique du public ne peut plus se faire que le matin (la bande annonce téléphonique aurait pu le préciser ! ) et l’ouverture au public est supprimée le lundi matin et le mercredi toute la journée. C’est que, voyez-vous, on manque de personnel.

Tiens, MM. Chirac et Raffarin s’inquiètent de la dégradation de l’emploi et appellent à une « mobilisation nationale ». Et si on embauchait pour la Sous-Préfecture de Châteaubriant ?


Divorce au Billard

La ville de Châteaubriant a déposé le 28 janvier 2003 un permis de construire pour un « bowling-billard-cafétéria » dans les anciens locaux occupés par Cariane, Place Ernest Bréant. La chose a dû se faire dans la plus grande « concertation » puisque le Billard-Club a déclaré que son activité, qui demande calme et concentration, ne pouvait pas cohabiter avec le bowling. Qu’à cela ne tienne ! La Municipalité a trouvé tout de suite un local « clair, spacieux et bien situé » pour le Billard-Club, c’est-à-dire le local des anciens « Meubles Métayer », rue Guy Môquet,acheté pour 126 500 € (830 000,00F).

Ce local « clair, spacieux et bien situé », n’aurait-il pas convenu pour les Restaus du Cœur qui doivent quitter leur local de la Rue Amand Franco - ou pour l’association de chômeurs ACPM   qui paie un loyer au-dessus de ses moyens ?


Écrit le 5 mars 2003 :

Et à 3 heures, il dort

Les nuits sont chaudes, à Châteaubriant, qui l’eût cru ? D’après le dernier bulletin municipal la mairie de Châteaubriant est bien protégée : 10 policiers, 6 agents de médiation locale, une secrétaire. Dans cet effectif on compte un brigadier-chef-maître-chien et un chien « au doux pelage roux » qui s’appelle Rex. L’homme et la bête patrouillent de 18 heures à deux heures du matin.

Las ! C’est à trois heures du matin, dans la nuit du 24 au 25 février, que deux hommes se sont introduits dans un pavillon de la rue de la Fraternité. Pour une fois le propriétaire dormait au sous-sol, pour laisser de la place à l’étage à ses petites filles en vacances chez lui. Entendant du bruit, il mit sa robe de chambre et ses pantoufles et se trouva nez à nez avec deux grands gaillards qui eurent aussi peur que lui et partirent en laissant sur place le carton où ils pensaient emporter des canettes de bière et des paquets de café. Ils s’enfuirent en empruntant la voie ferrée située derrière la maison. Notre informateur dit que des voisins ont eu aussi de la visite la même nuit dans les mêmes heures (Rex dormait) ! Les gendarmes, paraît-il, ont une piste.

C’est pas triste Châteaubriant la nuit. Oh pas de grands casses, ni de larges malversations financières, mais la piscine fracturée (adieu magnétoscope), un magasin de matériaux aussi, un récupérateur, un vendeur de pneus, le lycée Etienne Lenoir et, dit-on quelque 70 ou 80 autoradios depuis deux mois. Aux heures où Rex dort ?.


Roméo, victime de la Loi Sarko

Il est fini le temps où les jeunes amoureux allaient compter fleurette à leur dulcinée, un soir de pleine lune, sous les balcons ou sur les toits, quand l’amour donne des ailes.

Gare à celui qui ose, d’un pas léger et alerte, escalader les murs et toitures pour surprendre sa bien-aimée ! Il fera figure de suspect aux yeux des voisins.

Dame ! Des gens qui montent sur les toits, cela ne se voit pas tous les jours. Ca cache quelque chose ! Vite Marcel, appelle les flics !

Et voilà notre pauvre Roméo (c’était le 21 février 2003 à Châteaubriant) interpellé par trois policiers (rien que ça) ! Tous les moyens sont bons pour s’occuper le soir à Châteaubriant. C’est tellement calme !

Mais c’est que c’est vraiment dangereux un homme amoureux ! Faut bien amener des renforts, faut bien les faire travailler ces nouvelles recrues de la Loi Sarko.

Que devint Roméo ? Heureusement sauvé par sa douce et tendre, alertée par le bruit de l’interpellation. Pour une surprise, ce fut une surprise ; mais pas vraiment celle à laquelle il pensait

LM


Ecrit le 2 avril 2003 :

Musique : un couac

La Fête de la Musique, à Châteaubriant, ce sera le vendredi 20 juin. « Pourquoi, demandent les commerçants, alors que le 21 juin tombe justement un samedi ? ». Eh bien tout simplement parce que « le vendredi les groupes sont moins chers ». Du coup ça ne fait plaisir à personne et ... surtout pas à l’office cantonal de Moisdon qui organise aussi sa fête de la musique le 20 juin pensant ne pas se trouver en concurrence avec Châteaubriant . Eh bien c’est loupé !

Par ailleurs, selon les documents remis au Conseil Municipal du 20 mars 2003, rien n’a été mis au budget pour la Fête de la Musique. « Parce que c’est la Communauté de Communes qui paie ». Sauf que, il y a du changement, la Communauté de Communes va renvoyer aux communes la prise en charge des subventions culturelles. On est donc dans le flou ...


Écrit le 16 avril 2003 :

Voici quelques histoires (grandes et petites) glanées dans la semaine.

Déportés Tatoués : Une cérémonie de haute tenue, une cérémonie qu’il fallait vivre et garder en souvenir, remarquable par la sobriété et la qualité des textes. Pas de traditionnelle messe catholique mais, au contraire, une grande ouverture d’esprit envers « ceux qui croyaient au ciel, ceux qui n’y croyaient pas » : israélites, catholiques, musulmans, protestants, orthodoxes et athées. Des souvenirs du Grand Donjon, aux extraits de la déclaration des Droits de l’Homme, en passant par le rappel des faits de Résistance à toutes les forces d’oppression, ce fut un grand moment d’Histoire, et de Vie.

Bollardière : le nom du Général de Bollardière a été cité lors du discours au château, le 13 avril 2003, au Congrès des Déportés Tatoués, en tant que castelbriantais de naissance, « Compagnon de la Libération, et le général le plus décoré de l’armée française ». Mais il n’a pas été fait mention de ses prises de position contre la Torture en Algérie. Certains, pourtant, auraient bien voulu le faire, mais cette action de Jacques Pâris de Bollardière ne fait toujours pas l’unanimité. Dommage.

Maison géante : l’inauguration solennelle de cette intéressante exposition a eu lieu mardi 8 avril 2003. Pour une fois on n’en a pas claironné le prix : de l’ordre de 7000 euros, (45 000 F).

CCAS   : il n’y a plus de directrice au Centre Communal d’Action Sociale de Châteaubriant puisque celle qui occupait ce poste, après une longue maladie, a été embauchée ailleurs. Qui donc dirige le CCAS   ?

Assistant social : à noter d’ailleurs qu’il n’y a pas, non plus, d’assistant(e) social(e) au Centre Communal d’Action Sociale. Cela peut se comprendre dans les petites communes, mais pas dans un service de l’importance de celui de Châteaubriant, surtout quand on sait que Châteaubriant est ville d’accueil (malgré elle) d’un certain nombre de personnes en difficulté sociale venant de grandes villes comme Nantes. Il est vrai qu’on ne peut pas embaucher à la fois des Voltigeurs non-diplômés et des Assistants sociaux. Il faut choisir. Les demandes de personnes en situation précaire sont pourtant en augmentation : mais le CCAS   les renvoie vers les services sociaux au château.

CLSPD : il n’y a pas non plus de personnel affecté au CLSPD : (conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), pas davantage de budget, et la première réunion prévue après la création officielle de ce comité a été annulée. En quelque sorte, le CLSPD est virtuel : c’est moderne ! Heureusement que la sécurité est une priorité de l’équipe municipale sinon, qu’est-ce que ce serait ! Un mois après l’inauguration (qui a eu lieu le 17 mars), le règlement intérieur n’est toujours pas voté, les moyens (humains et financiers) ne sont pas identifiés. Le coordonnateur sera le secrétaire de mairie. Les animateurs ? ? ? bof, on n’en cause pas. Naguère, les animateurs étaient animateurs socio-culturels diplômés d’Etat. Peut-être que le secrétaire de mairie va suivre la formation ad hoc ?

Agence de voyages : Depuis quelques mois, les actions de prévention des conduites à risque, qui se menaient avec les établissements scolaires, ont été supprimées au CCAS   (Centre Communal d’Action Sociale). Pour cet été, le CCAS   va cependant continuer à organiser des séjours en camping au bord de la mer, pour quelques familles qui, sans cela, ne partiraient jamais en vacances, mais tout le travail d’accompagnement social qui se faisait auparavant n’existe plus. Le CCAS   deviendra-t-il une agence de voyages ?

Surveillance : il y a depuis des semaines et des semaines, une voiture abandonnée sur un parking, avec le pneu avant gauche crevé. Pour tout dire, c’est une épave. Théoriquement ce genre d’épave ne doit pas demeurer sur la voie publique. Mais que fait donc la police ? Il s’agit d’une R 21 blanche immatriculée 6220 WR 44.


Agglutination :

Trois « stop » ont été institués rue de la Libération. Pour casser la vitesse des automobilistes. C’est sans doute une bonne idée. Ce qui est rigolo c’est d’avoir vu, le jeudi 10 avril 2003, une agglutination de policiers municipaux à cet endroit . A 15h il y avait cinq. A 15h 45 il y en avait encore cinq dont deux en VTT des fois qu’il faudrait courir après les voitures : ils craignaient peut être une attaque d’automobilistes excédés par leur concentration !

Papier : une BMW garée sur un passage piétons, place de l’église. Passe la police municipale qui met un papier bien gentil signalant que la voiture est mal garée. La propriétaire sort de la boucherie voisine, laisse le papier en place et s’en va plus loin, rue Aristide Briand, mal garée aussi. Le papier d’avertissement l’a protégée efficacement de toute verbalisation.

Double file : place Barbotin, une voiture mal garée, un camion qui a bien du mal à faire sa livraison. Passe une voiture de la police municipale, qui ne fait rien. Passe une voiture de gendarmerie, qui ne fait rien ... Non, rien de rien, non je ne regrette rien ....

Orthographe : rue Alsace Lorraine, le « tourner à droite » au feu a été supprimé. Avec la force de l’habitude, croyant que le feu était cassé, les gens ont continué à tourner. Un panneau vient d’être placé portant ces mots : « modification : tourner à droite ». Pour ceux, qui sont nombreux, qui confondront tourner avec tournez, ça ne changera pas grand chose à leurs habitudes ... sauf un éventuel PV. (note du 22 février 2004 : ce panneau a été enlevé quelques mois après)

Dignité : une vieille dame de 93 ans dans une maison de retraite de Châteaubriant. Tout-à-fait bien dans sa tête. Sa fille va la voir quasiment tous les jours et signe les chèques à sa place, avec procuration bien entendu. Dame ! à c’t’âge-là, vous savez, on tremble un peu et on se paume dans les euros. Mais voilà que les « administrations » publiques ou privées : banque, perception, centre hospitalier, se sont mis en tête d’écrire à la fille (qui n’a rien demandé de tel), plutôt que d’écrire à la mère. On fait bien peu de cas de la dignité des personnes âgées ...

Augmentations : Le Conseil Général vient de faire savoir les prix de journées applicables aux centres d’hébergement des personnes âgées de Châteaubriant.Pour la Mapa, l’augmentation globale est de 2,2 %. Pour l’unité de soins longue durée (qu’on appelle encore le « long séjour »), l’augmentation est de 5,09 %. Pour les familles modestes, ça ne va pas arranger les choses. Et puis on annonce pour bientôt une hausse de l’électricité ...

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